"Uber Files": Les Insoumis veulent aussi une enquête au Parlement européen

Au Parlement européen, les députés de La France insoumise espèrent obtenir une enquête sur les révélations des
Au Parlement européen, les députés de La France insoumise espèrent obtenir une enquête sur les révélations des

Au Parlement européen, les députés de La France insoumise espèrent obtenir une enquête sur les révélations des "Uber Files", qui attaquent notamment Emmanuel Macron (photo d'illustration prise le 8 juin à Strasbourg). (Photo: Dursun Aydemir / Anadolu Agency / Getty Images)

UBER FILES - L’affaire va-t-elle faire des vagues jusqu’au niveau européen? Depuis le dimanche 10 juillet et les révélations de plusieurs titres de presse sur les “Uber Files”, les oppositions françaises cherchent à mettre la pression sur Emmanuel Macron, accusé d’avoir noué des liens très étroits avec la plateforme Uber au moment de son arrivée en France.

À l’Assemblée nationale, les députés de la Nupes demandent notamment l’ouverture d’une enquête parlementaire quand le RN demande un “droit de suite” à une précédente commission, ainsi que la transmission de questions écrites à Bercy. Et ce mardi 12 juillet au matin, les Insoumis font savoir qu’ils aimeraient également voir le Parlement européen et sa présidente Roberta Metsola lancer des investigations.

C’est Leïla Chaibi, présidente de la délégation insoumise à Bruxelles et ferme opposante aux plateformes pratiquant l’ubérisation, qui en fait la demande. Dans son communiqué, elle fustige notamment la collusion entre le président français et ceux qui défendent les intérêts d’Uber. “Dès mes premiers rendez-vous avec les lobbyistes des plateformes, j’ai constaté qu’ils avaient des étoiles dans les yeux à l’évocation du nom d’Emmanuel Macron”, écrit-elle.

Emmanuel Macron “VRP d’Uber”

L’eurodéputée dénonce également la “pression” que mettrait Emmanuel Macron au sein des institutions européennes pour “tenter d’affaiblir la directive en cours de construction pour les droits des travailleurs de plateforme”. Une référence au texte qui vise à faire reconnaître comme salariat le travail pour les différentes plateformes telles qu’Uber.

Elle ajoute ainsi qu’Emmanuel Macron “et les lobbies parlent d’une même voix offensive pour contrer la présomption de salariat pourtant proposée par la Commission”. Une action en forme de continuation du travail de “VRP d’Uber” que dénonce Leïla Chaibi. Ce qui lui fait dire que le Parlement de Strasbourg devrait ainsi “lancer une enquête sur le lobbying d’Uber” et “suspendre l’accréditation des lobbyistes européens” de l’application.

Au passage, Leïla Chaibi déplore que la France, au cours de sa présidence de l’Union européenne, n’ait pas “publié ses rencontres avec les lobbys, jetant davantage le trouble sur les liens entre Emmanuel Macron et Uber”. Un sujet sur lequel elle réclame que le Conseil de l’Union européenne “rende publics tous les documents et rendez-vous de la PFUE portant sur les plateformes”.

Alors que le Parlement et la Commission européennes travaillent de longue date sur la question des plateforme et de la protection de ceux qu’elles embauche, reste donc à voir si l’affaire des “Uber Files” prendra de l’ampleur à l’échelle continentale.

À voir également sur le HuffPost: Après les “Uber files”, ces taxis parisiens dénoncent la “complicité” d’Emmanuel Macron

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

LIRE AUSSI:

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles