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"Connaître enfin la vérité": le père de Cécile Vallin, disparue en 1997, garde espoir alors que la piste Fourniret est relancée

Et si Michel Fourniret était lié à la disparition de Cécile Vallin? La jeune femme de 17 ans, vue pour la dernière fois en 1997 en Savoie, n'a jamais été résolue. Depuis, l'affaire est relancée en raison d'un ancien procès-verbal de Monique Olivier, ex-épouse du tueur en série, mentionné en décembre dernier lors de son procès. Le juge d'instruction a accepté d'auditionner prochainement Monique Olivier dans cette affaire.

Une "cicatrice qui ne se referme pas"

"Le plus important pour moi, depuis 26 ans, c'est de connaître enfin la vérité", espère son père Jonathan Oliver, samedi sur BFMTV.

"Cécile, depuis 26 ans, c'est mon quotidien, ma cicatrice qui ne referme pas tant que je ne sais pas ce qu'elle est devenue", confie-t-il, assurant que sa disparition a été une "calamité absolue" pour lui et ses proches. "Cécile était une fille remarquable, très sociable, très aimante", ajoute-t-il.

"Depuis 26 ans, je vis une sorte de double vie. D'une part, je parle à Cécile tous les jours, je suis immédiatement disponible s'il y a quelque chose à faire avec l'avocate (...) et je vis la vie de quelqu'un qui a du travail, des activités, de la famille, des amis", explique son père.

Disparue au bord d'une route de Savoie

Le 8 juin 1997, Cécile Vallin quitte le domicile familial situé à Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie, à la veille des épreuves du baccalauréat. Elle est vue pour la dernière fois à la sortie de la ville, sur une route départementale.

Depuis, en plus de 20 ans, aucun corps n'a été retrouvé, et aucun suspect n'a été interpellé. Sa famille continue malgré tout de se battre pour tenter de savoir ce qui est arrivé à la jeune lycéenne de 17 ans.

Dès 2005, les enquêteurs tentent d'établir si un lien peut être fait entre la disparition de la jeune femme et Michel Fourniret, mais la piste est aussitôt refermée. En 2020, alors que la police sait que le tueur en série était présent en Savoie en juin 1997, des analyses sont effectuées, mais l'ADN de l'adolescente n'apparaît pas dans la fourgonnette de l'Ogre des Ardennes.

L'enquête relancée plus de 20 ans après

L'enquête est relancée plus de 20 ans après la disparition de Cécile Vallin. De fait, en décembre dernier, un ancien procès-verbal de Monique Olivier est évoqué lors de son procès pour complicité dans les enlèvements, viols et tentatives de viol et séquestrations suivies de mort de trois autres jeunes femmes: Marie-Angèle Domèce, Joanna Parrish et Estelle Mouzin.

Dans ce procès-verbal, Monique Olivier raconte une scène qui se serait produite à la fin de l'année scolaire 1997. Selon elle, Michel Fourniret, avec lequel elle est encore mariée à l'époque, rentre à leur domicile en compagnie d'une jeune femme. Michel Fourniret demande ensuite à son épouse de quitter les lieux.

Cette jeune femme pourrait-elle être Cécile Vallin? Si Monique Olivier est avare en détails physiques sur l'apparence de la jeune femme, elle estime son âge entre 16 et 18 ans, soit celui de l'adolescente jamais retrouvée, et indique que la jeune femme faisait à peu près la taille de son mari, comme c'était le cas pour la lycéenne.

Le lieu de disparition de Cécile Vallin, sur un bord de route, peut par ailleurs correspondre au mode opératoire du tueur en série qui enlevait ses victimes après les avoir prises en stop. "On n'avait pas d'éléments pour l'impliquer, mais pour autant, rien ne l'avait mis hors de cause", expliquait en 2020 Me Caty Richard, avocate du père et de la sœur de Cécile Vallin, pour BFMTV.

Des dates "inquiétantes" pour le père de Cécile Vallin

De quoi redonner l'espoir de savoir ce qui est arrivé à la jeune femme? Le père de Cécile Vallin, Jonathan Oliver, se dit prudent, mais suit ce nouveau rebondissement de près.

"On n'a pas encore les preuves, mais c'est très inquiétant ces dates de la proximité de la disparition de Cécile avec les informations fournies par Monique Olivier", déclare-t-il à BFMTV.

"J'attends la rencontre entre Monique Olivier et le juge du pôle Cold Cases", ajoute-t-il.

Jonathan Oliver garde malgré tout espoir que Monique Olivier s'exprime sur sa fille. "Elle a prouvé au cours du procès (sur l'affaire Estelle Mouzin) qu'elle pouvait changer d'avis. Avant, elle disait qu'elle ne connaissait pas du tout Estelle Mouzin, mais elle a changé d'avis et à la fin, elle a demandé pardon", souligne-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com