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OM-OL: les Lyonnais avouent avoir des "craintes" à l'idée de revenir à Marseille

OM-OL, acte 2. Ce mercredi, Lyonnais et Marseillais sont attendus au Vélodrome pour disputer le match de la 10e journée de Ligue 1. Initialement prévue le 29 octobre, la rencontre avait été reportée après les incidents et le caillassage du bus des Gones, au cours duquel Fabio Grosso avait été gravement touché à l'œil. "Un choc" pour Clinton Mata, l'un des joueurs les plus expérimentés du vestiaire.

"On ne joue pas au foot pour aller se faire caillasser par des briques", a confié le défenseur de 31 ans.

À deux jours du retour à Marseille, l'ancien joueur du Club Bruges a rappelé les "craintes" du groupe lyonnais. "C’est une situation délicate. On ne pensait pas rejouer ce match et le rejouer comme si rien ne s’était passé. Il y a quand même eu des dégâts, que ce soit l’ancien coach (Fabio Grosso) ou le bus. C’est un sentiment bizarre. Après ce qu’il s’est passé le 29, on a un peu de craintes. Au niveau de la sécurité, on nous avait promis que tout se passerait bien. Ça n’a pas été le cas. Je pense à nos supporters et à leur sécurité. Venir voir un match de foot, c'est devenu difficile aujourd'hui. À tout moment, quelque chose peut se passer. On reste des humains avant tout."

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"C'est un contexte particulier"

Pour le deuxième match de l'ère Pierre Sage, Clinton Mata assure que ses coéquipiers vont aborder ce match comme celui de Lens et ne pas aller au Vélodrome avec un sentiment de vengeance.

Absent le 29 octobre mais au chevet des joueurs depuis la semaine dernière, Pierre Sage est "assez surpris" de devoir jouer ce match. "C'est très bien de jouer cette équipe maintenant parce que ce sont des gros matchs. C'est très bien contre un adversaire de gros niveau. L'idée est d'aller les challenger chez eux. C'est un contexte particulier. On est assez surpris de jouer ce match dans ces conditions mais on ne va pas se victimiser. On attend que le transport soit sécurisé pour que les joueurs puissent aborder la rencontre de la meilleure des manières. Les joueurs sont habitués aux publics hostiles", a rappelé le coach lyonnais en conférence de presse ce lundi.

Malgré les incidents à proximité du stade Vélodrome, la Ligue de football professionnel a décidé de faire rejouer l'Olympico dans l'enceinte marseillaise avec du public le 6 décembre "à la suite des informations et garanties transmises par la Préfecture des Bouches-du-Rhône". Une décision incomprise chez les Rhodaniens.

Article original publié sur RMC Sport