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"C'est un constat": Jean-Luc Mélenchon réitère "qu'il n'y a plus de Nupes"

L'ancien candidat insoumis à la présidentielle a une nouvelle fois affirmé que l'alliance de gauche n'existait plus. Il assure ne pas en être responsable et tacle le PS, EELV et le PC.

Une alliance un peu plus enterrée. L'ancien candidat insoumis à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon réitère ce samedi 2 décembre sur France inter que la Nupes n'a plus d'existence, tout en assurant ne pas en être responsable.

Le leader LFI poursuit en affirmant ne "toujours pas savoir pourquoi" les socialistes, les écologistes et les communistes qui en faisaient partie, avec les insoumis, ont choisi de prendre leurs distances au sein de l'alliance des gauches.

Les communistes visés

"C'est le parti communiste qui a voté qu'il n'y avait plus de Nupes", a-t-il notamment dénoncé.

Le parti d'extrême gauche avait appelé à "ouvrir une nouvelle page du rassemblement de la gauche et des écologistes" et un "nouveau front populaire" en octobre dernier, déplorant une "impasse".

Jean-Luc Mélenchon en a aussi profité pour tacler le parti communiste qui "avait déjà maintenu sa candidature à l'élection présidentielle" en 2022, a-t-il rappelé. Un choix qu'il garde visiblement encore en travers de la gorge. "Il nous a fait rater le deuxième tour", dénonce celui qui est arrivé à la troisième place, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Le PS et les Verts pas épargnés

Un autre parti de gauche n'est pas non plus épargné. "Les socialistes ont voté qu'ils faisaient un moratoire dont ils ne donnent ni la raison ni les délais", a déploré le triple candidat à la présidentielle.

"Ils ont retiré le mot Nupes de l'appellation de leur groupe", a-t-il également noté.

"Quant aux Verts, ils ont décidé qu'ils interrompaient tout travail commun", a-t-il encore assuré.

Pas sa première sortie

Jeudi déjà, Jean-Luc Mélenchon avait estimé qu'il n'y (avait) "plus de Nupes", lors d'une réunion publique à Rochefort, en Charente-Maritime.

Il avait déjà, là aussi, accusé les autres partis de gauche d'en avoir précipité la chute, avec des "gamineries" et des "enfantillages". Les socialistes avaient tout particulièrement été visés, après notamment avoir voté un "moratoire" sur leur participation à l'intergroupe de l'alliance, mais aussi en raison de leur remise en cause de la "méthode Mélenchon".

"Pourquoi je vais détruire quelque chose que j’ai aidé à créer avec d’autres?", s'est défendu Jean-Luc Mélenchon en réponse à ceux qui le soupçonnent de vouloir la fin de cette alliance.

Article original publié sur BFMTV.com

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