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OM-OL: pourquoi le match est déjà "faussé" selon l’UNFP

Un peu plus d’un mois après les incidents du 29 octobre en marge du match OM-OL au Vélodrome, les supporteurs se retrouvent à nouveau sous le feu des projecteurs cette semaine. Après la mort d’un fan nantais pendant le week-end en marge de Nantes-Nice, tous les déplacements de supporteurs sont interdits pour les rencontres jugées à risque en Ligue 1.

C’est notamment le cas pour l’Olympico reprogrammé ce mercredi à Marseille où les Gones de Pierre Sage seront privés de leurs habituels suiveurs. Une décision qui peut sembler logique compte-tenu du précédent duel entre les deux équipes lorsque le car de l’équipe de Fabio Grosso et ceux des supporteurs lyonnais avaient été caillassés avant leur arrivée dans l’enceinte marseillaise. Mais une décision incomplète selon le vice-président de l'Union syndicale des footballeurs professionnels (UNFP). Interrogé par France Info, David Terrier a reconnu que la solution "plus équitable" aurait été de délocalisér cette affiche ailleurs qu’au Vélodrome.

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"Pas dans des conditions optimales pour disputer cette rencontre"

Sans pour autant vouloir sanctionner la formation phocéenne de Gennaro Gattuso, l’un des principaux dirigeants du syndicat des joueurs a donc estimé que les Lyonnais ne se trouvent pas dans meilleures dispositions pour jouer ce choc du championnat sous le regard des supporteurs de l’OM.

"Les joueurs, je me mets à leur place: on leur demande de jouer dans le même stade avec le public, dans les mêmes conditions", a ainsi noté David Terrier auprès de France Info. "Psychologiquement, pour moi, le match est faussé. Les joueurs de l'OL ne sont pas dans des conditions optimales pour disputer cette rencontre."

Comme révélé par RMC Sport mardi, la direction rhodanienne a véritablement songé à boycotter ce déplacement au Vélodrome après l’attaque du 29 octobre, la grosse blessure au visage de Fabio Grosso et l’absence totale de sanctions contre Marseille de la part de la commission de discipline de la LFP.

Dernier de Ligue 1 avec seulement une victoire cette saison, l’OL a un besoin urgent de points et affrontera bien l’OM. Un Olympico qui va atteindre des sommets de sécurité afin de ne plus revivre des incidents comme ceux, potentiellement très traumatisants, du 29 octobre et que la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH) a classé à quatre sur cinq en matière de risques.

Article original publié sur RMC Sport