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JO de Paris 2024: 16 places pour moins de 650 euros, un fan dévoile comment il a raflé des billets pour 14 disciplines

Une nouvelle phase de vente de billets pour les Jeux olympiques de Paris ouvre ce jeudi. Avant de moment où les fans pourront tenter de mettre la main sur le précieux sésame, RMC Sport a contacté l'un d'entre eux. Victor Clot-Amiot, professeur d'histoire-géographe à Montigny-Le-Bretonneux, a déjà acheté plusieurs billets pour l'évenement planétaire organisé cet été à Paris (du 26 juillet au 11 août) mais ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Surtout que jusqu'ici, ce passionné de sport n'a pas eu à dépenser des sommes folles pour réaliser son rêve de profiter des JO à la maison.

"Les Jeux olympiques de Paris... Moi depuis petit et depuis l'adolescence, j'avais une liste des choses que je voulais voir ou faire dans ma vie dont beaucoup en lien avec le sport", a expliqué ce passionné avant la nouvelle ouverture d'une phase de billetterie. "Et puis il y avait marqué 'voir les Jeux olympiques 2024'. Cette liste je l'ai retrouvée il y a quelques années et petit à petit ce voeu c'est affiné avant même que l'on sache que ce serait à Paris."

Viser les épreuves avec "des Français en capacité de performer"

Si certains fans tricolores ont pesté contre l'organisation en parvenant pas à acheter des places pour leur sport de prédilection, Victor Clot-Amiot a déja trouvé son bonheur. Si des disciplines le font encore rêver, il veux surtout voir les sportifs français y briller et avoir des chances de grimper sur le podium.

"On ne va pas se mentir, je suis très chauvin sur le plan sportif donc j'ai beaucoup visé des épreuves avec des Français en capacité de performer ou de décrocher une médaille", a raconté l'enseignant qui avait été privé des JO 2021 à Tokyo à cause du Covid-19. "Cela ne veut pas pour autant dire que je n'ai que des finales."

A la place, ce Francilien a cherché à prendre des places pour les journées où des membres de l'équipe de France pouvaient s'illustrer comme Koumba Larroque en lutte ou le jour de la finale de Sofiane Oumiha, l'un des favoris de sa cétégorie en boxe.

Et le déjà heureux futur spectateur de préciser: "Voilà, j'ai très souvent acheté en fonction des Français. Et puis à vrai dire j'ai pas mal de sports. Après, il y a des places où je ne sais pas si je les utiliserai parce qu'elles chevauchent d'autres épreuves ou que je ne suis pas certain d'y aller s'il n'y a pas de Français qualifié."

16 places pour moins de 650 euros

Soucieux d'assister à un grand nombre d'épreuves, Victor Clot-Amiot passera par la plateforme de revente mise en place par l'organisation afin de vendre les billets qu'il n'utilisera pas pendant les JO. Ce qui lui permettrait de racheter des places au dernier moment pour d'autres rendez-vous. C'est d'ailleurs comme ça qu'il a vu des matchs du Mondial de rugby en achetant des tickets dans les derniers instants après "le fiasco de la billetterie" selon lui. Et jusqu'ici, cela lui a plutôt bien réussi.

"Je crois que j'ai douze places payantes et quatre gratuites. Je crois que je suis autour de 600 ou 650 à peu près", a enchaîné ce professeur d'histoire-géographie auprès de RMC Sport. "La plus chère, je me suis fait un petit plaisir, c'est justement la finale en boxe. Après sinon, j'ai une place en athlétisme à 120 euros alors que toutes les autres sont à moins de 100 euros."

Avant de souligner: "En revanche, ce que j'ai fait c'est que j'ai acheté des places avant même le début de billetterie via la plateforme des hospitalités. C'était un moyen de me dire que j'aurais des places quoi qu'il arrive après. [...] Les hospitalités, ce ne sont pas que des places en loges avec des repas gastronomiques. Il y a aussi des places relativement abordables. J'ai par exemple eu la soirée d'ouverture du basket 3X3 pour moins de 100 ou l'arrivée du contre-la-montre de cyclisme sur le pont des Invalides à moins de 100 euros. Je pense que ce n'est pas non plus excessif."

