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Colère des agriculteurs: Gabriel Attal fustige les "larmes de crocodile" des oppositions

Le mouvement de colère des agriculteurs et l'accident mortel survenu à un point de barrage ce mardi 23 janvier a été au coeur des débats à l'Assemblée nationale.

Gabriel Attal a fustigé les "larmes de crocodile" des oppositions à l'égard des agriculteurs qui multiplient les actions en France comme ailleurs en Europe, protestant notamment contre des charges financières et des normes environnementales jugées trop lourdes.

"Parfois, vos larmes pour nos agriculteurs ressemblent à des larmes de crocodile, vraiment", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"À chaque fois que nos agriculteurs, que nos éleveurs familiaux, ont un projet d'extension de leur élevage" ou "qu'un projet est lancé (...) sur une retenue d'eau pour lutter contre la sécheresse, sur des investissements pour nos exploitations, ce sont vos amis qui s'y opposent", a-t-il énuméré en visant surtout Insoumis et écologistes.

"À chaque problème, vous répondez par une norme. À chaque difficulté, vous répondez en général en pointant du doigt nos agriculteurs", a dénoncé Gabriel Attal.

"On aimerait entendre votre défense du modèle agricole"

"Certains discours portés sur nos agriculteurs les présentent comme des bandits, comme des pollueurs de nos terres, comme des tortionnaires de leurs animaux. On aimerait aussi entendre vos indignations et votre défense du modèle agricole", a-t-il poursuivi.

Il avait auparavant salué la "passion" des agriculteurs, "l'engagement d'une France qui se lève aux aurores chaque jour, qui travaille, qui ne demande que de pouvoir bien faire son métier et de la reconnaissance".

Le chef du gouvernement avait également évoqué la "crainte" des agriculteurs "de la disparition de notre modèle, de la perte de la qualité, de l'absence de relève", et leur "blessure, celle de femmes et d'hommes qui donnent tout pour notre terre, tout pour nos bêtes et qui se trouvent sans cesse dénigrés, caricaturés, acculés".

"Parler avec nos agriculteurs, (...) c'est aussi parler avec des femmes et des hommes lucides sur l'importance de l'Union européenne" qui finance la Politique agricole commune, a-t-il aussi affirmé.

Article original publié sur BFMTV.com