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Autonomie de la Corse: Gérald Darmanin se rendra "début février" sur l'île pour "un point d'étape"

Une visite qui sera sans doute attendue d'un pied ferme par les Corses. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin se rendra "début février" sur l'île de Beauté pour "faire un point d'étape" concernant les discussions sur l'évolution de son statut, a indiqué ce mercredi 24 janvier le Premier ministre Gabriel Attal.

Le 28 septembre, le président de la République Emmanuel Macron avait donné six mois aux groupes politiques corses, des indépendantistes à la droite, pour arriver à un "accord" avec le gouvernement menant à un "texte constitutionnel et organique" qui donnerait à la Corse "une autonomie dans la République".

"Le ministre de l'Intérieur se rendra en Corse début février pour faire un point d'étape, recueillir la contribution de l'ensemble des acteurs", a déclaré Gabriel Attal lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Avant de promettre: "Nous allons poursuivre les travaux visant à faire apparaître dans la Constitution la mention de la Corse, d'affirmer au sein d'un article propre, la reconnaissance d'une communauté insulaire historique, linguistique et culturelle".

"Adapter les règles et même les lois"

"Il y a ensuite les responsabilités nouvelles qui seront données à la collectivité de Corse en tirant les leçons des insuffisances du statut actuel. Concrètement, il s'agit de pouvoir adapter les règles et même les lois", s'est-il engagé.

"Enfin, nous devons avancer ensemble autour de bien d'autres défis: créer un service public de l'enseignement qui favorise le bilinguisme (...), répondre au défi immobilier sur l'île, créer une métropole pour Ajaccio, renforcer la chambre des territoires, revoir le mode de scrutin pour les élections territoriales...", a-t-il ajouté.

Gabriel Attal a affirmé que "toutes ces pistes sont discutées par l'ensemble des formations politiques insulaires" mais qu'elles "doivent être approfondies dans une logique de consensus".

Si les nationalistes, à la tête des collectivités territoriales de l'île depuis 2018, semblaient satisfaits à l'idée de faire entrer la Corse dans la Constitution française, aboutir dans les faits à une telle modification n'est pas certain. Le texte devra obtenir 3/5ème des voix de l'Assemblée nationale et du Sénat réunis en Congrès.

Article original publié sur BFMTV.com