Bientôt un pôle dédié aux cold cases: "un grand espoir" pour le père de Cécile Vallin, disparue en 1997

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Cécile Vallin a disparu en 1997 à Saint-Jean-De-Maurienne, en Savoie. - BFMTV
Cécile Vallin a disparu en 1997 à Saint-Jean-De-Maurienne, en Savoie. - BFMTV

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"Je n'ai pas perdu l'espoir, mais à certains moments, je redoutais la fermeture du dossier. C'est fini maintenant". Jonathan Olivier est soulagé, après l'annonce d'Eric Dupond-Moretti de l'ouverture au 1er mars d'un pôle judiciaire dédié à la résolution des affaires non-élucidées, ou "cold cases". Actuellement, selon un décompte du ministère de la Justice, 240 de ces dossiers sont toujours en cours en France, dont celui de la disparition de sa fille, Cécile Vallin.

Cela fait maintenant 25 ans que Jonathan Oliver se bat pour tenter de comprendre ce qu'il s'est passé le 8 juin 1997. Ce jour-là, sa fille de 17 ans quitte le domicile familial à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie). Elle est vue pour la dernière fois à la sortie de la ville, sur une route départementale, à la veille des épreuves du bac.

"Vingt-cinq ans après, on ne tourne pas la page sur la disparition de sa fille mineure", témoigne Jonathan Olivier ce mercredi sur BFMTV.

"J'ai l'espoir qu'on arrive à savoir"

Le 25 mai 2020, l'Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP) lance un appel à témoin à l'occasion de la Journée des enfants disparus. Un "grand soulagement", affirme le père de Cécile Vallin ce mercredi. Tout comme la création du pôle dédié aux "cold cases".

"C’est plutôt très positif, c’est pris en main par une équipe de pros. J’ai le grand espoir qu’on arrive à savoir ce qu’est devenue Cécile", déclare Jonathan Oliver sur BFMTV.

Jusque-là, les enquêteurs n'ont pas pu déterminer les circonstances dans lesquelles l'adolescente a disparu, en 1997. À l'époque, d'après son père, c'est l'hypothèse d'une fugue qui a été privilégiée, comme dans beaucoup d'affaires de disparitions concernant des adolescents.

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"Moi, à l’époque, je ne me rendais pas compte. Je pensais que la gendarmerie avait toutes les cartes en main pour la retrouver. Maintenant, on sait que les premières heures sont absolement indispensables" pour les recherches", raconte Jonathan Oliver, qui affirme cependant ne pas vouloir "critiquer" les investigations menées à l'époque des faits.

"Il y a une grande opportunité de tout relancer, examiner les pistes", souligne-t-il sur un ton optimiste.

En 2020, les enquêteurs ont tenté d'établir si un lien pouvait être fait entre la disparition de Cécile Vallin et Michel Fourniret, dont les enquêteurs savaient qu'il était présent en Savoie au moment des faits. Cependant, l'ADN de la jeune fille n'avait pas été retrouvé dans la fourgonnette du tueur en série.

Article original publié sur BFMTV.com

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