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Colère des agriculteurs : Gabriel Attal hué par les manifestants à Agen, les syndicats mitigés après les annonces

Gabriel Attal a annoncé de nombreuses mesures ce vendredi dans le cadre de la crise des agriculteurs. Des mesures qui ne convainquent pas totalement le mouvement. Suivez notre live.

Les annonces de Gabriel Attal n'ont pas convaincu les agriculteurs. Le mouvement pourrait se poursuivre. (Photo Miguel MEDINA / AFP)
Les annonces de Gabriel Attal n'ont pas convaincu les agriculteurs. Le mouvement pourrait se poursuivre. (Photo Miguel MEDINA / AFP)

Le gouvernement parviendra-t-il à apaiser la colère des agriculteurs ? Des premières annonces ont été faites ce vendredi après-midi, à l'occasion d'un déplacement du Premier ministre Gabriel Attal et du ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, à Montastruc-de-Salies, en Haute-Garonne. Parmi les annonces, la fin de la hausse de la taxe sur le GNR ou encore plusieurs mesures de "simplification".

Bruno Le Maire a d'ores et déjà annoncé un doublement des contrôles de la DGCCRF concernant le respect de la loi Egalim et une sanction de 2% du chiffres d'affaires pour les industriels et distributeurs qui ne respecteraient pas la loi.

Partout en France, les blocages s'intensifient et se rapprochent de Paris. À partir de 14 heures, deux syndicats agricoles franciliens prévoient un "blocus" de Paris à partir de 14 heures en se mobilisant sur plusieurs axes stratégiques qui mènent à la capitale : A1, A6, A10-11, A13 et A15,

Toutes les régions métropolitaines sont concernées par des blocages ce vendredi, notamment sur l'A9 en Occitanie, sur l'A1 dans les Hauts-de-France ou encore sur l'A63 en Nouvelle-Aquitaine.

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  • Ce qu'il faut retenir des annonces de Gabriel Attal

    Le Premier ministre a annoncé plusieurs mesures pour tenter de mettre fin à la crise. Gabriel Attal a d'abord fait part de 10 mesures de simplifications, mises en place dès ce vendredi, parmi lesquelles on retrouve la baisse des contrôles, qui se feront désormais sous la tutelle du préfet.

    Très controversée, la hausse de la taxe sur le GNR a été abandonnée. Des sanctions très lourdes seront également prononcées en cas de non respect de la loi Egalim. Des contrôles seront fait dans les prochains jours.

    Retrouvez toutes le détail des annonces dans cet article

  • Premières réactions mitigées chez les agriculteurs, Gabriel Attal hué

    Les annonces de Gabriel Attal vont-elles calmer la colère des agriculteurs ? Pas sûr à en croire la première réaction de Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne. "Beaucoup de mesurettes. Il faut des modifications et des lois de fond", lance-t-il sur BFM TV. Il qualifie la mesure sur le GNR de "petite mesure", avant d'évoquer des réunions futures pour décider de la poursuite ou non du mouvement.

    À Agen, où le mouvement est très tendu, les agriculteurs ont sifflé Gabriel Attal après son discours.

    Les représentants du mouvement ont toutefois qualifié de "déjà pas mal, bien que largement pas suffisant" les mesures annoncées. Des réunions avec le préfet son prévues.

    Son de cloche totalement différent du côté de Jérôme Bayle : "Je pense qu'on a gagné", assure une des figures du mouvement qui annonce qu'il y a "de grandes chances" que les blocages soient levés.

  • Attal veut "ouvrir un nouveau chapitre"

    Gabriel Attal conclut son discours en évoquant son envie d'"ouvrir un nouveau chapitre, de changer de mentalité et d'état d'esprit, et d'arrêter de demander aux agriculteurs tout et son contraire". la fin de certgins ennuis, le début d'un sursaut, je ne vous lâcherai pas, vous non plus je le sais. On va avoir des succes,s des échecs. On va se battre ici en France mais aussi au niveau européen et à l'international pour refuser des traités de libre-échange qui sont en réalité la loi de la jungle", conclut le Premier ministre.

  • Traité Mercosur, abandon de la hausse de la taxe sur le GNR... la suite des annonces

    Au coeur de la colère, la signature d'un traité de libre-échange avec le Mercosur, zone économique d'Amérique du Sud. "La France s'oppose au traité Mercosur", martèle Gabriel Attal.

