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Vacances scolaires: pour Attal, le passage de trois à deux zones n'est "pas dans les plans immédiats"

Le ministre de l'Education Gabriel Attal a indiqué mardi que le passage de trois à deux zones de vacances, étudié par une commission sur le calendrier scolaire, ne faisait "pas partie de ses plans immédiats", même s'il "regarderait" ce qui est proposé.

"Ça ne fait pas partie de mes plans immédiats de revoir le calendrier des vacances scolaires, de fusionner des zones" (actuellement trois zones, A, B, et C, dont les dates de vacances diffèrent en hiver et au printemps), a souligné le ministre dans l'émission "La Maison des maternelles" sur France 2.

"Je regarderai évidemment le rapport qui m'est remis et la proposition qui m'est faite. Moi, ma priorité aujourd'hui, quand on parle des vacances, c'est comment faire en sorte que des élèves en difficulté qui ont beaucoup de retard sur le français et les mathématiques puissent faire des stages de réussite, peut-être faire leur rentrée plus tôt que les autres", a-t-il ajouté.

"La tendance est plutôt d'aller de trois zones vers deux"

Une commission sur le calendrier scolaire, réunissant syndicats enseignants, associations de parents et collectivités territoriales, mise en place au printemps à l'initiative de la fédération de parents d'élèves FCPE, travaille actuellement sur ce sujet.

"La question, c'est le bien-être de l'élève et son rythme de travail", a expliqué Laurent Zameczkowski, porte-parole de la fédération de parents d'élèves PEEP. "Avec le système glissant des trois zones, notammment pour les vacances de février et de Pâques, on se retrouve avec des décalages. Parfois il n'y a que cinq semaines entre deux périodes de vacances, et parfois il y a jusqu'à onze semaines, ce qui est un souci".

Pour améliorer le système, "la tendance est plutôt d'aller de trois zones vers deux", mais la commission n'a "pas encore statué", a-t-il ajouté. Celle-ci devrait remettre des conclusions au ministre "en février" après des auditions menées depuis septembre, notamment des professionnels du tourisme, a-t-il précisé.

"Le système actuel comporte des bémols, les vacances de printemps sont par exemple trop tardives", a estimé Jean-Luc Boch, président de l'Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM). "Nous ne voulons plus que les zones se chevauchent car cela crée une concentration trop forte. L'idée serait de passer à deux zones qui ne se chevauchent pas".

"Pour nous, le calendrier scolaire fonctionne plutôt bien", a estimé en revanche Géraldine Leduc, directrice générale de l'ANETT (Association nationale des élus des territoires touristiques). Selon elle, "le passage à deux zones risque d'accentuer la saisonnalité dont souffre le tourisme".

Article original publié sur BFMTV.com