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"On ne se sent plus en sécurité": à Angoulême, un lycée sous le choc après une intrusion

Au lycée Marguerite-de-Valois, la peur a pris le dessus. Jeudi 18 janvier, en fin de matinée, deux adolescents masqués et cagoulés se sont introduits dans l'établissement pour une raison inconnue. Deux individus de 17 et 15 ans ont été interpellés et placés en garde à vue jeudi soir.

Ils ont pris à partie des élèves pendant un intercours, ont répandu du gaz lacrymogène, avant d'être mis en fuite par une professeure d'EPS, comme le raconte un lycéen auprès de BFMTV:

"Une prof a essayé de les séparer, mais elle s'est fait frapper par un assaillant. Après ça, je suis tout de suite parti dans ma classe, on s'est barricadés".

"On a vu toutes les vidéos tourner"

Cette intrusion a déclenché le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS). Pendant près d'1h30, 1800 élèves ont dû rester cachés sous leur table, en attendant que le lycée soit sécurisé par les forces de l'ordre.

"On était en cours et l'alerte intrusion a sonné. Au début, on pensait que c'était un exercice. Puis, on a vu toutes les vidéos tourner. On a commencé à avoir peur", raconte une élève, qui souligne avoir été rassurée par son professeur.

Selon la préfète de Charente Martine Clavel, 44 personnes, des jeunes et des enseignants, ont été prises en charge par les sapeurs-pompiers à cause de gaz lacrymogènes, dont trois "urgences relatives".

Un défaut de sécurité?

La sécurité de l'établissement scolaire est en question après cet événement survenu en pleine matinée. Une enquête est en cours, comme l'a expliqué Christophe Simonnet, le proviseur de la cité scolaire Valois-Rostand:

"On a des surveillants aux grilles en plus des contrôles d'accès qui sont par badge. C'est l'enquête qui déterminera comment des individus ont pu entrer dans l'établissement", a-t-il expliqué jeudi durant un point presse.

Deux jeunes hommes âgés de 17 et 15 ans ont été interpellés et placés en garde à vue jeudi dans la soirée, a indiqué la procureure de la République Stéphanie Aouine dans un communiqué diffusé ce vendredi matin. Leurs motivations, et leur lien avec cet établissement, restent également inconnues à ce stade.

Cet épisode laisse derrière lui des élèves marqués. "On ne sent plus en sécurité, on ne peut plus tranquillement se balader maintenant sans être constamment sur nos gardes", nous explique une lycéenne. Une cellule psychologique a été activée jeudi.

Article original publié sur BFMTV.com