    Concernant le GNR, Gabriel Attal annonce un changement dans l'exonération, qui sera désormais directement faite lors de la livraison du carburant, ce qui permet aux agriculteurs d'avoir directement l'exonération et de ne pas attendre plusieurs mois. 18% des agriculteurs y renoncent, en raison de la complexité des demandes. Le Premier ministre annonce aussi l'abandon de la hausse de la taxe sur le GNR.

  • Loi Egalim : "trois sanctions très lourdes" vont être prononcées

    - "La loi Egalim sera respectée partout" annonce le Premier ministre, qui affirme que "trois sanctions très lourdes vont être prononcées contre des entreprises qui ne respectent pas Egalim, "notre main ne tremblera pas", affirme Gabriel Attal.

    - Les aides seront versées plus rapidement notamment contre la MHE (Maladie hémorragique épizootique), avec une simplification. Une enveloppe de 50 millions d'euros est débloquée pour cela, avec une hausse de 80 à 90% de la prise en charge des frais vétérinaires.

    - Le fonds d'urgence en Bretagne est doublé.

    - Un plan spécifique pour la filière viticole sera annoncé par Marc Fesneau la semaine prochaine, avec des mesures pour la trésorerie et contre la surproduction.

    - Accélération du versement sur les aides PAC, ainsi que de nouvelles aides pour la filière bio, à hauteur de 50 millions d'euros.

    -"Sortir de l'Europe c'est nous priver de la PAC, c'est nous priver de 9 milliards d'euros". Gabriel Attal affirme qu'il faut simplifier la PAC, sujet sur lequel Emmanuel Macron s'engage, et va demander de nouvelles dérogations sur la question des jachères et des prairies.

  • Les premières annonces de Gabriel Attal

    Gabriel Attal affirme sa méthode d'"assumer de prendre des décisions" et "dire la vérité", et affirme un effort "inédit" par son ampleur. Il annonce 3 axes.

    10 mesures de simplification immédiates sont annoncées, parmi lesquelles :

    - Concernant les recours, le délai de quatre mois pour le déposer est abrogé et devient de deux mois.

    - Accélérer les procédures de recours, et suppression d'un échelon de juridiction

    - Création d'une présomption d'urgence, le juge se prononcera en dix mois maximum

    - Simplification pour les curages, passant de 9 à 2 mois.

    - Les contrôles de l'OFB (Office français de Biodiversité) sera désormais sous la tutelle du préfet. Une mesure que redoutait les écologistes et l'OFB.

    - Contrôle unique, pas plus d'un passage par exploitation dans l'année.

    - De 14 à 10 réglementations pour les haies.

    - Pour les tourbières et le zonage, une pause est faite par Gabriel Attal.

  • "Protéger notre héritage et notre identité"

    Avant de présenter ses annonces, Gabriel Attal veut présenter la vision de l'agriculture du gouvernement. Parmi ses objectifs, "protéger notre héritage et notre identité", a dit le Premier ministre en rappelant que la France est une puissance agricole".

    Il dénonce les politiques "qui dénigrent les agriculteurs, qui les présentent comme des empoisonneurs, des pollueurs". Des propos qu'il avait déjà tenus à l'Assemblée nationale mardi.

    "Je ne suis pas là pour dire aux agriculteurs comment faire leur métier (...) ce que je veux c'est laisser nos agriculteurs respirer", poursuit le Premier ministre.

  • Attal : des "colères saines" mais "aucune violence n'est justifiée"

    Gabriel Attal prend la parole après plus d'une demie-heure d'échanges avec des agriculteurs. Le Premier ministre appelle à "continuer à se parler" et dit vouloir "mettre l'agriculture au-dessus de tout". "Le gouvernement vous a compris", lance le Premier ministre qui a évoqué des "colères saines" mais "aucune violence n'est justifiée", en référence à l'incendie de la MSA à Narbonne.

  • 72 000 agriculteurs mobilisés, annonce la FNSEA

    Selon la FNSEA, 72 000 agriculteurs sont mobilisés à travers 85 départements, pour 41.000 tracteurs sur les routes au total. Tous sont pendus à leur téléphone en attendant les annonces de Gabriel Attal.

  • Les annonces attendues de Gabriel Attal

    Selon FranceInfo, le gouvernement doit annoncer la suppression de la hausse de la fiscalité du gazole non routier (GNR). Une suppression progressive était prévue jusqu'à 2030. Le Premier ministre doit aussi annoncer une simplification des normes, ainsi qu’un fonds d’urgence supplémentaire pour venir en aide aux éleveurs dont les bovins sont décimés par la maladie hémorragique épizootique (MHE), a appris franceinfo de même source.

