Caricature d'Emmanuel Macron en nazi: le président porte plainte contre une voyante

Caricature d'Emmanuel Macron en nazi: le président porte plainte contre une voyante
Emmanuel Macron, le 3 janvier 2023 à l'Elysée.  - Ludovic Marin
Emmanuel Macron, le 3 janvier 2023 à l'Elysée. - Ludovic Marin

Le chef de l'État a déposé une plainte contre la voyante Delphine Jégousse, qui se fait appeler Amandine Roy dans sa profession, pour injure publique, a appris ce vendredi BFMTV, confirmant une information de Ouest-France. La voyante avait déjà été visée par une plainte déposée par Brigitte Macron, épouse du président de la République, en raison de rumeur lancées sur sa prétendue transsexualité.

Emmanuel Macron a porté plainte, par le biais de son avocat, contre la médium après la publication de deux illustrations du publiciste Michel-Ange Fiori le 23 septembre dernier. Sur l'une d'elles, on voit le président sous les traits d'Adolf Hitler avec le slogan "Obéis et fais-toi vacciner" et sur l'autre, il est représenté avec le maréchal Pétain, portant les mêmes vêtements que lui.

En raison du partage de ces deux affiches, l'Angevine est poursuivie par le parquet d'Angers pour "injure publique envers un corps constitué, un fonctionnaire, un dépositaire de l’autorité ou un citoyen chargé d’un service public par parole, écrit, image ou moyen de communication par voie électronique". Elle est convoquée lundi prochain devant le tribunal correctionnel d'Angers, dans le Maine-et-Loire.

Le publiciste condamné en première instance et en appel

Les deux illustrations ont été un temps affichées sur des panneaux à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, avant d'être partagées sur Twitter par la médium en plein débat sur le pass sanitaire. La publication a depuis été supprimée.

En réponse, le chef de l'État a porté l'affaire en justice, en déposant alors plainte contre le publiciste, et non contre la voyante. Michel-Ange Fiori est condamné en première instance à 10.000 euros d'amende, avant qu'il ne choisisse de faire appel et ne soit de nouveau condamné, cette fois à 5000 euros d'amende.

En décembre dernier, la condamnation est finalement annulée par la Cour de cassation, estimant que "les affiches incriminées n'ont pas dépassé les limites admissibles de la liberté d'expression".

La voyante n'est pas inconnue des autorités judiciaires, ni du couple Macron, puisqu'elle a déjà été visée par une plainte en février 2022 de la part de Brigitte Macron, après avoir alimenté des rumeurs portant sur une supposée transsexualité de l'épouse du président.

Article original publié sur BFMTV.com