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Législatives : Éric Ciotti exclu des Républicains après la réunion du bureau politique, suivez notre direct

Après la dissolution, les grandes manoeuvres. À droite, le mélodrame continue autour du cas d'Éric Ciotti. Le bureau politique des LR a annoncé l'exclusion du président du parti.

Éric Ciotti refuse de quitter son poste de président du parti, bien que les ténors LR souhaite son départ. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
Éric Ciotti refuse de quitter son poste de président du parti, bien que les ténors LR souhaite son départ. (Photo Ludovic MARIN / AFP)

Le compte à rebours est lancé. Suite à la très large victoire du Rassemblement national aux européennes, Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l'Assemblée nationale. Des élections se tiendront le 30 juin et 7 juillet, soit en un temps record.

À l'approche des élections, les grandes manoeuvres sont lancées. À gauche, le PS, le PCF, EELV et LFI ont annoncé "des candidatures uniques" dans "chaque circonscription" et la constitution d'un "Front Populaire". Un accord sur la répartition des circonscriptions a été trouvé.

À droite, le flou règne du côté des Républicains, voient leur parti imploser après la main tendue du Rassemblement national. Le bureau politique des LR a annoncé l'exclusion du président du parti.

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  • À la une

    Éric Ciotti exclu du parti "Les Républicains"

    Éric Ciotti est exclu du parti Les Républicains et donc démis de ses fonctions de président du parti, à l'unanimité du bureau politique, annonce la sénatrice LR Agnès Evren.

    François-Xavier Bellamy, qui a mené la liste aux européennes et Annie Genevard, numéro 2 du parti, vont prendre la présidence des Républicains par intérim. Éric Ciotti affirme qu'il est "et reste le président de notre formation politique, élu par les adhérents !".

    Une annonce qui jette le trouble sur les candidatures en vue des législatives. Y aura-t-il des élus Les Républicains en face du Rassemblement national dans les 577 circonscriptions ? Ou y aura-t-il a minima des accords au niveau local ?

    Un bureau politique exceptionnel a été organisé après l'annonce de son souhait d'une alliance entre le parti Les Républicains et le Rassemblement national en vue des élections législatives des 30 juin et 7 juillet. Éric Ciotti dénonçait la légalité d'un tel bureau politique, qui selon lui ne respecterait ni les statuts, ni le règlement intérieur du parti. Agnès Evren évoque l'article 5 du règlement intérieur de LR pour justifier cette décision. En parallèle, Éric Ciotti a lancé une plateforme de soutien à destination des militants, baptisée "Rassemblement des droites", où il revendique 10 000 signatures.

    Seuls quelques têtes d'affiches du parti ont soutenu l'accord souhaité par Éric Ciotti, dont une députée, le patron des jeunes Républicains et la numéro deux sur la liste des européennes. La majorité des ténors du parti, de Gérard Larcher à Xavier Bertrand en passant par Valérie Pécresse ont eu dénoncé un tel accord.

  • "Les candidats qui seraient soutenus ou investis par le Rassemblement national" seront aussi exclus de LR, prévient Xavier Bertrand

    Après l'exclusion d'Éric Ciotti décidée à l'unanimité en bureau politique, Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, met en garde. "Il en sera de même pour tous les candidats qui seraient soutenus ou investis par le Rassemblement national", a-t-il déclaré à l'issue de ce bureau politique.

    Parmi les candidats visés, la députée LR sortante des Alpes Maritimes Christelle d'Intorni, qui avait soutenu la décision d'Éric Ciotti ou encore le maire de Cholet Gilles Bourdouleix qui annonce une candidature commune avec le RN.

  • Éric Ciotti : "Je suis et reste le président de notre formation politique, élu par les adhérents"

    Éric Ciotti réagit immédiatement à l'exclusion prononcée, et affirme qu'"aucune des décisions prises à cette réunion n’emporte de conséquence légale. Elle peut avoir des conséquences pénales. Je suis et reste le président de notre formation politique, élu par les adhérents !".

  • Les premiers candidats débutent leur campagne, LR continue de se déchirer

    Avec à peine trois semaines de campagne avant le premier tour des élections législatives, les députés sortants et candidats déjà investis ont déjà commencé à passer à l'action, alors que LR continue de se déchirer.

    Du côté du Front populaire où les députés sortants sont réinvestis, Sandra Regol a publié une photo des tracts reçus, et s'apprête à débuter sa campagne.

    Dans la majorité, le député sortant David Amiel a lui aussi débuté sa campagne dans les rues du XVe arrondissement de Paris.

    Le RN n'est pas en reste, avec le début de la campagne pour l'ex député du Pas-de-Calais Bruno Bilde.

  • Ciotti lance une plateforme de soutien à destination des militants LR

    Alors qu'un bureau politique de LR est en cours pour trancher sur l'avenir d'Éric Ciotti comme président des Républicains, la contre-attaque du président, qu'on annonce enfermé dans son bureau, est lancé.

    Fortement critiqué en interne après avoir annoncer souhaiter un accord avec le RN pour les élections législatives, des journalistes rapportent qu'Eric Ciotti en appelle aux militants et adhérents LR et lance une plateforme de soutien, une sorte de pétition.

    Le site, "rassemblement des droites" invite les internautes à déposer, nom prénom et adresse mail pour "soutenir l'union des droites", en signant un texte affirmant "soutenir l'initiative" d'Éric Ciotti, "face au péril majeur d'une arrivée au pouvoir de la nouvelle '

  • "On appellera Jordan Bardella pour le sortir de son bureau", ironise Pradié alors que Ciotti est barricadé dans son bureau

    Les membres du bureau politique des Républicains arrivent tour à tour devant le siège du parti pour se réunir et décider du sort d'Éric Ciotti comme président du parti. Chacun y va de son mot, très dur envers Éric Ciotti, qui se serait enfermé dans son bureau, refusant d'en sortir.

    "On est dans une démocratie. Des gens qui s'enferment dans un bureau et qui disent 'je ne sortirai jamais', ça n'existe pas" (...) Ça fait un mal dingue à notre pays. On appellera Jordan Bardella pour le sortir de son bureau", ironise Aurélien Pradié, ancien député du Lot.

    "Il est entré dans une bataille juridique et fragilise tout nos candidats sur le terrain. LR a l'air ridicule aujourd'hui. La porte du siège LR a été fermée. Certains nous disent qu'il faut envoyer un serrurier. Nous devons mettre Eric Ciotti hors d'état de nuire" dit Agnès Evren en arrivant au bureau politique LR.

