Européennes 2024 : "Taxer les ultra-riches" dit Glucksmann, une atteinte à la "liberté" répond Bellamy

Les deux têtes de listes aux élections européennes se sont affrontées ce dimanche 14 avril au soir sur notre antenne. Sur le sujet du pouvoir d'achat, le socialiste et le républicain se sont opposés sur la possibilité de taxer les ultra-riches.

L'un prône la liberté, l'autre la solidarité. Après avoir abordé la question de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE où ils ont exprimé leur profond désaccord, François-Xavier Bellamy et Raphaël Glucksmann se sont opposés sur la "taxation des ultra-riches" à l'échelle européenne.

Cette solution portée par le candidat PS-Place publique consiste en un impôt européen sur les plus hauts patrimoines, des "0,1% les plus riches", les seuls "multimillionnaires et milliardaires" qui "aujourd'hui (ont) "un taux d'imposition réel qui s'approche en réalité de 0,5%", selon Raphaël Glucksmann.

"Ce n'est pas une lubie gauchiste"

Le socialiste songe avec cette taxe à aider les ménages modestes, financer la transition écologique, des projets sociaux ou encore réduire les écarts économiques entre ceux à qui la guerre et les crises profitent et les autres.

"Ce n'est pas une lubie gauchiste ça, c'est simplement un mécanisme d'autodéfense des démocraties quand elles sont en crise", estime le candidat socialiste.

"Ce que nous proposons c'est simplement de les faire contribuer à l'échelle du continent européen" a indiqué Raphaël Glucksmann sur notre antenne.

"Moins de contrôle" pour plus de richesses

Face à lui, François-Xavier Bellamy n'a pas adhéré à la thèse de la solidarité proposée par son opposant, à plus de 5 points au-dessus de lui, selon les derniers sondages.

"Il n'y a qu'une seule manière de sortir du déclin: c'est la liberté", lui a-t-il répondu. "L'argent magique, ça n'existe pas", a-t-il ajouté.

"Toujours plus de taxes, toujours plus d'impôts, toujours plus de contrôles...Non, nous, nous voulons que l'Europe libère les Européens des freins", a déclaré l'eurodéputé sortant face à son collègue du Parlement strasbourgeois.

"La solidarité ne s'oppose pas à la liberté", lui a répondu Raphaël Glucksmann en guise de conclusion.

Article original publié sur BFMTV.com