    Tout ce qu'il faut savoir sur le GNR dans cet article

    Une suppression de la hausse de la fiscalité sur le GNR qui "ne suffira pas", à en croire cet agriculteur Picard.

  • Gabriel Attal échange avec des agriculteurs

    Avec un quart d'heure de retard, Gabriel Attal est arrivé dans une exploitation agricole de Montastruc-de-Salies, en Haute-Garonne, où il doit rencontrer une quarantaine d'agriculteurs avant de faire des annonces pour répondre à la crise. Il est accompagné de Marc Fesneau (Agriculture) et Christophe Béchu (Transition écologique)

  • Une réunion en visio à 18h pour décider de la suite du mouvement ?

    Selon un journaliste de RTL, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs se réunir ont à l'issue des annonces de Gabriel Attal en visionconférence, à laquelle tous les barrages seront conviés, pour décider d'une levée ou non des points de blocage.

  • Macron refuse de répondre sur la crise agricole

    En voyage d'État en Inde, le président de la République a été interrogé par les journalistes sur la crise du monde agricole. "C’est normal que vous posiez la question. Je ne m’exprime pas à l’étranger. J’aurai l’occasion de m’exprimer plus tard. Profitez d’ici !", leur a-t-il répondu, rapporte un journaliste de BFMTV.

  • Un bâtiment de la MSA incendié à Narbonne

    L'image risque d'entacher le mouvement des agriculteurs. À Narbonne (Aude), le bâtiment de la MSA, la Mutualité Sociale Agricole, a été incendié, comme le montrent plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux, une information confirmée par le média local l'écho du Languedoc, qui publie des photos des pompiers en train d'éteindre les flammes.

    Comme le montre une vidéo publiée par L'Independant, l'incendie a été allumé à l'aide de ceps de vigne enflammés, poussés devant l'entrée par un tracteur.

    25 sapeurs-pompiers et le camion grande échelle sont mobilisés pour venir à bout du sinistre.

    Selon un témoin qui filme la scène, le bâtiment était vide. "Quand on m'a dit qu'il y avait le feu, je n'ai pas compris sur le coup. Avec tout ce que l'on fait, nous avons été les premiers à donner une enveloppe suite à la sécheresse (...) je comprends pas. On fait tout pour les agriculteurs", confie à BFMTV Sophie Bonnery, présidente de la Mutualité Sociale Agricole Grand Sud.

    La situation était déjà tendue dans la matinée dans la ville, avec une action à Carrefour où de nombreuses bouteilles du rayon vin étranger de l'enseigne ont été brisées au sol, poursuit le média local. Plus tôt, un incendie de ballots de paille devant la sous-préfecture avait été déclenché comme le montre l'Independant.

    La MSA est l'organisme qui gère la protection sociale du monde agricole. Dans plusieurs villes dont Agen ou Saintes (Charente), leurs bâtiments ont été ciblés, avec du lisier projeté sur la façade, comme le montre Sud Ouest.

  • 5 choses à savoir sur le GNR, au coeur du conflit

    Le GNR, gazole non routier, est au coeur des revendications des agriculteurs et pourrait être l'un des éléments de réponse de Gabriel Attal, alors que les agriculteurs dénoncent la fin progressive de l'avantage fiscal dont ils bénéficiaient sur ce carburant qui leur permet de faire rouler leurs tracteurs.

    Plus d'informations dans cet article

  • Sanglier pendu devant l'inspection du travail : la ministre interpellée par la CGT

    L'image a choqué. Devant l'inspection du travail d'Agen, des agriculteurs ont pendu et éventré un sanglier, jeudi 25 janvier. Une scène qui fait réagir la CGT de la branche, qui appelle la ministre du Travail Catherine Vautrin à fermement condamner "cet acte scandaleux" et demande la saisine du parquet. Un message repris par Sophie Binet, secrétaire générale du syndicat.

  • Quel avenir pour le mouvement ?

    En attendant les annonces de Gabriel Attal, attendu dans une exploitation agricole de Haute-Garonne où il doit échanger avec une quarantaine d'agriculteur savant de présenter ses mesures, la FNSEA annonce que le syndicat agricole communiquerait sur la suite de sa mobilisation vendredi, vers 20 heures, "en fonction des propos du premier ministre (...) une décision collective", a annoncé son président Arnaud Rousseau.

