La vignette Crit’Air cible d’arnaques avec l’entrée en vigueur des ZFE

A French Gendarme uses a tablet to control the
JEAN-PIERRE CLATOT / AFP A French Gendarme uses a tablet to control the "Crit'Air" eco-vignette on a car as restrictive traffic measures are in place to limit a build-up of air pollution during a heatwave on June 27, 2019 in Saint-Quentin-Fallavier, near Lyon. - Europe's record-breaking heatwave was forecast to intensify on June 27, 2019, with authorities on alert as temperatures threaten to surpass 40 degrees Celsius in some regions. Meteorologists blame a blast of hot air from northern Africa for the heat this week, which has already set new records in Europe for June. (Photo by JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

ARNAQUE - L’instauration progressive des zones à faibles émissions (ZFE) oblige de plus en plus de Français à commander sur internet leur vignette « Crit’Air ». Flairant le filon, des escrocs multiplient depuis plusieurs mois les SMS ou sites frauduleux pour soutirer aux victimes leurs coordonnées bancaires, alerte ce lundi 23 janvier la police.

Si l’arnaque à la vignette « Crit’Air » existe depuis ses débuts en 2017 à Paris, elle s’est particulièrement développée depuis la fin d’année 2022.

« Sur les deux années 2020 et 2021, 43 faits ont été signalés contre 56 pour 2022, dont 38 entre juillet et décembre », souligne William Hippert, chef du Service d’analyse stratégique de la criminalité organisée (Sirasco), rattaché à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Faux site et phishing, deux modes opératoires

« Des statistiques sans doute au-deçà de la réalité mais qui montrent une accélération », souligne le commissaire. Deux modes opératoires ont été observés.

Le premier consiste à créer un faux site internet bien référencé et reprenant les codes visuels et la mise en page du véritable site officiel (www.certificat-air.gouv.fr), sur lequel les victimes potentielles sont invitées à donner leurs données bancaires.

Le second utilise la technique du « phishing » (hameçonnage) par SMS ou mail à partir de bases de données constituées illégalement pour diriger la victime vers le site frauduleux.

« Parfois, après un premier appel, l’escroc téléphone à la victime en se faisant passer pour son banquier venu l’avertir qu’elle a été escroquée et lui demande accès à ses comptes pour soi-disant annuler la transaction », explique William Hippert. En fin d’année 2022, une personne a ainsi viré 10 700 euros sur un compte en Espagne, une autre 3 000 euros en Lituanie.

Ne pas donner ses coordonnées bancaires

La vignette Crit’Air, qui coûte 3,72 euros, « ne peut s’obtenir que sur le site du gouvernement et il n’est jamais question de demander de quelconques coordonnées bancaires », rappelle le commissaire.

Actuellement, 11 agglomérations ont mis en place des zones à faibles émissions (ZFE) obligeant à s’acquitter d’une vignette : Grand Paris, Lyon, Aix-Marseille, Toulouse, Nice, Montpellier, Strasbourg, Grenoble, Rouen, Reims et Saint-Étienne.

D’ici à 2025, en vertu de la loi Climat, les 43 métropoles de plus de 150 000 habitants devront mettre en œuvre une ZFE, sous réserve de dérogations dans quelques cas.

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