    "Monsieur Ciotti n'a pas le sens de l'honneur, il a plutôt le sens de la traîtrise. Il n'a pas non plus le sens du courage", a de son côté déclaré Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, appelant à un vote des militants pour décider de valider ou non l'accord avec le RN.

    Pas de place pour les traîtres ou les putsch à la petite semaine. Je veux que la droite républicaine continue de s'incarner autour de ses valeurs contre tous les extrêmes et en alternative à Emmanuel Macron", a déclaré de son côté Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France.

  • Course contre-la-montre chez LR pour tenter d'exclure Ciotti

    Branle-bas de combat chez LR pour tenter d'exclure son président Éric Ciotti, alors que le flou continue chez LR autour de la conformité du bureau politique réuni pour trancher sur l'avenir d'Éric Ciotti à la présidence du parti Les Républicains. Dans un premier temps, un bureau politique a été convoqué pour "destituer" le président des LR, annonçait la sénatrice LR Agnès Evren sur BFMTV.

    Sauf que le parti LR réagissait quelques minutes plus tard dans un communiqué signé "Les Républicains" signalant que le bureau politique convoqué à 15 heures visant à démettre Éric Ciotti de ses fonctions de président LR n'aurait "aucune valeur juridique" selon ce communiqué, car il ne respecterait ni les statuts, ni le règlement intérieur du parti.

    Le bureau politique ne peut se réunir que sur demande du "président du mouvement", "ou à l'initiative d'un quart des membres du Conseil national, sur un ordre du jour déterminé, dans les conditions fixées par le règlement intérieur", précise notamment ce communiqué.

    En réaction, la secrétaire générale de LR, Annie Genevard, a envoyé un courrier aux conseillers nationaux LR pour qu'ait lieu en "urgence" la tenue d'un bureau politique exceptionnel. L'après-midi s'annonce mouvementée aux Républicains.

  • LR continue -un peu plus- de se déchirer

    Pendant la conférence de presse d'Emmanuel Macron qui a concentré l'attention, le parti Les Républicains a un peu plus continué de se déchirer. Alors qu'un bureau politique exceptionnel est convoqué pour 15h, censé aboutir à l'exclusion d'Éric Ciotti de la présidence, après son souhait d'un accord avec le RN, plusieurs journalistes rapportent que le siège des LR a été fermé par Éric Ciotti.

    Ce dernier s'en explique et évoque "des menaces reçues et des désordres d'hier. Je dois garantir la sécurité du personnel", écrit-il, alors que des membres de l'UEJF sont apparus mardi après-midi pour dénoncer l'alliance avec le RN.

    Éric Ciotti affirme également qu'"aucune réunion n'a jamais été prévue au siège cet après-midi". Une source LR confirme malgré tout au HuffPost qu’un "bureau politique se tiendra à 15 heures au musée social, 5 Rue las Cases" à Paris. Une réunion qui sera suivie d’une conférence de presse, "probablement devant le siège" du parti.

    Un bureau politique qui n'aurait, selon un communiqué signé Les Républicains, n'aurait "pas de valeur juridique" car il ne respecterait ni le règlement intérieur, ni le statut des Républicains.

  • Un accord à gauche pour la répartition des circonscriptions, environ 230 pour LFI, 170 pour le PS

    Pendant la conférence de presse d'Emmanuel Macron, les négociations ont continué du côté du Nouveau Front Populaire, pour répartir les 577 circonscriptions entre les partis prenantes (LFI, EELV, PS, PCF, Place publique ou encore Génération.s). Dans un courrier à ses adhérents, le PS confirme un "accord de principe" sur la répartition des circonscriptions à gauche.

    Selon le député LFI Paul Vannier, chargé des négociations avec les autres partis de gauche du nouveau "Font populaire", la quasi-totalité des 577 circonscriptions ont été réparties comme ceci : les Insoumis présenteront 230 candidats, les socialistes 170, les Ecologistes aux alentours de 90 et les communistes 50.

    Un journaliste chargé de suivre ces négociations rapporte lui un accord légèrement différent : 229 pour la FI, 175 pour le PS, 92 pour les écolos et 50 pour le PCF. À noter que les députés sortants sont assurés de pouvoir se représenter s'ils le souhaitent.

    L'écart avec les 577 circonscriptions s'explique par le fait que les Outre-mer et la Corse ne sont pas compris dans l'accord et que Place publique et Génération.s ne sont pas encore pris en compte dans l'accord.

  • Les réactions à gauche

    La conférence de presse d'Emmanuel Macron a été attentivement suivie par les oppositions, qui ont largement commenté en direct les différentes interventions du chef de l'État.

    Certains comme Sandrine Rousseau (Nupes), déplorent l'écart entre les annonces et la menace d'arrivée au pouvoir de l'extrême droite, tandis que Jean-Luc Mélenchon dénonce "la stratégie du chaos et de la guerre des religions", de la part du chef de l'État.

    Toujours à gauche, l'ancien député Hadrien Clouet déplore les accusations de "désordre" du chef de l'État visant LFI, alors que son collègue Arthur Delaporte, pointe du doigt le "vide sidéral" de la conférence de presse qui "ne convainc sur rien, dans un déni total.

  • Macron tend une nouvelle fois la main aux écologistes et socialistes qui refuseraient le Front populaire

    Interrogé sur l'éventuel appel au barrage au RN au second tour, le chef de l'État appelle à s'interroger : "Comment les électeurs qui ont suivi monsieur Glucksmann peuvent soutenir une alliance qui donne 300 circonscriptions à la France Insoumise, comment peuvent ils soutenir une alliance qui par définition proposerait Jean Luc Mélenchon comme Premier ministre ? Ils se sont battus pendant des mois pour dire qu'ils n'étaient pas pareil sur l'Ukraine, le Proche-Orient, la croyance dans le respect républicain, les responsables politiques sociaux-démocrates et écologistes doivent se poser la question de savoir s'ils veulent une alliance avec des gens qu'ils ont combattu et avec qui ils sont en désaccord". Le président a ensuite appelé "la majorité à bâtir quelque chose avec eux et à ne pas mettre de candidats face à eux".

    À noter que le chiffre de 300 circonscriptions LFI semble une nouvelle fois erroné selon des journalistes qui suivent les tractationslors qu'un accord a été trouvé sur la répartition des circonscriptions, le chiffre de 230 circonscriptions pour LFI circule.

  • Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse d'Emmanuel Macron

    Pendant près de 2h, le président de la République s’est exprimé face aux journalistes, pour clarifier sa décision de dissoudre l’Assemblée, et évoquer les élections législatives à venir.

    • Dans son propos liminaire, le chef de l’État a dénoncé "des alliances contre-nature des deux extrêmes". Emmanuel Macron a fustigé le projet d’accord entre LR et le RN, tournant le dos à "l’héritage du général de Gaulle, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy". Concernant la gauche, il estime que "la gauche républicaine vient de s'allier avec l'extrême gauche qui s’est rendue coupable d’antisémitisme, de communautarisme, d'antiparlementarisme et au fond, de rupture avec beaucoup de valeurs de la République". Il accuse par ailleurs LFI d'avoir "créé un désordre parfois constant". Plus d'infos

    • Emmanuel Macron a affirmé son souhait d’élargir la majorité actuelle, souhaitant intégrer "Des sociaux-démocrates, des radicaux, des écologistes, des démocrates chrétiens, des gaullistes et ceux qui ne se reconnaissent pas dans la fièvre extrémiste". Il a notamment tendu la mains aux LR, mais également à l’ex-député PS Jérôme Guedj.

    • Le président de la République a détaillé ses projets pour les prochaines années. Les retraites "seront bien indexées sur l'inflation, a promis le chef de l’État, qui souhaite par ailleurs interdire les téléphones avant 11 ans et les réseaux sociaux avant 15 ans.

    • Interrogé sur une possible démission, Emmanuel Macron a rejeté cette idée, affirmant vouloir "tordre le cou à ce canard qui n'existe pas", rappelant avoir été élu "deux fois". Plus d'infos

    • Emmanuel Macron a indiqué que le projet de dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie est "suspendu", notamment pour permettre "un retour à l'ordre" sur place. Plus d'infos

    • Le président de la République a assumé la réforme de l'assurance chômage qu'il juge "importante". "Le gouvernement a raison d"assumer cette réforme en campagne". Plus d'infos

    • Emmanuel Macron a reconnu "une responsabilité" dans la montée de l'extrême droite, en raison selon lui d'un manque de réponse assez rapide et radicale face à des inquiétudes légitimes. Il a par ailleurs ciblé les faits divers "montés en épingle partout".

    Plus d'infos dans cet article

  • Emmanuel Macron cible LFI, mais semble évoquer un chiffre erroné

    "Qui est le candidat du bloc d'extrême gauche et associés ? C'est monsieur Mélenchon puisque l'accord c'est 300 circonscriptions LFI. Je le dis pour nos compatriotes qui ont voté socialistes, écologistes (...), ils vont soutenir un premier ministre qui est Jean-Luc Mélenchon".

    Un chiffre de 300 circonscriptions LFI qui semble erroné à en croire le député LFI Paul Vannier, chargé des négociations avec les autres partis de gauche du nouveau "Front populaire": les Insoumis présenteront 230 candidats, les socialistes 170, les Écologistes aux alentours de 90 et les communistes 50, selon lui.

    Dans un courrier à ses adhérents, le PS confirme un "accord de principe" sur la répartition des circonscriptions à gauche, sans toutefois le détailler.

  • Macron reconnaît "une responsabilité" dans la montée de l'extrême droite mais cible les faits divers "montés en épingle"

    Interrogé sur sa responsabilité sur la montée de l'extrême droite dont il avait pourtant fait un de ses combats, Emmanuel Macron évoque "un fait européen" mais reconnait "une responsabilité en raison du manque de réponse assez rapide et radicale face à des inquiétudes légitimes de nos compatriotes, au malaise dans la ruralité, au sentiment de dépossession, au sentiment de déclassement".

    "Pourquoi les extrêmes montent partout ? Parce que dès qu'il y un fait divers, il est monté en épingle partout (...) s'ajoutent à cela les problèmes de pouvoir d'achat", analyse le chef de l'État qui appelle à "une forme d'éthique démocratique du débat".

  • Emmanuel Macron tend la main aux LR qui refuse le RN et à Jérôme Guedj

    Emmanuel Macron qualifie de "pacte du diable" l'accord souhaité par Éric Ciotti entre LR et le RN. Le chef de l'État appelle par exemple les candidats de la majorité à "se mettre d'accord" avec les candidats LR qui auront un candidat RN en face d'eux aux élections législatives.

    "Il faudra leur dire 'on ne vous demande pas de venir dans la majorité, on a eu des désaccords, mais au fond mettons nous d'accord sur quelques idées clé et il faudra assumer des choix', il faudra que ces derniers disent les LR ne suivent plus le président Ciotti ou prendre une initiative politique pour dire voila notre offre", poursuit le chef de l'État.

    Emmanuel Macron commente également l'initiative du Front populaire, et les alliances LFI-EELV- PCF-PS. "Monsieur Guedj (PS) n'a rien a faire avec LFI. C'est le même dialogue qui doit entre engagé peut-être avec des gens du PCF, des Verts, du parti socialiste, qui ont rien a faire dans cette alliance indécente", affirme le chef de l'État, qui tend la main à la gauche également.

    "Il y a beaucoup de parlementaires sortants, de gens de bonne foi, s'il disent nous ne sommes pas dans ce bloc car il n'a pas de sens, la majorité devra construire avec eux", ajoute le chef de l'État.

  • Macron "assume" la réforme de l'assurance chômage, elle est "importante"

    Emmanuel Macron est également interrogé sur la réforme de l'assurance chômage, vivement critiquée par les syndicats et par les oppositions, réduisant notamment la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi.

    Le président de la République "assume" la réforme de l'assurance chômage, elle est "importante", explique-t-il. "Le gouvernement a raison d'assumer cette réforme en campagne", martèle le chef de l'État.

    Avec cette réforme, pour pouvoir toucher une allocation, les chômeurs devront avoir travaillé huit mois sur les vingt derniers (contre six mois au cours des vingt-quatre écoulés, aujourd’hui). La période d’indemnisation sera raccourcie (de 18 à 15 mois, pour le droit commun, tandis que les personnes d’au moins 57 ans seront couvertes pendant 22 mois et demi, contre 27 à l’heure actuelle).

  • Le projet de dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie "suspendu"

    Interrogé sur les projets de loi en cours avant la dissolution de l'Assemblée nationale, Emmanuel Macron répond notamment que le projet de dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie est "suspendu", notamment pour permettre "un retour à l'ordre" sur place.

