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Oudéa-Castéra dit avoir présenté ses "excuses" aux enseignants de l'école publique Littré

La ministre de l'Éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra, a affirmé ce mardi 16 janvier avoir présenté ses excuses aux enseignants de l'école publique parisienne Littré, d'où elle avait retiré son fils aîné pour le mettre dans le privé.

La ministre, visage fermé, est arrivée sur place aux alentours de 11h45 avant de pénétrer sans un mot dans l'établissement scolaire situé dans une rue étroite du 6e arrondissement de Paris. Elle a été accueillie par un concert de huées, de sifflets et de casseroles par une trentaine de personnes manifestant "pour la défense de l'école publique".

Polémique sur la justification de la ministre

À la sortie de l'école, Amélie Oudéa-Castéra a déclaré à la presse qu'elle "devait" une conversation aux enseignants de l'établissement. Vendredi, à l'issue d'un déplacement avec le Premier ministre, Gabriel Attal, la ministre tout juste nommée avait mentionné "des paquets d'heures pas sérieusement remplacées" dans cette école pour justifier son choix de mettre son enfant à l'école privée Stanislas.

Or, selon des déclarations d'une ex-enseignante de l'établissement à Libération, Amélie Oudéa-Castéra et son mari ont décidé d'envoyer leur fils dans l'établissement privé Stanislas, proche de leur domicile, parce que l'école Littré avait refusé un passage anticipé de leur fils en moyenne section, jugeant l'élève encore trop petit. Et pas pour un problème d'absence, selon ce témoignage, qui souligne que l'enfant n'est resté que six mois dans cette école. "La ministre de l'Éducation nationale dément catégoriquement les propos rapportés par Libération", a fait savoir son entourage à l'AFP dimanche.

Des "excuses" et des "regrets"

Elle s'est tout de même entretenue avec les enseignants de cet établissement ce mardi. "J'ai pu revenir sur ces excuses que je leur devais, de les avoir blessés", a déclaré la ministre à la presse.

"J'ai pu aussi réévoquer le fait que je regrettais de les avoir cités nommément et j'ai d'ailleurs à cœur qu'ils puissent être un peu épargnés de tout ça et retravailler dans la sérénité, qu'ils soient préservés", a-t-elle ajouté.

Amélie Oudéa-Castéra a évoqué une conversation "constructive" et promis de "continuer le dialogue social". Alors que plusieurs membres de l'opposition, comme la cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, appellent à sa démission, la ministre a simplement répondu être "là pour faire réussir l'école".

Article original publié sur BFMTV.com