Argentine: manifestation pour réclamer l'instauration d'un "revenu universel"

Des milliers de personnes se sont rassemblées ce jeudi 28 juillet à Buenos Aires pour réclamer l'instauration d'un
Des milliers de personnes se sont rassemblées ce jeudi 28 juillet à Buenos Aires pour réclamer l'instauration d'un

Des milliers de personnes ont manifesté ce jeudi à Buenos Aires pour réclamer l'instauration d'un "revenu universel" dans une Argentine en pleine crise économique où l'inflation galopante appauvrit de nombreux ménages.

Le cortège s'est rassemblé sous les fenêtres du palais présidentiel où le président de centre-gauche, Alberto Fernandez, rencontrait sa ministre de l'Economie, Silvina Batakis, opposée à une telle mesure, alors qu'enflent des rumeurs de remaniement ministériel.

"La pauvreté a pris le contrôle du pays", a déploré auprès de l'AFP Monica Sulle, dirigeante du Mouvement socialiste des travailleurs (MST).

L'un des taux d'inflation les plus élevés au monde

L'instauration d'un revenu universel est réclamé depuis des semaines par les groupes de gauche radicale autrefois proches de la coalition au pouvoir "Frente de Todos" mais qui s'opposent désormais au gouvernement à mesure que se détériore la situation économique et sociale.

Ils ont estimé son montant équivalent à deux paniers alimentaires de base pour un adulte, soit environ 67.000 pesos (490 euros au taux de change officiel) pour toutes les personnes à faible revenu.

L'Argentine connaît l'un des taux d'inflation les plus élevés au monde, avec un cumul de 36,2% au seul premier semestre de cette année, et la pauvreté touche 37% des 45 millions d'habitants.

"Cette inflation non-stop s'invite sur toutes les tables, dans tous les secteurs sociaux, mais pour les plus pauvres c'est une catastrophe", a déclaré à l'AFP la dirigeante du Front de gauche et des travailleurs (FIT), Vilma Ripoll.

Un remaniement à venir?

L'Argentine, qui a renégocié avec le FMI le rééchelonnement d'un prêt de 44 milliards contracté en 2018, s'est engagée à une réduction du déficit public de 3% en 2021 à 0,9% du PIB en 2024.

Silvina Batakis rentre de Washington où elle a rencontré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, et d'autres représentants d'organisations multilatérales.

Selon la presse argentine, le président Fernandez pourrait annoncer dans les prochains jours un remaniement de son gouvernement que Silvina Batakis a rejoint il y a moins d'un mois suite à la démission de son prédécesseur, Martin Guzman.

Article original publié sur BFMTV.com

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