    Les violences qui ont émaillé l'archipel pour s'opposer à une telle réforme ont fait neuf morts, et des millions d'euros de dégâts. La réforme mentionnée par Emmanuel Macron avait été votée par les deux chambres du Parlement et avait provoqué des semaines de violences en Nouvelle-Calédonie. Un congrès devait être convoqué pour modifier la Constitution dans les prochains mois.

  • Emmanuel Macron affirme "entendre la colère" du vote RN

    Emmanuel Macron est maintenant interrogé sur le vote RN, notamment dans l'Ouest de la France, et la réponse qu'il va y apporter. "Il n'y a pas de recette miracle pour dire 'en 3 semaines tout va changer'. Ils ont dit une colère. Ma réponse est de dire j'entends cette colère, et on doit changer le moyen d'y répondre et apporter des réponses concrètes aux colères et où vous vous sentirez beaucoup plus considérés, écoutés et en acte", lance le président.

    "Mais la réponse que je veux apporter, c'est un 'signal reçu' de cette colère mais est-ce que l'expression d'une colère est une réponse a votre quotidien ? Je dis non. Je dis à tous nos compatriotes : j'ai entendu cette colère mais le projet du RN ne permettra pas de répondre à cette insécurité que vous vivez. Ils n'ont pas de réponse miracle, ils disent juste 'ça va pas'. Le RN n'a pas la réponse à l'insécurité, il n'a rien pour le faire. Le RN va vous appauvrir, l'accès aux crédits coûtera plus cher, le crédit pour accéder au logement sera plus cher car les marchés s'affolent, on le voit depuis lundi", conclut le président de la République.

  • Emmanuel Macron exclut toute démission et ne débattra pas avec Marine Le Pen

    Interrogé sur une possible démission, Emmanuel Macron affirme qu'il "veut tordre le cou à ce canard qui n'existe pas", rappelant avoir été élu "deux fois".

    Sur son entrée en campagne pour les législatives, rôle critiqué par Édouard Philippe, Emmanuel Macron clarifie les choses. "Je n'entends pas faire campagne davantage que je n'ai fait en 2017 et 2022", rappelant que "c'est le rôle du Premier ministre". "Mais dans ce contexte, il est important de donner cap et méthode", a ajouté le président.

    Interrogé sur un débat avec Marine Le Pen, il répond qu'il refuse eu égard aux conditions posées par Marine Le Pen, qui était une démission en cas de défaite, l'invitant à "relire la Constitution".

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  • Macron "ne veut pas donner les clés du pouvoir à l’extrême droite en 2027"

    Emmanuel Macron est désormais interrogé sur la possible arrivée au pouvoir de l'extrême droite à l'issue des élections législatives.

    "Je ne veux pas donner les clés du pouvoir à l’extrême droite en 2027. J’assume totalement d’avoir déclenché un moment de clarification, d’abord parce que les Français nous l’ont demandé dimanche. Quand 50% des Français votent aux extrêmes, qu’il y a une majorité relative à l’Assemblée, Vous ne pouvez pas leur dire ‘on continue’ comme si de rien n’était", répond le président.

    "Comme président de la République, le jour d’après ces élections législatives, j’aurai comme le veut la constitution, à en tirer les conséquences et à choisir un Premier ministre. Mais ce n’est pas donner les clés du pouvoir, c’est permettre de gouverner à des forces politiques qui auront été choisies par les Françaises et les Français", ajoute le chef de l'État

  • Macron tend une nouvelle fois la main

    "Nous sommes prêts a intégrer les propositions de sociaux-démocrates, de responsables venant de gaullistes, d'écologistes, en matière d'ordre, d'écologie venant nourrir cette cohérence. Je souhaite que se rassemblent ceux qui défendent sans ambigüité les valeurs de la République, veulent progrès et justice, qui veulent France et Europe plus forte", lance une nouvelle fois le président à destination des oppositions.

    "Les choix sont simples : qui pour gouverner la France, prendre en charge notre quotidien et notre avenir ?Je crois profondément que les forces politiques de la majorité ont seules la capacité de porter un projet cohérent et d'avenir. Elles ne peuvent pas se retrouver dans les alliances avec les extrêmes des deux côtés", conclu le président, avant les questions des journalistes.

  • Vers la fin des grande régions ?

    Fin 2014, l'exécutif votait pour le passage de 22 à 13 régions. Une décision localement critiquée. Emmanuel Macron a ouvert la porte à un retour en arrière, affirmant vouloir "supprimer un échelon territorial" et donner le choix aux citoyens de revenir sur les "grandes régions".

    L'Alsace est l'une des régions qui pourrait de nouveau exister, en sortant du Grand Est. C'est la volonté, depuis des mois, du président de la Collectivité européenne d'Alsace.

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  • Écran, logement, retraites... Les projets d'Emmanuel Macron

    C'est un message récurent de la part de la majorité depuis plusieurs mois : haro sur les écrans chez les jeunes. Emmanuel Macron annonce vouloir interdire les téléphones avant 11 ans et les réseaux sociaux avant 15 ans. Sans toutefois présenter de méthode.

    Le chef de l'État évoque aussi la question du logement et de l'énergie. "Je fais mon mea culpa. La réponse a été trop timide, j’en porte la responsabilité", confesse-t-il sur l'accès au logement.

    C'est l'un des sujets portés par les oppositions durant les européennes, Emmanuel Macron rassure : les retraites "seront bien indexées sur l'inflation". "Le pouvoir d'achat des retraités n'est pas une variable d'ajustement pour nous", tente de rassurer le chef de l'État envers l'électorat des retraités.

    Il en profite pour tacler les projets des oppositions visant à revenir sur l'âge de départ à la retraite, "soit un projet d'appauvrissement des salariés, ou des retraités", cible Emmanuel Macron.

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  • Emmanuel Macron défend son "ambition écologique et économique"

    Emmanuel Macron déroule désormais ce qu'il présente comme son "ambition écologique et économique". Après avoir fait le bilan économique de sa présidence, "nous avons, ces sept dernières années, créé plus de 2 millions d'emplois et commencé à réindustrialiser le pays, défendu son indépendance, renforcé sa souveraineté agricole, industrielle", assure-t-il, il annonce vouloir huit nouveaux réacteurs nucléaires, puis tacle les projets de ses adversaires politiques.

