Ces universités qui interdisent à leurs chercheurs de prendre l’avion

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Les universitaires ont longtemps été de gros émetteurs de gaz à effet de serre. La participation aux conférences et aux colloques internationaux a toujours été considérée comme cruciale pour l’échange d’informations et la constitution de communautés de chercheurs hautement spécialisés. Mais les temps changent et les pratiques aussi, comme le montre la décision de l’Université d’Utrecht qui, à partir de janvier prochain, va strictement limiter les déplacements en avion de ses enseignants et de ses chercheurs, rapporte le Times Higher Education.

“Les responsables de l’institution néerlandaise ont reçu pour instruction de n’approuver les vols de moins de 700 kilomètres – soit l’équivalent d’un voyage de La Haye à Berlin – que dans des circonstances très exceptionnelles.” Le financement de tout vol professionnel court courrier sera désormais soumis à une autorisation expresse.

Selon Margot van der Starre, vice-présidente de l’université, d’autres universités néerlandaises projettent de mettre en œuvre des politiques similaires. Le Times Higher Education mentionne également l’Université de Neuchâtel, en Suisse, qui ne remboursera plus le coût des voyages en avion de ses enseignants et de ses chercheurs que dans le cas où le trajet en train prendrait plus de dix heures.

Pour de nombreuses universités, les voyages en avion constituent l’essentiel de leurs émissions de gaz à effet de serre et ces établissements font face à des pressions de plus en plus fortes pour les restreindre au minimum. C’est notamment le cas en Suède, où le réseau Climate Students, créé par un groupe de climatologues, rend public un classement des universités basé sur des critères de durabilité.

“Nous pouvons facilement nous montrer radicaux en la matière parce que tout le monde ici, en particulier le conseil de gouvernance de l’université, nous demande de l’être. Ils veulent des mesures très précises et très claires”, explique Margot van der Starre, qui indique que les nouvelles restrictions sur les déplacements en avion devraient permettre de réduire rapidement les émissions de dioxyde de carbone de l’établissement de 11 à 15 %.

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