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Attentat à Paris: Élisabeth Borne prête à aller "plus loin" pour protéger les Français

"S'il le faut, on ira encore plus loin": Élisabeth Borne se dit prête à mettre davantage de moyens pour protéger les Français après l'attaque mortelle au couteau commise ce samedi 2 décembre à Paris, qui a mis l'exécutif sous pression face à la menace jihadiste.

"Tous les pays du monde sont exposés à des risques qu'il faut déjouer. Nous mobilisons des moyens pour ces Jeux olympiques (de Paris) et on en mobilisera davantage si c'est nécessaire", affirme la Première ministre dans un entretien au Figaro mis en ligne ce mercredi soir.

"Avec les lois de programmation récemment votées, les budgets des ministères de l'Intérieur, de la Justice et des Armées ont encore été renforcés. S'il le faut, on ira encore plus loin", ajoute-t-elle.

"Ratage"

La cheffe du gouvernement suggère notamment que les individus comme l'assaillant ce samedi, connu des services de renseignement pour son islamisme radical et ses troubles psychiatriques, puissent faire l'objet d'une "attention encore plus soutenue".

"Il est vrai qu'un nombre important de personnes sont suivies au titre de la radicalisation et du terrorisme. Il y a des personnes suivies au titre de la psychiatrie. À l'intersection des deux, on peut avoir des individus qui exigent une attention encore plus soutenue", dit-elle.

Alors que son ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait pointé un "ratage" dans le suivi psychiatrique de l'auteur présumé de l'attaque, Elisabeth Borne considère que "c'est l'ensemble des maillons de la chaine qu'il faut examiner".

Le suspect mis en examen

Un juge d'instruction a mis en examen ce mercredi le Franco-Iranien soupçonné d'être l'auteur de l'attaque mortelle au couteau perpétrée samedi soir près de la tour Eiffel, a indiqué son avocate.

Armand R. a été mis en examen pour assassinat et tentative d'assassinat, en relation avec une entreprise terroriste et en état de récidive légale, et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Agé de 26 ans, il avait dit avoir agi en "réaction à la persécution des musulmans dans le monde", alors que le gouvernement avait dit craindre l'importation sur le sol français du conflit au Proche-Orient entre Israël et le Hamas.

L'attaque est survenue moins de deux mois après celle d'Arras (Pas-de-Calais) qui a coûté la vie à un enseignant mi-octobre et conduit au relèvement du plan Vigipirate au niveau maximal "urgence attentat". Et à huit mois des JO-2024 où 15 millions de spectateurs sont attendus en région parisienne.

Article original publié sur BFMTV.com