    "Nous n'opposons jamais science et écologie ou science et économie", a t-il sous-entendu, contrairement à ses adversaires politiques. Sur l'économie et l'écologie, il tacle la gauche sur sa volonté de sortir du nucléaire et le RN sur son absence de politique climatique sérieuse, estimant que le RN oppose écologie et économie. Dans les deux cas, "c'est un appauvrissement de la France", affirme le président de la République.

  • Macron esquisse un programme et notamment la généralisation du SNU en 2026

    Emmanuel Macron esquisse désormais les axes de ce programme qu'il souhaite, et fait le constat de "l'échec de notre modèle d'intégration". Il entend défendre "la protection de nos valeurs républicaines" et celle "de nos compatriotes". "Nous devons donc d'abord, de manière implacable, continuer d'agir pour plus de sécurité, plus de fermeté, mettre en œuvre les lois qui ont été votées, comme nos textes européens, pour réduire l'immigration illégale", assure-t-il.

    "Ce que nous proposons, c'est plus de fermeté, mais dans le cadre de la République et de ses valeurs, et c'est cela qui nous oppose aux deux blocs aux deux extrêmes. L'extrême gauche propose une réponse par le communautarisme et le laxisme. L'extrême droite propose une réponse à l'insécurité par la sortie de la République et de ses valeurs, c'est répondre à l'immigration en ne respectant plus le droit à l'asile".

    "Après avoir réinstauré l'instruction civique, l'enseignement culturel et artistique, nous sommes attachés à recréer des rites républicains. C'est pourquoi le service national universel doit être généralisé d'ici à la rentrée 2026 (...) Nous vivons dans le pays qui crée tant de tensions, c'est souvent et avant tout l'échec de notre modèle d'intégration." Emmanuel Macron entend "ouvrir un grand débat sur la laïcité et prendre des mesures claires sur les sujets qui sont à régler et à trancher".

  • Macron tend la main à ceux "qui ne se reconnaissent pas dans la fièvre extrémiste"

    Emmanuel Macron affirme son souhait d'élargir la majorité actuelle. "Nous avons le bloc central, progressiste démocratique et républicain, qui allie des familles politiques qui ont chacune leur identité et qui a appris à travailler depuis 7 ans ensemble. Nous ne sommes pas parfaits, nous n'avons pas tout bien fait, mais nous avons des résultats, nous avons protégé les Français face aux crises et nous saurons agir pour renforcer nos services publics, rejeter la brutalisation du débat public, répondre aux défis d'aujourd'hui et de demain de nos compatriotes, accélérer la transition énergétique".

    "Je souhaite que les dirigeants de cette majorité présidentielle actuelle puissent aller dialoguer avec des personnalités et des forces qui n'en sont pas membres aujourd'hui, que se rassemblent les femmes et les hommes de bonne volonté qui auront su dire ensemble non aux extrêmes et bâtir un projet en commun sincère et utile au pays".

    "Des sociaux-démocrates, des radicaux, des écologistes, des démocrates chrétiens, des gaullistes et ceux qui ne se reconnaissent pas dans la fièvre extrémiste, qui se retrouvent autour de quelques axes clairs portés par la majorité, peuvent bâtir un projet nouveau pour gouverner, agir au service des Français et pour la République".

  • Macron dénonce "des alliances contre-nature des deux extrêmes"

    Emmanuel Macron commente désormais les accords politiques lancés depuis dimanche soir et l'annonce de la dissolution de l'Assemblée. "Depuis dimanche soir, les masques tombent et la bataille des valeurs éclate au grand jour, bataille entre ceux qui veulent faire prospérer leur boutique et ceux qui veulent faire prospérer la France", lance le président.

    La droite républicaine, tout au moins celui qui en a la charge, vient de faire pour la première fois alliance avec l'extrême droite (...). La droite, donc, et tous ceux qui ont suivi le président des Républicains, Éric Ciotti, tournent ainsi le dos à l'héritage du général de Gaulle, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy", lance le président de la République.

    "La gauche républicaine et ses dirigeants qui avaient exprimé des choix clairs pendant la campagne européenne, vient de s'allier avec l'extrême gauche qui s'est rendue coupable d'antisémitisme, de communautarisme, d'antiparlementarisme et au fond, de rupture avec beaucoup de valeurs de la République".

    "Nous avons des alliances contre-nature des deux extrêmes, qui ne sont d'accord sur rien sinon les postes à partager et ne seront pas en état d'appliquer quelconque programme", lance le président avant de détailler les contradictions des deux camps.

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  • Macron accuse LFI d'avoir "créé un désordre parfois constant"

    Dans son propos liminaire, Emmanuel Macron accuse LFI d'avoir "créé un désordre parfois constant" et "inquiétant" à l'Assemblée nationale. Il poursuit, affirmant avoir "pris acte d'un blocage qui empêchait inéluctablement le gouvernement d'agir", et souhaite "apporter une réponse démocratique" au blocage constaté.

    Derrière cette phrase, une référence sans doute aux dernières suspensions de séance à l'Assemblée liées au déploiement de drapeaux palestiniens par les députés LFI Rachel Keke et Sébastien Delogu.

  • Emmanuel Macron va parler, avec 25 minutes de retard

    Avec 25 minutes de retard, la conférence de presse d'Emmanuel Macron s'apprête à commencer. Après un propos liminaire d'une vingtaine de minutes, le chef de l'État doit répondre à une dizaine de questions des quelques 200 journalistes présents dans la salle.

    Il doit s'installer derrière ce pupitre, où s'affiche "ENSEMBLE", le nom de la majorité présidentielle qui réunit notamment le Modem, Horizons, Renaissance ou encore le Parti radical et l'Union centriste.

  • Suivez la conférence de presse d'Emmanuel Macron en direct

  • Le bureau politique convoqué pour démettre Ciotti de ses fonctions n'aurait "aucune valeur juridique"

    La situation reste toujours très flou autour de l'avenir d'Éric Ciotti à la tête du parti Les Républicains. Alors que la sénatrice LR Agnès Evren annonçait sur BFMTV qu'"Éric Ciotti ne sera plus président des Républicains à 15h. Il sera destitué", il semblerait qu'elle soit allée un peu vite en besogne.

    Dans un communiqué, signé du parti Les Républicains, il est précisé que le bureau politique qui a été convoqué "ne répond pas aux exigences démocratiques" des statuts et "du règlement intérieur" des LR, avant de citer les deux articles en cause.

    Plus clairement, le bureau politique convoqué à 15 heures visant à démettre Éric Ciotti de ses fonctions de président LR n'aurait "aucune valeur juridique" selon ce communiqué.

