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Mort de Robert Badinter: un recueil de condoléances ouvert au ministère de la Justice jusqu'à dimanche

Un recueil de condoléances sera mis à la disposition du public de vendredi soir à dimanche soir au ministère de la Justice à Paris pour permettre de rendre un dernier hommage à l'ancien avocat et garde des Sceaux Robert Badinter, mort à 95 ans.

Les portes de la Chancellerie, place Vendôme (1er arrondissement), seront ouvertes dès 19 heures ce vendredi 9 février et le public pourra s'y rendre jusqu'à dimanche 20 heures, a précisé le ministère dans un communiqué.

Un hommage national sera également rendu à l'ancien ministre de la Justice et avocat Robert Badinter, père de l'abolition de la peine de mort en France en 1981, décédé dans la nuit de jeudi à vendredi.

Une avalanche d'hommages

La disparition de Robert Badinter, qui a aussi présidé le Conseil constitutionnel, a suscité une avalanche d'hommages.

Le président Emmanuel Macron a salué sur X "une figure du siècle, une conscience républicaine, l'esprit français".

"Il aura consacré chaque seconde de sa vie à se battre pour ce qui était juste, à se battre pour les libertés fondamentales. L'abolition de la peine de mort sera à jamais son legs pour la France", a de son côté écrit sur X le Premier ministre Gabriel Attal, tandis que le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, ancien avocat, a évoqué un "garde des Sceaux visionnaire" qui "laisse un vide à la hauteur de son héritage: incommensurable".

Ministre, président du Conseil constitutionnel, sénateur

Ministre de la Justice du président socialiste François Mitterrand (1981-1986), Robert Badinter a porté la loi du 9 octobre 1981 qui abolit la peine de mort dans une France alors majoritairement en faveur de ce châtiment suprême.

Il s'est investi par la suite pour l'abolition universelle de la peine capitale. Après son départ du gouvernement, il a présidé pendant neuf ans le Conseil constitutionnel (1986-1995).

Sénateur socialiste de 1995 à 2011, il a eu la satisfaction de voir l'abolition de la peine de mort inscrite dans la Constitution en 2007. Il a ensuite planché sur une réforme de l'ONU dans les années 2000 et sur la réforme du Code du travail pendant le quinquennat de François Hollande.

Article original publié sur BFMTV.com