Philippe, Darmanin, Le Maire... La succession à Emmanuel Macron est ouverte

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Emmanuel Macron entouré de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin le jour de la photo du gouvernement Borne 2, le 4 juillet 2022. (Photo: LUDOVIC MARIN via AFP)
Emmanuel Macron entouré de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin le jour de la photo du gouvernement Borne 2, le 4 juillet 2022. (Photo: LUDOVIC MARIN via AFP)

Emmanuel Macron entouré de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin le jour de la photo du gouvernement Borne 2, le 4 juillet 2022. (Photo: LUDOVIC MARIN via AFP)

POLITIQUE - Ils étaient à l’étroit tant qu’Emmanuel Macron n’avait pas été réélu - personne ne voulant être accusé de ne pas avoir joué le jeu - ils peuvent désormais légèrement accélérer. Les successeurs potentiels du président - qui ne peut pas se représenter en 2027 selon la constitution - affinent leurs stratégies et avancent tout doucement leurs pions.

Le plus libre d’entre eux: Édouard Philippe. L’ancien Premier ministre, accusé par les ténors d’En Marche d’avoir fait une campagne a minima pour Emmanuel Macron en 2022, s’est toujours dit “loyal, mais libre”. Après la création de son parti “Horizons” en octobre dernier, il a réussi à former un groupe à l’Assemblée nationale, mais n’y siège pas lui-même, ayant préféré conserver son poste à la mairie du Havre.

Édouard Philippe et son “film”

Ce samedi 9 juillet, neuf mois jour pour jour après le lancement du parti, Édouard Philippe a mis en ligne une vidéo qui ne laisse pas de doutes quant à ses ambitions pour 2027, jamais contredites par son entourage.

Cette pastille de six minutes intitulée “Le film (Avec Édouard Philippe)” laisse entrevoir la “stratégie” qu’il entend affiner en vue des prochains mois. Objectif: attirer de nouveaux adhérents et continuer à participer au débat public, notamment sur “la dette et la réforme des retraites”, ses deux marottes citées dans ce document que vous pourrez voir ci-dessous.

L’ancien Premier ministre (2017-2020), qui caracole en tête des personnalités politiques préférées des Français, continue à travailler avec le pôle idée de son parti et organisera en septembre, à Paris, une “assemblée des maires” en forme de rentrée politique. Ils seraient “plusieurs centaines” d’édiles à y participer, même si le parti ne communique pas sur les chiffres. Un rendez-vous qui promet sans doute quelques affirmations politiques pour se démarquer et faire émerger dans la tête des Français une possible candidature.

Bruno Le Maire le “vice Premier ministre”

Car les concurrents ne manquent pas pour succéder au président réélu. Bruno Le Maire n’a jamais caché ses ambitions présidentielles en se présentant à la primaire de la droite - son ancien parti - en 2016 pour la présidentielle de 2017 avec le slogan “Bruno, le renouveau”. C’est François Fillon qui l’avait emporté avec le résultat qu’on connaît, il était arrivé 5e avec 2,38% des voix.

Depuis, il est devenu ministre de l’Économie et des Finances d’Emmanuel Macron et est passé de la quatrième place à la première dans l’ordre protocolaire des ministres, juste derrière la Première ministre, avec le portefeuille élargi de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.

Il n’y aura pas de réussite collective en 2027 si on ne réussit pas ce quinquennat qui ne fait que débuter.Entourage de Bruno Le Maire

Son entourage assure qu’ils ont découvert la place de “numéro 2” du gouvernement quand celui-ci a été rendu public. Interprétée comme “une demande d’investissement supplémentaire”, cette promotion ne laisse pas de marbre Bruno Le Maire. Selon Challenges,il veuts’impliquer comme un “vice-Premier ministre” et se préoccuper des sujets qui dépassent largement son périmètre comme la santé ou l’école. “C’est un rôle de soutien à la Première ministre et à la majorité. Son travail est aussi de réagir sur autre chose et d’impulser d’autres réflexions”, promet son entourage.

C’est lui qui a lu la déclaration de politique générale d’Élisabeth Borne au Sénat pendant que la Première ministre était à l’Assemblée mercredi 6 juillet. “Une assemblée telle qu’elle est configurée aujourd’hui peut nous aider à nous recentrer sur les priorités et à gérer les crises qui préoccupent les Français”, analyse l’entourage du ministre.