  • L'absence remarquée d'Édouard Philippe

    Les journalistes présents à la conférence de presse donnée par Emmanuel Macron d'ici une demi-heure remarquent qu'un absent risque de se faire remarquer au sein des chefs de parti de la majorité. Si François Bayrou (Modem), Stéphane Séjourné (Renaissance), Hervé Marseille (Union centriste) et Laurent Hénart (parti Radical) seront présents, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe (Horizons) ne sera pas présent. C'est Christophe Béchu, également ministre de la Transition écologique, qui représentera le parti Horizons.

    Une absence d'autant plus remarquée après ses déclarations mardi soir sur BFMTV. S'il a à peine caché ses intentions pour 2027, sous-entendant qu'il se préparait à affronter Marine Le Pen pour la présidentielle, Édouard Philippe a aussi critiqué la stratégie du chef de l'État de s'engager pour les législatives.

    "Un chef de l'État qui semble décider de faire campagne pour les élections législatives, ce qui n'emballe pas ses alliés. "Je ne suis pas sûr qu'il soit complètement sain que le président de la République fasse une campagne législative, car il est président dans un moment où les institutions vont être soumises à des turbulences (...) il faut qu'il soit au-dessus", expliquait mardi soir sur BFMTV l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, à la tête du parti Horizons.

  • Que pourrait annoncer Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse ?

    Le chef de l'État doit prendre la parole à partir de 11 heures, pour la première fois depuis l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale et alors qu'une large recomposition politique est en cours, à droite comme à gauche.

    Selon BFMTV, Emmanuel Macron évoquera notamment "le réarmement des grands services publics", "le réarmement moral du pays" ou encore son "projet d'émancipation". Objectif ? "Donner les engagements qui seront les siens pour les 2 années et demi à venir".

    Plus d'infos dans cet article

    Un chef de l'État qui semble décider de faire campagne pour les élections législatives, ce qui n'emballe pas ses alliés. "Je ne suis pas sûr qu'il soit complètement sain que le président de la République fasse une campagne législative, car il est président dans un moment où les institutions vont être soumises à des turbulences (...) il faut qu'il soit au-dessus", expliquait mardi soir sur BFMTV l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, à la tête du parti Horizons.

  • Ciotti isolé au sein des LR

    C'est une anecdote qui témoigne de l'isolement d'Éric Ciotti au sein du parti Les Républicains depuis l'annonce de son souhait d'une alliance avec le RN. Le Point rapporte que les mots de passe du compte X de LR ont été changés pour qu'Éric Ciotti et son équipe ne puissent pas publier de message au nom du parti.

    "Même les codes X ont été changés pour l'empêcher de tweeter au nom de LR. "J'espère qu'il a bien négocié avec Le Pen parce qu'à partir de 15h, il n'aura plus de chauffeur ! Il va aller prendre son avion pour Nice en taxi, ça va le changer", lance un ténor du parti au Point.

    Un isolement déjà perceptible dans les heures qui ont suivi son annonce, comme le rapportait un journaliste du Parisien, qui affirme que plusieurs collaborateurs refusent de servir au sein du parti.

    Un bureau politique exceptionnel a été convoqué pour 15h, et devrait aboutir au départ d'Éric Ciotti du parti Les Républicains, a annoncé la sénatrice Agnès Evren sur BFMTV.

  • Emmanuel Macron va prendre la parole à 11 heures

    Trois jours après le séisme de la dissolution et le grand chamboulement politique qui en a suivi, entre l'accord entre principaux partis de gauche pour des candidatures uniques au premier tour, et le rapprochement tenté par Éric Ciotti entre LR et le RN, Emmanuel Macron va prendre la parole.

    À partir de 11 heures, le chef de l'État donnera une conférence de presse censée durer au moins 1h30. Une conférence de presse à laquelle le Premier ministre Gabriel Attal et une vingtaine de ministres assisteront. Un évènement à suivre en direct dans ce live.

  • Éric Ciotti destitué de son poste de président de LR ?

    Largement remis en cause après son souhait d’une alliance entre LR et le RN, le président du parti Les Républicains pourrait être destitué dans la journée à l'occasion d'un bureau politique exceptionnel.

    C’est ce qu’a annoncé Agnès Evren, sénatrice LR, sur BFMTV. "Éric Ciotti ne sera plus président des Républicains à 15h. Il sera destitué". Un bureau politique auquel Éric Ciotti n'assistera pas, indique son entourage à BFMTV.

    Toutefois, quelques minutes plus tard, un communiqué signé "Les Républicains" signale que le bureau politique convoqué à 15 heures visant à démettre Éric Ciotti de ses fonctions de président LR n'aurait "aucune valeur juridique" selon ce communiqué, car il ne respecterait ni les statuts, ni le règlement intérieur du parti. Le flou règne donc sur l'avenir d'Éric Ciotti à la tête des LR.

    Depuis l'annonce réalisée mardi au JT de TF1 à 13h, de nombreux élus ont annoncé leur souhait de quitter le parti, ou affiché publiquement leur désaccord, de Xavier Bertrand à Valérie Pécresse en passant par François-Xavier Bellamy.

    Plus de 80% des députés élus ont également affiché leur opposition à cette alliance, qui garantit aux députés sortants de ne pas avoir de candidat du RN face à eux lors des législatives des 30 juin et 7 juillet.

    Mardi soir, le président du RN Jordan Bardella avait annoncé que le Rassemblement national investira "des dizaines" de "candidats LR", "dont des sortants" (parti à l'AFP). Seule la députée LR des Alpes-Maritimes Christelle d'Introni avait affiché son soutien à Éric Ciotti. Quelques rares membres des LR l'ont aussi soutenu comme Guilhem Carayon, à la tête des jeunes LR, ou Céline Imart, tout juste élue eurodéputée.

  • Edouard Philippe prêt pour affronter Marine Le Pen en 2027 ?

    Édouard Philippe a également évoqué sa motivation dans cette campagne des législatives, et plus globalement dans le projet présidentiel. "Je sais où je vais, je sais pourquoi je me suis engagé en politique, je sais pourquoi j'ai créé Horizons en 2021, je sais pourquoi je vais présenter des candidats Horizons, je sais pourquoi je me prépare, pourquoi je rencontre des Françaises et des Français partout en France, parce que je considère qu'en 2027, Madame Le Pen sera préparée", explique-t-il sur BFMTV.

    Interrogé s'il veut donc être prêt pour 2027, Edouard Philippe répond : "Vous voyez que vous comprenez ce que je dis", une forme d'annonce de candidature pour la prochaine présidentielle.