Une méthode bien particulère avec un "tableau excel"

Malheureusement pour lui, Victor Clot-Amiot sera occupé et en train de donner un cours au moment de l'ouverture de la billetterie ce jeudi. A la place, il a mandaté plusieurs de ses proches pour prendre des places pour lui. En utilisant une méthode bien particulière et qui a déjà porté ses fruits et sans trop s'inquiéter au moment de la première mise en vente en février et mars 2023. Il en a décrit les contours pour RMC Sport.

"Le plus gros pour moi ce sont les dernières phases et la revente parce que c'est un travail de longue haleine avec de la veille quotidienne sur la plateforme de billetterie jusqu'au dernier jour", a encore poursuivi le professeur. "[...] J'ai un tableau excel avec le calendrier jour par jour. Pour chaque jour de compétition, j'ai une colonne avec mes priorités et une colonne avec mes seconds choix. Chauqe fois je note un prix à ne pas dépasser pour ces places et je regarde le prix des catégories. Ensuite je note le code de la session. Pour moi c'est vraiment l'étape qui fait la différence parce le fait de noter le code de la session, en janvier 2023 j'ai bossé 12h ou 15h pour étudier le calendrier et voir quel jour était telle ou telle épreuve. [...] Au moment où je me connecte sur la billeterie, je sais que je peux prendre telle ou telle session sans passer trente secondes ou une minute à lire le programme. Si je mets une minute à lire le programme, la place n'est plus là. En gros mon truc c'est de repérer le code de session et si je vois que c'est disponible je prends et je ne perds pas de temps avec le descriptif."

Une liste avec "une soixantaine" de sessions pour la nouvelle phase de vente

Malgré sa minutie, ce rusé spectateur n'a pas encore décroché des places pour toutes les disciplines qu'il rêve de voir. Victor Clot-Amiot a par exemple reconnu qu'il espérait encore décrocher des billets pour l'athlétisme et surtout pour l'escalade qu'il pratique lors de la nouvelle phase lancée ce jeudi.

"Après c'est comme tout le monde, les sports phares des Jeux comme le judo ou la natation. Ensuite ce sont tous les sports où on a une chance de performer, a continué le pointilleux passionné. J'aimerais beaucoup voir le BMX parce que la France est maître et parce que c'est un sport que j'aime beaucoup. Le problème c'est que le stade de BMX à Saint-Quentin-en-Yvelines, il y a peu de places dans le stade donc peu de tickets en vente."

Non sans oublier d'insister: "Je suis ouvert à plein de choses et j'ai vraiment une liste de sessions. Il y en a peut-être une soixantaine. Je sais que je n'aurais pas les soixante mais si j'en ai... n'importe laquelle en fait dans ces sessions me convient."

"Un compromis idéal à deux ou trois sessions" pour un budget maximum de 200 euros

Victor Clot-Amiot fait confiance à ses proches jeudi pour acheter des billets pour les JO à sa place. Mais là encore, il n'a pas l'intention de faire de folies et leur donnera les codes des sessions qu'il souhaite avoir afin que, eux aussi, soient efficaces au moment de l'ouverture de la billetterie.

"Après je fixe un budget. Parce que, admettons qu'il y a quinze sessions disponibles et que je ne dépasse pas mon budget par session mais qu'au final je me retrouve à payer 1.000 euros ce n'est pas envisageable. Je pense que jeudi, mon budget max sera autour de 200 euros. Cela peut être quatre sessions pas très chères voire plus comme cela peut être une épreuve phare pour laquelle je suis disposé à mettre plus. Je pense qu'avec 200 euros il y a un compromis idéal à deux ou trois sessions."

Et Victor Clot-Amiot de conclure sur l'hypothèse de ne pas récupérer les places espérées ce jeudi: "C'est le jeu, on est au courant. Là c'est vraiment de la surprise. [...] Jeudi pour moi c'est du bonus. Je veux des places, j'espère en avoir mais ce n'est pas dramatique si je n'en ai pas."

Article original publié sur RMC Sport