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Angoulême : deux ados en garde à vue après une intrusion dans un lycée et l'agression d'une professeure

La procureure de la République d'Angoulême a annoncé, ce vendredi 19 janvier, le placement en garde à vue de deux mineurs. Ils sont suspectés d'être entrés dans le lycée Marguerite-de-Valois à Angoulême et d'avoir blessé une professeure.

Dans la matinée de ce jeudi 18 janvier, deux individus masqués et cagoulés se sont introduits dans le lycée Marguerite-de-Valois à Angoulême (Charente). Ils y ont dispersé du gaz lacrymogène et se sont battus avec des élèves, avant l'intervention d'une professeure.

Comme l'annonce la procureure de la République d'Angoulême Stéphanie Aouine, deux "jeunes hommes" âgés de 17 et 15 ans ont été interpellés placés en garde à vue par la police jeudi soir.

"Le 18 janvier, en soirée, deux jeunes hommes recherchés par les services de police ont été placés en garde à vue. Ils sont âgés respectivement de 17 ans et 15 ans", peut-on lire dans le communiqué de presse diffusé ce vendredi matin.

Ils sont notamment suspectés d'avoir assené un "coup de poing au visage" de la professeure d'EPS, comme l'expliquait jeudi la préfète de Charente, Martine Clavel. Au total, 44 personnes ont été prises en charge par les sapeurs-pompiers, principalement en raison de l'usage de gaz lacrymogène.

1h30 de confinement

Cette intrusion a provoqué le chaos dans le lycée, comme l'ont montré des vidéos partagées sur les réseaux sociaux. En raison de cette menace, le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) a été déclenché.

Pendant plus d'une heure, les 1800 lycéens ont dû se calfeutrer, cachés sous leur table, à visionner la scène sur leurs téléphones, alors que certains - y compris parmi les professeurs - croyaient au départ à un simple exercice:

"On était sur nos téléphones à regarder les vidéos qui circulaient, tout ce qui se passait et se disait, on regardait par les fenêtres, on voyait les policiers. [...] C'était très impressionnant", a témoigné une élève auprès de BFMTV.

Ce sont finalement les forces de l'ordre qui ont levé le confinement après une inspection de l'établissement. Un accident qui pourrait bien laisser des traces chez les élèves, à qui une cellule de soutien psychologique est proposée.

Comme l'a expliqué Christophe Simonnet, le proviseur de la cité scolaire Valois-Rostand, une enquête devra déterminer les circonstances de cette intrusion. Celle-ci est survenue en pleine matinée, alors que des surveillants contrôlaient les grilles.

La justice devra aussi déterminer les motivations des deux personnes interpellées ce matin et suspectées. Sans en préciser davantage, la procureure promet que "de plus amples informations seront communiquées dans la journée".

Article original publié sur BFMTV.com

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