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OL-OM: le match classé à très haut risque

Le choc du week-end, entre l’OL et l’OM, se jouera sans supporteurs marseillais. Sans surprise, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a pris en début de semaine un arrêté pour interdire le déplacement des fans du club phocéen en direction du Groupama Stadium et de la ville de Lyon.

Même sans la présence des supporteurs adverses, la DNLH a classé ce match de clôture de la 20e journée de Ligue 1 à très haut risque, avec une note de 5 sur une échelle de 5 du barème de la Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme.

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Les Marseillais dans un bus banalisé

Avec le car de l’Olympique Lyonnais attaqué à Marseille lors de la première rencontre entre les deux clubs cette saison, le dispositif de sécurité est forcément renforcé pour cette rencontre disputée à Lyon.

L’Olympique de Marseille qui arrivera à Lyon dimanche dans la journée se déplacera dans un bus banalisé et escorté par plusieurs véhicules de police. Des itinéraires bis ont même été discutés pendant les réunions de sécurité.

Le dispositif policier "sera adapté", explique-t-on dans l’entourage des forces de l’ordre lyonnaises qui ajoute que plus de 300 policiers/gendarmes seront sur le terrain pour cette rencontre, le double d'un match traditionnel. Les supporteurs de l’OM ont aussi l’interdiction de se présenter aux abords et dans l’enceinte décinoise, ainsi que de circuler dans le centre de Lyon. Quelques fans marseillais devraient quand même être présents dans les tribunes lyonnaises dimanche soir, de manière indépendante et anonyme.

Jusqu'à six mois de prison en cas de non-respect de l'arrêté

Lors des réunions préparatoires, le Parquet de Lyon a aussi rappelé aux clubs qu’ils devaient dénoncer les incitations à la haine sur les réseaux sociaux en amont de la rencontre. Lors de l’INS, fin décembre, la ministre des Sports avait aussi rappelé qu’il fallait mettre un peu plus en avant les peines encourues si une personne brave un arrêté.

Dans son communiqué, la Préfecture du Rhône a bien pris le soin de préciser qu’en "cas de non-respect de l’arrêté préfectoral, les personnes s’exposent à 6 mois d’emprisonnement, 30.000 euros d’amende et un an d’interdiction de stade".

Article original publié sur RMC Sport