Corse: un rassemblement devant une maison de Gabriel Attal interdit par la préfecture

Pour dénoncer l'arrestation d'un militant indépendantiste, le parti Core in Fronte avait appelé à une rassemblement devant la maison du Premier ministre à Coti Chiavari, en Corse-du-Sud.

Un rassemblement à l'appel du parti indépendantiste Core in Fronte prévu dimanche après-midi devant la villa du Premier ministre Gabriel Attal, à Coti Chiavari (Corse-du-Sud), a été interdit ce vendredi 5 avril par la préfecture de Corse.

Pour dénoncer l'arrestation de Stéphane Ori, un militant indépendantiste mis en examen et écroué fin mars dans une information judiciaire ouverte par le parquet national antiterroriste, le parti Core in Fronte avait appelé mercredi soir lors de conférences de presse à Ajaccio et Bastia à la tenue d'un rassemblement dimanche à 14h30 "devant la maison de Gabriel Attal, pour dire non à la répression".

"La répression est incompatible avec le dialogue" et "ne sera jamais une solution à une question politique", a affirmé le parti, qui a diffusé sur les réseaux sociaux les coordonnées GPS et donc l'emplacement précis de cette maison située en bord de mer.

Un risque de "troubles à l'ordre public"

Cette "manifestation, non déclarée en préfecture" et "susceptible de se dérouler à Coti Chiavari" est "interdite par arrêté préfectoral", a écrit vendredi la préfecture de Corse dans un communiqué.

L'interdiction de "tout rassemblement ou manifestation" sur la zone ainsi que "du port et transport d'armes par nature et de tout objet susceptible d'en constituer une" court de samedi minuit à dimanche minuit, précise la préfecture.

Les autorités craignent que "des individus radicaux" soient "susceptibles de profiter de cet appel au rassemblement, qui circule actuellement sur les réseaux sociaux, pour commettre des troubles à l'ordre public".

Le 3 février, des militants indépendantistes du même parti s'étaient introduits dans une maison appartenant au garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, dans le village de Centuri dans le Cap Corse (Haute-Corse). Une enquête avait été ouverte pour violation de domicile et dégradations aggravées.

Les militants avaient revendiqué une "opération symbolique et politique" visant le "domicile secondaire" du ministre, afin de "dénoncer les mécanismes répressifs en Corse".

Article original publié sur BFMTV.com