    Si la FNSEA est le principal syndicat agricole, localement, les agriculteurs mobilisés se détachent de leurs consignes et pourraient bien poursuivre le mouvement, indépendamment de la FNSEA.

  • Deux barrages d'agriculteurs forcés par des véhicules, pas de blessé

    Après le barrage forcé dans l'Ariège mardi matin et qui a coûté la vie à une agricultrice et sa fille, et celui sur l'A20 près de Montauban, où deux occupants du véhicule avaient été blessés aprè!s avoir percuté une botte de paille, un nouveau barrage d'agriculteurs a été forcé, ce vendredi matin, rapporte La Voix Du Nord.

    Les faits se sont déroulés sur l'autoroute A2, lorsqu'"une voiture de type BMW a forcé le barrage des agriculteurs", indique le quotidien régional, sans faire de blessés. Le véhicule a ensuite été intercepté par les forces de l’ordre. Les quatre occupants du véhicule ont été placés en garde à vue.

    France Bleu rapporte de son côté qu'un barrage a été forcé par un automobiliste en Côte-d'Or, sans faire de blessés. Le conducteur se serait arrêté, aurait cassé la vitre d'un tracteur avant de prendre la fuite. Il est recherché par les gendarmes.

  • Ce qu'il faut retenir :

    - Gabriel Attal est dans une exploitation agricole de Montastruc-de-Salies, en Haute-Garonne, où il échange avec des agriculteurs avant de leur faire des annonces.

    - Bruno Le Maire a annoncé avoir diligenté un doublement des contrôles de la DGCCRF concernant le respect de la loi Egalim ces dernier sjours, au cours desquels il a constaté des "infractions" à la loi Egalim de la part d'industriels et de distributeurs. Après l'envoi d'injonctions à se conformer à la loi, Bruno Le Maire annonce leur laisser quelques jours pour se mettre en conformité, avant de les sanctionner de 2% du chiffre d'affaires.

    - Un bâtiment de la MSA, la mutuelle des agriculteurs, a été ravagée par un incendie déclenchée lors d'une manifestation d'agriculteurs, à Narbonne.

    - Les perturbations ne cessent de prendre de l'ampleur : deux autoroutes du sud de la France, A7 et A9 sont fermées sur près de 400 km, "du jamais vu" selon Vinci. Selon la fédération, 72.000 agriculteurs sont mobilisés à travers 85 départements, pour 41.000 tracteurs sur les routes au total.

    - La FDSEA Ile-de-France annonce cinq barrages autour de Paris deppuis14h00 (A6, A10 et A11, A13, A16, RN14).

    En Auvergne-Rhône-Alpes, les automobilistes sont invités à différer tout déplacement, écrit la préfecture, qui rapporte des coupures de trafic sur l'A41, l'A42, l'A43, l'A48, l'A480 et l'A49 et sur l'A7.

    Dans la région Hauts-de-France, la préfecture appelle à décaler ses déplacements routiers, de et vers la région parisienne et à ne pas emprunter pas les autoroutes A1 et A16. Des perturbations sont prévus sur ces deux axes aux péages de Fresnes-les-Montauban et de Chamant-Senlis.

  • Doublement des contrôles et des sanctions de 2% du chiffre d'affaires en cas de non respect de la loi Egalim

    En attendant les annonces de Gabriel Attal directement à destination des agriculteurs, Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, a fait une annonce concernant la loi Égalim, que le agriculteurs estiment non respectée et responsable en partie de leur mauvaise rémunération.

    Aux côtés de Marc Fesneau, le ministre a annoncé un doublement des contrôles de la DGCCRF, ainsi qu'une sanction de 2% du chiffres d'affaires les distributeurs et industriels qui ne respectent pas la loi Egalim.

    Ce qu'il faut savoir sur les lois Egalim dans cet article.

  • Gabriel Attal attendu à Montastruc-de-Salies, en Haute-Garonne, à 16h30

    On sait où va se rendre Gabriel Attal pour aller à la rencontre des agriculteurs. Selon BFM, le Premier ministre et le ministre de l'Agriculture sont attendus dan une exploitation agricole de Montastruc-de-Salies, en Haute-Garonne, à 16h30. C'est là qu'il doit faire des annonces en réponse à la crise du monde agricole.

  • "Va faire la soupe salope", trois députés RN posent devant une pancarte insultant Marine Tondelier et Sandrine Rousseau

    "Va faire la soupe salope". C'est ce qui est inscrit sur une pancarte accrochée à un tracteur sur un lieu de blocage d'agriculteurs, et plus précisément de viticulteurs, à Narbonne.

