Comment va se dérouler l'arrivée des passagers de l'Ocean Viking en France ce vendredi?

L'Ocean Viking à Marseille, en décembre 2020.  - NICOLAS TUCAT / AFP
L'Ocean Viking à Marseille, en décembre 2020. - NICOLAS TUCAT / AFP

C'est officiel: les passagers de l'Ocean Viking vont être accueillis à Toulon ce vendredi. Le navire humanitaire, qui compte 234 personnes à bord dont plusieurs dizaines d'enfants, va pouvoir accoster au port militaire de Toulon, dans le Var, a annoncé Gérald Darmanin ce jeudi.

"La gravité de la situation à bord était très importante [...] avec 57 enfants, et beaucoup de gens étaient très malades", a justifié le ministre de l'Intérieur sur le plateau du 20 heures de TF1.

À l’arrivée du navire ce vendredi, à partir de 8 heures, tous les passagers seront placés dans une "zone d'attente", explique le ministère de l'Intérieur. Cette zone, internationale, permet de procéder aux procédures de contrôle sans autoriser l’entrée sur le territoire français.

Un examen médical et par la DGSI

Toutes les mesures seront prises afin "d’apporter l’assistance sanitaire et médicale nécessaire aux passagers du navire" et "d’assurer les contrôles de sécurité adéquats par les services spécialisés".

Les passagers "ne pourront pas sortir du centre administratif où on va les mettre. Ils ne seront pas sur le territoire national au sens juridique du terme. Il y aura un examen médical puis avec la DGSI pour voir s'il n'y a pas de personnes dangereuses", précisait Gérald Darmanin sur le plateau de TF1.

Un entretien aura ensuite lieu afin d'établir l'éligibilité des passagers à l'asile en France. Leur demande sera "instruite en 48 heures par l'Ofpra", précise le ministère de l'Intérieur.

Les passagers éligibles à l'asile seront accueillis en France, mais une grande partie ira dans d'autres pays européens. L'Allemagne doit accueillir "plus de 80 personnes", a ainsi indiqué Gérald Darmanin. La Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, la Lituanie, Malte, le Portugal, le Luxembourg et l'Irlande accueilleront eux aussi des migrants au nom de la "solidarité européenne."

"Ceux qui ne reçoivent pas l’asile seront éloignés directement depuis la zone d’attente vers leurs pays d’origine", explique enfin le ministère de l'Intérieur.

Article original publié sur BFMTV.com