"Nouveau Front populaire" : François Hollande se dit "favorable" à l'alliance de gauche

François Hollande a estimé ce jeudi que face au risque de voir l'extrême droite arriver au pouvoir, "c'est à la gauche de faire son devoir" et de "faire l'union".

"Nous devons tout faire pour que l'extrême droite ne parvienne pas au pouvoir en France". Au 20 Heures de TF1 ce jeudi 13 juin François Hollande s'est voulu alarmiste face à la possibilité que le Rassemblement national remporte les élections législatives du 30 juin et du 7 juillet.

Alors que la majorité actuelle "n'a pas trouvé" les compromis nécessaires pour continuer à gouverner et "a été un tremplin" pour l'extrême droite, "c'est à la gauche de faire son devoir" et de "faire l'union", a déclaré l'ex-président.

François Hollande s'est donc dit "favorable" à l'accord annoncé ce jeudi par le "Nouveau Front populaire", l'alliance du PS, du PCF, des Écologistes et de LFI. "Avec un programme de gouvernement et des candidatures uniques dans les circonscriptions de France, les forces politiques qui ont constitué le nouveau Front populaire donnent rendez-vous aux Françaises et aux Français les 30 juin et 7 juillet prochains", ont écrit les partis dans un communiqué commun.

François Hollande s'était vivement opposé à la création de la Nupes, l'alliance des partis de gauche pour les législatives de 2022. "J'ai les divergences, qu'on connaît, mais à un moment on va au-delà des divergences", a-t-il affirmé ce jeudi. "La réalité c'est qu'il faut d'abord empêcher, et ensuite construire", a-t-il ajouté, face au risque que l'extrême droite accède au pouvoir.

L'ex-président a néanmoins énoncé certains points qui doivent, selon lui, figurer dans l'accord des partis de gauche: "une orientation européenne", "une présence de la France dans l'Alliance atlantique" et "sur Gaza, bien sûr, la paix, mais de reconnaître que c'est de Hamas qui a commis, par son acte terroriste, la situation dramatique que nous vivons, ce qui n'exonère pas le gouvernement Netanyahu".

Celui qui a été chef du PS affirme qu'au second tour des législatives, "tout candidat qui n'est pas d'extrême droite doit bénéficier du désistement" des candidats du "Nouveau Front populaire". Face à un candidat du Rassemblement national, "un candidat de la majorité doit avoir notre soutien", a martelé François Hollande.

Article original publié sur BFMTV.com