Pollution de l'air : plus de 10 000 morts évités grâce au confinement

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Moins de production, moins de pollution (Getty Images)
Moins de production, moins de pollution (Getty Images)

Si le confinement ralentit la propagation de la pandémie, il diminue également le nombre de décès par ailleurs. C’est ce que montre une étude sur les décès prématurés liés à la pollution de l’air.

Dioxyde d’azote : - 40 %. Particules fines : - 10 %. La diminution de l’activité due au grand confinement a des effets spectaculaires sur la qualité de notre air. Moins de consommation, moins de production, moins de transports carbonés... Si l’économie doit s’ajuster à cette façon de vivre, les chiffres donnent un indice quant aux conséquences écologiques d’un ralentissement généralisé. Au point d’en faire la solution pour demain ?

“C’est comme si tout le monde en Europe avait arrêté de fumer pendant un mois”

Chaque année, les particules fines et le dioxyde d’azote (NO2) sont la cause de plus de 400 000 morts prématurées, selon l’Agence européenne de l’environnement. À partir de ces données, les chercheurs du Centre for Research on Energy and Clean Air (Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur, CREA), un organisme de recherche indépendant international basé en Finlande, ont estimé le nombre de vies épargnées depuis le début de confinement. Et leurs résultats sont vertigineux : avec la diminution de maladies causées ou aggravées par la pollution, l’équivalent de 11 300 décès prématurés ont été évités. Un chiffre résumé en une image par le directeur de l’étude : “C’est comme si tout le monde en Europe avait arrêté de fumer pendant un mois”.

“Notre analyse met en exergue les avantages considérables pour la santé publique et la qualité de vie qui pourraient être obtenus en réduisant les énergies fossiles de manière durable”, ajoute Lauri Myllyvirta, analyste en chef au CREA. En moyenne, les niveaux de dioxyde d’azote auxquels est exposé un citoyen européen ont été inférieurs de 37 % aux niveaux habituels entre le 1er et le 26 avril. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont analysé les données issues de plus de 3 000 stations mesurant les concentrations de particules fines et de NO2.

Avec 2 083 décès évités, l’Allemagne est la grande gagnante de cette diminution des niveaux de pollution liée au ralentissement de l’activité économique, devant le Royaume-Uni (1 752), l’Italie (1 490), la France (1 230) et l’Espagne (1 081). Des chiffres, comme les bons résultats de la sécurité routière, à mettre en rapport avec le pic de mortalité lié au Covid-19.

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