Concentration et efficacité avant l’émancipation politique? “Il n’y aura pas de réussite collective en 2027 si on ne réussit pas ce quinquennat qui ne fait que débuter”, prévient l’entourage de Bruno Le Maire, concentré sur sa tâche avec un premier test: le projet de loi pouvoir d’achat débattu en juillet au Parlement.

Quand Darmanin s’imaginait président en 2027...

À l’Intérieur, Gérald Darmanin est perçu comme très ambitieux par ceux qui le connaissent bien. Le ministre des Comptes publics sous Édouard Philippe a obtenu - au forceps - l’Intérieur dans le gouvernement Castex et vient d’être promu dans l’équipe d’Élisabeth Borne numéro 3 du gouvernement, juste derrière Bruno Le Maire, avec un portefeuille élargi aux Outre-mer.

Le ministre qui a été maintenu en poste malgré une accusation de viol - le Parquet de Paris requiert un non-lieu dans cette affaire - pourrait voir ses ambitions empêchées à cause de ce passé trouble. En attendant, il fait entendre une autre voix au sein de LREM et prodigue ses conseils, comme ce 9 juillet dans les colonnes du Mondeoù il appelle la Macronie à parler “aux tripes des Français” et à faire preuve de plus d’“empathie”.

Quel enfant de chœur n'a jamais souhaité être pape?Gérald Darmanin à L'Express, en 2015

Déjà en juillet 2021, il appelait les Marcheurs à faire “plus de bistrots, moins de visio”, façon de se présenter comme un élu de terrain plus proche des Français, lui qui a été réélu haut la main à la mairie de Tourcoing (Nord) en 2020. En 2021, il a refusé d’être coopté dans les instances dirigeantes de LREM, façon de conserver une sorte de distance critique.

En 2015, invité par L’Express à s’imaginer président élu en 2027, le jeune député LR accepte immédiatement et cite Mitterrand: “Quel enfant de chœur n’a jamais souhaité être pape?”... Parrainé par Nicolas Sarkozy dont il est proche, il emprunte pour le moment le même parcours ministériel: du Budget à l’Intérieur, postes clés de l’État.

“Cette question est particulièrement déplacée alors que le président vient d’être réélu”, réagit son entourage, depuis La Réunion, ce 9 juillet 2022. “L’heure n’est absolument pas aux destins individuels. Il n’y aura aucune réussite pour ses lieutenants, ministres, parlementaire, si le quinquennat échoue”, fait-on savoir, sans jamais fermer définitivement la porte.

Bayrou, lui, tant qu’il ne sera pas mort, il pensera à la présidentielle.Une source gouvernementale

“2027, c’est très loin. La Première ministre a été nommée il y a un mois et demi et il y a du travail”, relativise une conseillère de l’exécutif qui ne veut pas s’attarder sur ces ambitions personnelles jugées bien trop prématurées alors que le gouvernement Borne 2 vient d’être constitué et qu’aucun texte du second quinquennat n’a encore été voté. 

Même réponse de la nouvelle cheffe de file des députés LREM à l’Assemblée, Aurore Bergé, ce dimanche: “La succession n’existera que si le quinquennat est réussi, et il ne sera réussi que si nous sommes solidaires”, déclare-t-elle dans le Journal du Dimanche (JDD). On ne peut pas constater l’abstention galopante ou les résultats des législatives et faire comme si de rien n’était en reprenant nos mauvaises habitudes. Ceux qui donnent le sentiment de rentrer dans une guerre de succession aujourd’hui font fausse route”.

Et d’ajouter: “Notre sujet n’est pas de créer des écuries pour 2027. Personne ne nous interpelle dans la rue pour savoir qui sera notre candidat à la prochaine présidentielle. Ce qu’on nous demande, c’est de protéger les Français, face à l’inflation, face au dérèglement climatique comme face à l’insécurité”.

“Que Philippe et Bayrou y pensent, c’est attendu, mais les ministres eux doivent travailler”, poursuit une source gouvernementale qui ajoute: “Bayrou, lui, tant qu’il ne sera pas mort, il pensera à la présidentielle”. 

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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