    Comme le remarque un journaliste de l'Obs, le député RN Julien Rancoule a posé devant la pancarte, le pouce levé, aux côtés de ses collèges de l'Aude, les députés Christophe Barthès et Frédéric Falcon, avant de supprimer la photo.

    Si la référence à Marine Tondelier et Sandrine Rousseau n'est pas explicitée, la pancarte semble faire directement à un accrochage des deux femmes avec des vignerons de l'Aude, en juin dernier. "Va faire la soupe grosse salope" avait lancé l'un d'eux. Insulte qui avait entraîné un dépôt de plainte de Sandrine Rousseau.

  • Demande en mariage, biniou... ces moments insolites sur les barrages

    Alors que les barrages d'agriculteurs durent parfois depuis plusieurs jours, plusieurs moment insolites s'y déroulent. À Séméac, dans les Hautes-Pyrénées, Swanna, maraîchère, a demandé Maxime, céréalier, en mariage sur le point de blocage, raconte France Bleu.

    À Morlaix, dans le Finistère, Denis, maraîcher dans le département, est venu soutenir ses collègues agriculteurs en musique, rapporte de son côté BFMTV.

  • Député enfariné, parking de supermarché saccagé... la violence monte d'un cran

    C'était une des craintes des renseignements qui s'inquiétaient d'un "risque de débordements" si le conflit durait.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, le parking d'un supermarché Leclerc dans l'Hérault a été détruit par des agriculteurs en colère, en présence d'une voiture de gendarmerie, comme le montrent des vidéos sur les réseaux sociaux.

    Jeudi soir dans le Gers, le député Renaissance Jean-René Cazeneuve a été enfariné alors qu'il était venu à la rencontre d'agriculteurs, comme le précisent des journalistes présents sur place.

  • L'image qui fait polémique

    Agen est l'un des épicentres de la colère des agriculteurs, où ils n'hésitent pas à multiplier les actions coups de poing : bottes de pailles enflammées devant la préfecture, blocage de la gare, supermarchés aspergés de lisier... Mais une action fait particulièrement polémique.

    Devant l'inspection du travail, un sanglier a été pendu et éventré, suscitant rapidement une vive indignation. Les détails dans cet article

  • Une réponse en trois temps à la colère des agriculteurs ?

    Gabriel Attal est attendu au tournant par les agriculteurs, à qui il doit apporter de premières réponses dans l'après-midi. Le Monde rapporte que les réponses à la colère agricole sont prévues en trois temps.

    - Tout d'abord donc cet après-midi, à l'occasion d'un déplacement en Occitanie avec des annonces sur le prix du gazole non routier, sur la simplification des procédures pour avoir accès plus rapidement aux aides dues en cas de catastrophe naturelle (inondations, sécheresse, etc.), ainsi que sur un meilleur respect de la loi Egalim de la part des industriels et de la grande distribution.

    - Second temps, une réponse à moyen terme avec des pistes pour simplifier des procédures administratives sur le recours aux bassines, l'usage des pesticides ou les modalités des contrôles d’agents comme ceux de l’Office français de la biodiversité.

    - Troisième temps, à plus long terme, à l'échelle européenne avec une pression d'Emmanuel Macron à Bruxelles pour que les textes européens soient moins contraignants pour les agriculteurs.

  • Les points du "blocus" de Paris cet après-midi

    On sait à quoi va ressembler le "blocus" de Paris annoncé par les Jeunes agriculteurs d'Île-de-France et la FDSEA. Dans un communiqué, les deux organisations ont détaillé les points de blocage, de 14h à minuit.

    - l'A6 à Villabé dans l'Essonne

    - l'A13 au péage Buchelay dans les Yvelines

    - l'A16 à Champagne-sur-Oise dans le Val-d'Oise

    - la RN14 à Villeneuve-Saint-Marrtin dans le Val-d'Oise

    Et à partir de 15 heures sur l'A10 et l'A11 le péage Saint-Arnoult dans les Yvelines

  • "On ne répond pas à la souffrance en envoyant les CRS", réaffirme Darmanin

    Une nouvelle fois interrogé sur la bienveillance des force de l'ordre à l'égard des agriculteurs, Gérald Darmanin a eu une argumentation qui fait vivement réagir. "Ils souffrent et ils ont le droit de revendiquer", a assuré le ministre de l'Intérier sur TF1. "Est-ce qu'on doit les laisser faire sans envoyer les CRS ? Oui", selon le ministre de l'Intérieur, "on ne répond pas à la souffrance en envoyant les CRS", réfutant un "deux poids deux mesures".