  • Edouard Philippe : pas "complètement sain que le président de la République fasse une campagne législative"

    Édouard Philippe émet des doutes sur la stratégie du président de la République de s'investir dans la campagne présidentielle. "Je ne suis pas sur qu'il soit complètement sain que le président de la République fasse une campagne législative, car il est président dans un moment où les institutions vont être soumises à des turbulences (...) il faut qu'il soit au-dessus", explique sur BFMTV l'ancien Premier ministre.

    "Nous gagnerons si nous essayons de faire en sorte que ce que nous disons soit entendu", a-t-il ajouté sur le plateau de BFMTV, expliquant vouloir construire une "majorité avec ceux qui ne veulent pas du RN et du Front populaire".

  • Édouard Philippe tend la main aux anciens LR

    Édouard Philippe, ancien Premier ministre et ancien élu LR désormais à Horizons, le parti qu'il a fondé, dénonce une alliance "consternante et contre nature" entre LR et le RN sur BFMTV et dénonce le fait qu'Éric Ciotti se lance" dans un ralliement dans un accord dans une combinaison pour trahir l'histoire" de LR.

    "Il y a une dimension d'ambition personnelle, d'ambition niçoise, il y a une pensée qui s'égare", poursuit l'ancien Premier ministre tout en "saluant les ténors des Républicains" qui ont dénoncé cet accord.

    La situation politique justifie que nous essayions de construire une nouvelle majorité, pas la reproduction de ce que nous avons fait jusqu'à présent, celles et ceux qui se retrouveront dans un socle de priorités communes", lance Édouard Philippe comme une invitation aux élus LR déçus de l'alliance à rejoindre Horizons. "Tous ceux qui veulent me rejoindre sont les bienvenus, évidemment que je tends la main", a-t-il ajouté.

  • "Reste-t-il une droite de résistance ? Il faut l'espérer", écrit Mélenchon

    Jean-Luc Mélenchon a réagi aussi à l'alliance LR-RN souhaitée par Éric Ciotti. "Le Pen prend la tête du bloc des droites. Reste-t-il une droite de résistance ? Il faut l'espérer. Les insoumis assument leurs responsabilités. Une nouvelle fois, ils jettent les rancunes à la rivière et construisent l'unité populaire. La France n'est pas condamnée à la peine de Bardella. Le nouveau front populaire sait gouverner", écrit le leader insoumis sur X (anciennement Twitter).

  • Quand Éric Ciotti qualifiait le Rassemblement national d'"adversaire"

    Les archives sont impitoyables en politique. Et après l'annonce du souhait d'Éric Ciotti, patron des LR, d'un accord entre son parti et le RN, il ne fallait pas remonter très loin pour trouver une archive mettant en contradiction le président LR.

    Six mois avant les présidentielles de 2022 sur un éventuel duel Macron-Le Pen, Éric Ciotti avait assuré qu’il ne voterait jamais pour la présidente du Rassemblement National, évoquant notamment les "racines" du RN.

    La vidéo et et toutes les informations dans cet article

  • Des cadres LR écrivent une tribune à charge contre Ciotti

    Dans une tribune publiée sur Le Figaro, des cadres LR comme Gérard Larcher, président du Sénat, Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, présidents de régions, ou encore François Baroin dénoncent l'annonce du président du parti Éric Ciotti de son souhait d'un accord LR - RN. "La position exprimée par Éric Ciotti est une impasse, n'engage pas notre famille politique et ne représente en aucun cas la ligne des Républicains", écrivent-ils notamment.

    "La France ne relèvera pas la tête en s'épuisant dans les divisions et les conflits permanents. Aussi légitimes que soient les motifs de colère, donner un blanc-seing au Rassemblement national serait une profonde erreur qui ajouterait au désordre alimenté depuis des mois par l’extrême-gauche et creuserait encore davantage les fractures au sein de notre nation" poursuivent les auteurs de cette tribune.

    Depuis l'annonce d'Éric Ciotti, plusieurs élus ont annoncé quitter le parti, qui semble au bord de l'implosion, d'autant que les appels à la démission d'Éric Ciotti sont rejetés en bloc par le président du parti.

  • Le RN "refuse le principe d'un accord" avec Reconquête

    Rebondissement à l'extrême droite. Alors qu'un accord était évoqué entre le RN et Reconquête, notamment suite à une réunion entre Marion Maréchal (Reconquête) et Marine Le Pen et Jordan Bardella, au terme de laquelle Marion Maréchal évoquait son souhait ardent" d'un "rassemblement" entre Reconquête! et le RN, la situation semble avoir changé.

    Ce mardi, Marion Maréchal déplore "un changement de position" du RN qui "refuse le principe d'un accord" avec Reconquête. "Alors que nous étions sur le point de finaliser un accord prévoyant la représentation des 1,4 million d'électeurs Reconquête aux élections européennes dans une coalition législative, Jordan Bardella m'a informée cet après-midi d'un changement de position et du refus du RN du principe même d'un accord (...) le regrettable argument qui m'a été avancé étant qu'ils ne souhaitaient aucune association directe ou indirecte avec Éric Zemmour". Elle qualifie cette décision de "soudaine et contradictoire" qui n'est "pas à la hauteur des événements et de l'espoir suscité parmi les Français", écrit-elle.

    Selon Paris Match, Marion Maréchal réclamait une soixantaine de circonscriptions dans le cadre de cet accord.

  • Pour Bellamy, l'accord avec le RN "accomplirait ce dont rêve Macron depuis toujours, qui veut faire croire que rien n’existe entre lui et le RN"

    Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR, est en colère. Il estime qu'Éric Ciotti a "menti" et a fait preuve de "déloyauté", après l'annonce d'Éric Ciotti qui "souhaite "une alliance avec le Rassemblement national".

    Le président du groupe LR au Sénat estime qu'Éric Ciotti commet une "double faute" en voulant une alliance avec le RN : "sur le fond et sur la manière". Il assure que son parti n'ira ni vers le macronisme, qui "a montré qu'il était laxiste", ni vers Marine Le Pen, qui a "changé d'avis sur tant de sujets". "Tout cela a été mûrement réfléchi et mûrement camouflé, c'est un manque de loyauté, un manque de droiture, a-t-il dénoncé.

    Dans un long message publié sur son site, François-Xavier Bellamy, tout juste réélu député européen LR et proche d'Éric Ciotti, estime qu'"abandonner aujourd’hui nos couleurs serait un choix inutile pour le pays".

