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Laïcité à l'école: Amélie Oudéa-Castéra annonce un groupe de travail "dans les établissements privés"

La ministre de l'Éducation et des Sports Amélie Oudéa-Castéra, dont le maintien est incertain dans le cadre du remaniement à venir, a annoncé ce mardi 6 février à l'Assemblée lancer un groupe de travail "dans les établissements privés" pour "une application pleine, entière et effective" du "principe de laïcité".

Amélie Oudéa-Castéra avait été épinglée pour avoir scolarisé ses enfants dans l'institution privée conservatrice Stanislas accusée de "dérives" dans un rapport officiel. Celui-ci pointait par exemple des cours d'enseignement de la religion catholique obligatoires, ce qui n'est "pas conforme" avec la loi.

Une "initiative"

Évoquant la loi de 2004 sur les signes religieux dont "nous fêterons le 15 mars prochain le 20e anniversaire", Amélie Oudéa-Castéra, a cité "une initiative" qu'elle a "abordé avec la présidente du Conseil des Sages de la laïcité Dominique Schnapper, consistant à lancer un groupe de travail dans les établissements privés pour s'assurer d'une application pleine, entière et effective" du principe de laïcité.

La ministre n'a pas donné de précisions sur les modalités ou les buts d'une telle mission. Amélie Oudéa-Castéra a par ailleurs donné un bilan des atteintes à la laïcité en novembre.

"Parmi les 1.812 cas d'atteinte remontés au cours du mois de novembre, 40% ont donné lieu à des dépôts de plainte, 208 mesures conservatoires d'interdiction d'accès à l'établissement ont été prononcées et 120 élèves ont été exclus définitivement".

Les signalements d'atteintes à la laïcité à l'école ont enregistré une forte hausse en septembre et octobre, en raison de "phénomènes exceptionnels" - interdiction de l'abaya et du qamis, sanctions liées aux incidents durant les hommages du 16 octobre - avant de nettement reculer en novembre, avait indiqué mi-décembre le ministère de l'Éducation.

Ont été recensés en septembre 1.034 "faits d'atteinte au principe de laïcité", soit une hausse de 40% par rapport à juin 2023, dernier mois d'école avant les vacances d'été. 81% de ces faits étaient liés au port de signes et tenues religieux (dans près de 500 établissements au total), 4% de contestation de l'enseignement, 3% pour suspicion de prosélytisme, 3% pour refus d'activité scolaire et 9% autres.

Article original publié sur BFMTV.com