Partir étudier au Japon : c’est le bon moment !

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En 2019, les universités japonaises avaient accueilli quelque 300 000 étudiants étrangers. Elles en ont perdu près de 20 % à cause du Covid-19 et de la fermeture des frontières. L’objectif proclamé du gouvernement est de faire revenir au plus vite ces étudiants, essentiels pour faire face à la chute de la natalité et aux pénuries de main-d’œuvre qualifiée qui se font déjà sentir dans certains secteurs d’activités spécialisés.

“Le gouvernement japonais prend l’initiative de mettre en place un système de soutien et de bourses en faveur des étudiants internationaux afin de faire du Japon une destination de choix”, écrit sur le site Education Times Kaoru Iino, elle-même ancienne élève de l’IE Université (une université privée espagnole au recrutement très international) et membre de la chambre de commerce espagnole de Tokyo.

Les étudiants étrangers sont de plus en plus nombreux à trouver du travail au Japon. En 2020, des entreprises japonaises en ont recruté près de 30 000. Elles étaient réparties dans tout le pays car le Japon ne se réduit pas aux deux métropoles de Tokyo et d’Osaka, souligne Kaoru Iino. La généralisation du travail à distance a d’ailleurs conduit beaucoup de travailleurs japonais à quitter Tokyo et à redécouvrir les “atouts” des différentes régions du pays. “Les étudiants étrangers peuvent y trouver des opportunités intéressantes.”

Dans certains cas, comme dans les préfectures d’Ehime et de Tokushima, les autorités locales ont même récemment mis en place, en partenariat avec les entreprises locales, des services de placement pour ces étudiants étrangers diplômés.

Le gouvernement a également décidé d’encourager le développement des programmes centrés sur l’enseignement du japonais et notamment de la langue des affaires. “Plusieurs municipalités proposent des cours qui permettent aux étrangers d’assimiler rapidement les mots et les expressions indispensables dans la vie quotidienne.”

La présence des étudiants internationaux ne constitue pas seulement une solution aux pénuries de main-d’œuvre, souligne Kaoru Iino. “Elle contribue également à la diversité de la société japonaise.” Reste à savoir jusqu’à quel point la population est prête à accueillir cette diversité, le Japon n’ayant jamais été jusqu’à présent un pays d’immigration.

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