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Pourquoi le remaniement ferait mieux d'arriver avant cette date butoir importante à l'Assemblée

Un remaniement qui n'en finit plus de s'étirer. En dépit d'un déjeuner de près de trois heures entre Gabriel Attal et Emmanuel Macron ce mardi, les deux têtes de l'exécutif peinent à trouver la bonne formule pour compléter le casting gouvernemental, près d'un mois après la nomination ou la confirmation une dizaine de ministres.

Le temps presse pourtant pour trouver des ministres délégués et des secrétaires d'État, notamment pour des raisons liées à l'Assemblée nationale.

Près d'une dizaine d'ex-ministres potentiellement de retour dans l'hémicycle

Les membres du gouvernement Borne qui n'ont pas été renouvelés sont pour la plupart d'entre eux députés. La loi prévoit que les ministres qui ont un mandat parlementaire doivent le retrouver au bout de 31 jours soit ce vendredi 9 février à minuit.

Plusieurs membres du gouvernement de l'ex-Premier ministre sont directement concernés par leur retour à l'Assemblée nationale comme Olivia Grégoire, Olivier Dussopt, Stanislas Guérini, Sarah El Haïry, Franck Riester, Fadila Khattabi, Agnès Firmin Le Bodo ou encore Hervé Berville.

Élisabeth Borne fera d'ailleurs son retour dans les couloirs de l'Assemblée vendredi. Concrètement, la plupart des suppléants qui siègent à leur place depuis leur entrée au gouvernement ont déjà préparé leurs valises. Mais certains profils sont plus susceptibles que d'autres d'être renommés au gouvernement.

"Des aller-retours" qui seraient "étonnants"

C'est par exemple le cas de Sarah El Haïry, avec sa casquette d'élue Modem, au nom des équilibres politiques ou encore d'Olivia Grégoire, l'une des rares figures du gouvernement relativement identifiée des Français.

"Sur le papier, vous pouvez avoir un aller-retour entre un député suppléant et celui qui a été élu en son nom propre. Dans la pratique, ce serait assez étonnant de faire revenir un ex-ministre à l'Assemblée puis de le faire revenir au gouvernement quelques heures plus tard", décrypte un bon connaisseur du Palais-Bourbon.

Bien conscients de ces impératifs, Gabriel Attal et Emmanuel Macron font pourtant durer le suspense. C'est que l'équation est compliquée à résoudre entre un éventuel départ de la ministre de l'Éducation nationale Amélie Oudéa-Castéra, engluée dans des polémiques, et une arrivée de François Bayrou.

Le retour probable de Bayrou

Désormais relaxé après 7 ans de procédure judiciaire liée aux députés européens de son mouvement, le patron du MoDem va échanger dans la journée avec le Premier ministre.

Au-delà du retour éventuel du centriste qui avait fait savoir ses réticences à l'idée de nommer Gabriel Attal à Matignon, l'accouchement se fait dans la douleur pour plusieurs raisons comme la question des périmètres.

L'exécutif a promis un gouvernement resserré avec 30 membres maximum. Mais les portefeuilles sans titulaires s'avèrent nombreux, du Logement aux Transports en passant par l'Industrie, les PME, l'Enfance, le Numérique ou encore la Transition énergétique.

Le gouvernement doit également veiller à la parité, tout en ne se fâchant pas avec Édouard Philippe qui ne dispose plus que d'un seul ministre au gouvernement (Christophe Béchu).

Le casse-tête semble cependant en bonne voie d'être résolue. Le remaniement "sera annoncé dans les prochaines heures", a promis Aurore Bergé ce mercredi matin sur Europe 1.

Article original publié sur BFMTV.com