    Un argumentaire qui a vivement fait réagir la gauche et les associations qui ont manifesté ces dernières années, rappelant le bilan des blessés ou des interpellés lors de mouvements sociaux.

  • Le marché de Rungis ciblé par les agriculteurs ?

    Les annonces du gouvernement pour répondre à la colère des agriculteurs sont attendues de pied ferme par les agriculteurs, mobilisés depuis plusieurs jours. Gabriel Attal et Marc Fesneau sont attendus dans l'après-midi en Occitanie, coeur de la révolte des agriculteurs, pour leur apporter des réponses.

    Mais plusieurs d'entre eux préviennent en cas de réponse non satisfaisante. La Coordination rurale explique réfléchir à bloquer Rungis, point central dans l'acheminement de biens alimentaires en Ile-de-France. Une action encouragée par le député RN Jean-Philippe Tanguy qui appelle sur BFMTV à cibler "Rungis ou l'aéroport du Bourget, ce sont justement les cibles qu'il faut bloquer. Je les soutiens à bloquer les points névralgiques qui symboliquement l'oligarchie française".

    Un lieu déjà ciblé par le passé par les marins-pêcheurs bretons, qui avaient en 1993 saccagé le pavillon de la marée à Rungis, détruisant des cargaisons de poisson étranger. Raison de leur colère : la crise de la pêche due, selon eux, aux importations à bas prix de poissons des pays tiers, qui ont fait chuter les cours et aggravé leur situation déjà précaire.

    De violents affrontements avec les forces de l'ordre avaient eu lieu, comme le rappelle le site Lumni, vidéo à l'appui.

  • Le point sur les perturbations :

    À quelques heures des annonces du gouvernement pour répondre à la colère des agriculteurs, leur mobilisation s'intensifie. Deux autoroutes du sud de la France sont fermées sur près de 400 km, annonce Vinci: l'A7 et l'A9 sont coupées entre Chanas (Isère) et Sigean (Aude) à la demande des autorités.

    En Île-de-France, les agriculteurs intensifient leurs blocages, avec des mobilisations à Meaux et Fontainebleau notamment.

    Mais surtout, les antennes régionales de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs prévoient un "blocus" de Paris à partir de 14 heures, en installant des points de blocage sur

    - l'A6 à Villabé dans l'Essonne

    - l'A13 au péage Buchelay dans les Yvelines

    - l'A16 à Champagne-sur-Oise dans le Val-d'Oise

    - la RN14 à Villeneuve-Saint-Marrtin dans le Val-d'Oise

    Et à partir de 15 heures sur l'A10 et l'A11 le péage Saint-Arnoult dans les Yvelines. Toutefois, le président des JA d'Île-de-France a exclu sur BFMTV une entrée dans la capitale. "On joue sur la proximité de Paris mais on n'a pas l'intention de rentrer dans Paris", a-t-il affirmé.

    En Auvergne-Rhône-Alpes, les automobilistes sont invités à différer tout déplacement, écrit la préfecture, qui rapporte des coupures de trafic sur l'A41, l'A42, l'A43, l'A48, l'A480 et l'A49 et sur l'A7.

    Dans la région Hauts-de-France, la préfecture appelle à décaler ses déplacements routiers, de et vers la région parisienne et à ne pas emprunter pas les autoroutes A1 et A16. Des perturbations sont prévus sur ces deux axes aux péages de Fresnes-les-Montauban et de Chamant-Senlis.

    En Bretagne, la préfecture alerte sur des perturbations sur les RN12, 164 et 176

    En Occitanie, les perturbations sont nombreuses, l’autoroute A9 qui longe le littoral méditerranéen entre Orange et Perpignan sera bloquée toute la journée, sur plus de 270 kilomètres Des blocages sont aussi attendus autour de Narbonne, à la jonction entre l’A9 et l’A61.

    En Nouvelle-Aquitaine, les points de blocage restent essentiellement concentrés sur l'A62, l'A63, l'A64 et sur la rocade de Bordeaux.

    Le détail des perturbations dans cet article.

  • Bonjour et bienvenue dans ce direct dédié à la mobilisation des agriculteurs et aux réponses du gouvernement, prévues dans l'après-midi.