«Johnny immortel», un hors-série de Paris Match

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Au paradis des rockeurs

« S’il n’en reste qu’un, chantait Eddy Mitchell, je serai celui-là !» Vrai pour le rock à la française, dont, depuis la mort de Dick Rivers, chat sauvage dégriffé des années 1960, et surtout celle de Johnny, il reste l’ultime pilier. Il en était un autre, plus «vintage» encore, car jailli du rock à l’américaine, d’origine garantie. Il s’appelait Jerry Lee Lewis, surnommé «The Killer» parce qu’il mettait le feu à ses pianos sur scène. Après Gene Vincent, Eddie Cochran, Carl Perkins, Chuck Berry et, surtout, Elvis Presley, l’homme au hit le plus macho de l’histoire du rock’n’roll («Great Balls of Fire») vient de rejoindre le «Hillbilly Heaven», le paradis des rockers.

«Wah, wah, wah, waaahhhh, jerêvais d’y être », chantaient, bouche en cœur, Dolly Parton, Tammy Wynette et Loretta Lynn, les muses de Nashville. Au pied de cet éden imaginé, elles énuméraient les noms des grands disparus du country-rock universel, de Hank Williams à Roy Orbison, d’Elvis à Johnny Cash. «Oh my goodness, quel casting!» s’exclame Dolly Parton au fil du rêve. En octobre dernier, Loretta a aussi retrouvé ses pairs, déifiés par le peuple des fans.

S’il est un Français à mériter ce paradis mythique, c’est bien Johnny. De quoi fantasmer sur un surréaliste dialogue d’outre-tombe entre Elvis et Johnny, l’Américain du vieux Sud et le Frenchie qui se rêvait «made in USA». Né de père belge, Jean-Philippe Smet s’est toujours pris pour un «Ricain». Gamin, il chantait plus fort que Bi...


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