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Hôtel secret, vitesse du bus plus élevée... Comment cet OM-OL va atteindre des sommets de sécurité

Ce mercredi soir, il ne faudra pas chercher les supporteurs lyonnais dans les tribunes du stade Vélodrome, ils ont été interdits de déplacement par un arrêté du ministère de l’Intérieur. Une première mesure, loin d’être surprenante, qui permettra de renforcer d’autres points sensibles autour du stade Vélodrome.

La localisation de l'hôtel de Lyon tenue secrète

Vigilance particulière sur l’escorte lyonnaise, dès leur arrivée ce mercredi matin à Marignane jusqu’à leur retour dans l’avion après le match. Bus banalisé, vitre renforcée, Lyon va se déplacer avec un véhicule plus sécurisé qu’au premier match, fin octobre. La localisation de l’hôtel, où les Lyonnais résideront pendant quelques heures, reste secrète. Plusieurs sources policières interrogées mardi n’avaient pas la localisation exacte, contrairement à d’habitude. D’autres n’ont pas souhaité la partager avec RMC Sport mais expliquent qu’ils ne seront pas dans Marseille centre.

Du départ de leur hôtel, à leur arrivée au stade aux alentours de 19h30, les Lyonnais vont connaître un trajet direct, sans travaux et à une vitesse plus élevée. Les ralentissements du bus observés dans la vidéo, publiée par l’Olympique lyonnais après les incidents, ont interpellé par mal d’interlocuteurs. Le nombre de gyrophares entourant le bus sera aussi plus important. Le plan de la Préfecture marseillaise est ficelé, il existerait même un second trajet si la situation devient critique sur le premier tracé.

Dès que le bus lyonnais sera entré dans le souterrain du Vélodrome, les policiers pourront un peu souffler. La cellule de commandement de ce OM-OL gardera un œil attentif à la situation à l’intérieur de l’enceinte marseillaise concernant les jets de projectiles, toujours difficile à repérer et à anticiper pour les services de sécurité. "Déjà pour le match Marseille-Rennes, il y avait un dispositif police sur zone assez important, ce match ça sera encore plus", explique un responsable de la "PP" de Marseille.

"La Préfecture reste sur une communication mesurée autour des mesures de sécurité pour cette rencontre, mais il ne faut pas se cacher le dispositif sera renforcé et l’erreur est interdite", confie une source policière.

Comme dévoilé par RMC mardi, six unités de forces mobiles seront mobilisées autour de cette rencontre classée finalement au risque maximal par la DNLH (environ 500 hommes). Ça sera un effectif en hausse, et assez impressionnant pour un match sans supporteurs adverses mais qui doit prendre en compte la tension autour de la rencontre et les événements de fin octobre. Ils seront renforcés par des policiers locaux et par une section d’intervention rapide (policiers en survêtement dans le stade). "En temps normal, c’est le déplacement des supporteurs visiteurs qui occupe le plus les unités de forces mobiles", poursuit ce policier marseillais. Qui complète: "Vous avez ce soir l’exemple type qu’une absence de supporteurs adverses ne soulage pas forcément les forces de l’ordre contrairement à ce qu’on peut croire".

Pendant 38 jours, la Préfecture de Police de Marseille a planché sur un plan de sécurité global autour de cette rencontre, en s’appuyant sur l’expertise de la DNLH. La "PP" marseillaise, l’une des plus avancées dans la gestion des supporters adverses avec une vraie envie de dialogue entre toutes les parties, doit désormais se plier aux directives nationales. De nombreux interlocuteurs se désolent que ces incidents soient tombés sur l’un des représentants de l’Etat, la Préfète Frédérique Camilleri, qui "comprend le plus le principe des déplacements de supporteurs". Mais maintenant, "il faut serrer la vis, très rapidement, de manière très forte", termine un conseiller ministériel.

Article original publié sur RMC Sport