    "Je comprends les incertitudes, les impatiences ; mais je sais qu’en réalité, un tel accord serait contre-productif : il accomplirait en effet ce dont rêve Emmanuel Macron depuis toujours, qui veut faire croire que rien n’existe entre lui et le RN. J’ai combattu ce faux duel pendant des années. Je crois à un débat clair. Je ne vais pas changer d’avis aujourd’hui, alors que le résultat des élections européennes montre justement que nous pouvons retrouver un élan", poursuit François-Xavier Bellamy.

  • Un recours déposé, vers un report des législatives ?

    Un recours doit être déposé ce mardi au Conseil constitutionnel contre le décret signé par Emmanuel Macron et qui encadre l'organisation des élections législatives suite à la dissolution de l'Assemblée nationale, selon Le Figaro.

    Ces élections, prévues les 30 juin et 7 juillet, pourraient donc être reportées en raison de ce recours déposé par plusieurs spécialistes du droit constitutionnel. Selon l’un d’entre eux, l’offensive juridique pourrait mener à l’annulation ou au report du scrutin, détaille le quotidien.

    L’un d’entre eux, ancien haut-fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, estime que "la sincérité du scrutin est mise en cause par l’impossibilité de respecter certaines dispositions législatives dans un délai si court", en référence au code électoral qui prévoit que "les déclarations de candidatures doivent être déposées à la préfecture au plus tard à 18h le quatrième vendredi précédant le jour du scrutin".

    Une question soulevée par plusieurs spécialistes comme l'ancien garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas. Selon lui, le ministre de l'Intérieur pourrait avoir estimé que "le décret de convocation 'écrase' les dispositions légales". Une interprétation qu'il qualifie toutefois de "très contestable et pose de nombreux problèmes (comptes de campagne, temps de parole audiovisuel, propagande...)". Toutefois, toujours selon lui, une décision du Conseil constitutionnel datant du 4 juin 1988 avait tranché et décidé que l'article 12 de la Constitution écrase celui du code électoral. Le recours devrait donc ne pas aboutir, selon Jean-Jacques Urvoas.

  • Des élus quittent LR après l'annonce d'Éric Ciotti, l'appel du pied de la majorité

    Alors que les messages de militants et d'élus locaux annonçant quitter le parti Les Républicains se miltiplient depuis l'annonce du président LR Éric Ciotti de son souhait d'"une alliance avec le Rassemblement national, avec ses candidats", deux influents sénateurs annoncent quitter Les Républicains. Parmi eux Sophie Primas, vice-présidente du Sénat et élue dans les Yvelines.

    Au préalable de cette annonce, les sénateurs LR avaient affirmé dans un communiqué "à l'unanimité" vouloir "garder leur indépendance et leur autonomie".

    Le parti semble plus que jamais au bord de l'implosion, alors que ses membres annoncent regarder dans les statuts du parti s'ils peuvent démettre Éric Ciotti de son mandat de président des Républicains.

    Alors que les départs des Républicains ont commencé, Frédéric Valletoux, ministre de la Santé, lance un appel aux anciens membres des Républicains, à rejoindre le parti Horizons, d'Édouard Philippe. Frédéric Valletoux avait quitté Les Républicains en 2016, dénonçant une ligne trop dure.

    Toujours au sein de la majorité, le ministre de l'Économie et ancien LR Bruno Le Maire invite à faire "une place dans notre majorité à tous les élus et militants LR qui refusent la collaboration. Rassemblons", écrit-il sur X.

  • Des militants et élus annoncent rendre leur carte du parti LR

    En réaction à l'annonce d'Éric Ciotti qui souhaite "une alliance avec le Rassemblement national", plusieurs élus ont annoncé rendre leur carte du parti. C'est notamment le cas du maire LR de Savigny, qui dénonce "une décision unilatérale qui vient salir l'honneur de la droite héritière du Général de Gaulle et de Jacques Chirac".

    Même son de cloche pour la maire de Savigny-sur-Orge Sophie Rigault, qui estime que Éric Ciotti "a tout détruit".

    De nombreux militants annoncent sur les réseaux sociaux rendre leur carte en réaction à l'annonce d'Éric Ciotti.

  • "Honte à vous !" : Sandrine Rousseau interpelle Éric Ciotti

    Alors qu'Éric Ciotti s'adressait à la presse suite à ses déclarations devant le siège du parti Les Républicains, l'ex-députée écologiste Sandrine Rousseau l'a interpellé : "Honte à vous monsieur Ciotti, vous ne méritez pas le nom qui est affiché sur votre façade", a-t-elle lancé, en référence au nom Les Républicains qui s'affiche sur les portes du siège du parti LR.

  • Ces LR qui soutiennent la décision d'Éric Ciotti

    Le président du parti Les Républicains, qui a annoncé sa volonté d'une "alliance avec le RN", s'est heurté à l'opposition d'une grande partie de sa famille politique. Mais certains soutiennent cette ligne en interne.

    Parmi eux, la députée des Alpes-Maritimes Christelle d'Intorni, qui estime auprès de Nice Presse que "Éric Ciotti a fait le choix du bon sens et du courage. J’ai fait un travail de terrain pendant deux ans, j’ai été au plus près des électeurs, je les ai aidés et accompagnés. Ce qu’ils veulent, c’est l’union des droites et c’est ce que nous devons faire car c’est aussi prendre en compte le résultat de ces dernières élections". Elle devrait donc ne pas faire face à un candidat RN dans sa circonscription.

    Autre soutien, celui du président des jeunes LR, Guilhem Carayon, qui salue un "choix du courage et du bon sens".

    Même son de cloche du côté de Céline Imart, élue aux européennes dimanche dernier, qui affirme son "soutien total" à Éric Ciotti.

  • Les anciens LR en colère après l'annonce d'Éric Ciotti

    De nombreux anciens membres du parti Les Républicains, comme le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, dénoncent l'alliance souhaitée par Éric Ciotti, qui annonce qu'il n'y aura pas de candidat RN face aux candidats LR sortants.

    Renaud Muselier, président de la région Sud et ancien membre LR devenu soutien d'Emmanuel Macron, est tout aussi dur envers Éric Ciotti. "Il a tué ce parti magnifique, trahi tous ses militants et piétiné nos valeurs. Tout ça pour être ministre de l’Interieur de Madame le Pen : honte à lui ! Ses 30 deniers de Judas", écrit-il notamment sur X.