Un faux antiquaire “beau parleur” accusé d'avoir arnaqué des vieilles dames

Un faux antiquaire est accusé d'avoir arnaqué plusieurs personnes âgées - Getty Images/iStockphoto (Getty Images/iStockphoto)

Ce lundi 16 janvier 2023, un homme surnommé “Steeve le beau parleur” devait comparaître devant la justice pour avoir abusé de la crédulité de plusieurs personnes âgées. Il leur volait ou leur achetait des objets de grande valeur pour des sommes ridicules.

Certains escrocs développent une étonnante capacité à convaincre des personnes influençables de leur honnêteté. C’est le cas de celui que l’on surnomme “Steeve le beau parleur”, rapporte le journal Le Parisien. Âgé de 45 ans, cet homme se serait servi de son don pour arnaquer plusieurs vieilles dames. Il devait comparaître devant la justice parisienne ce lundi 16 janvier 2023 mais il ne s’est pas rendu à son procès. Il a donc été repoussé de plusieurs mois, au mois de novembre prochain.

La méthode de Steeve était toujours la même. Arpentant les marchés et les brocantes de la capitale, il abordait des personnes âgées pour différents prétextes, le plus souvent pour leur acheter leurs manteaux en fourrure ou leurs bijoux. Interviewée par nos confrères, Claude, ancienne infirmière de 88 ans, fait partie des victimes. Alors qu’elle se promène dans les allées de la brocante du quartier des Gobelins, l’homme entame la conversation et se présente sous le nom de Philippe. Le soir même, il se présente chez elle pour regarder les bibelots qu’elle lui a dit vouloir vendre. Après un tour de passe-passe durant lequel la retraitée se sent “hypnotisée”, il repart avec l’équivalent de 10 000 euros de bijoux. Il n’en a officiellement acheté qu’une partie pour 200 euros.

Au moins trois parties civiles

Au moins deux autres personnes devaient témoigner ce lundi en tant que parties civiles. C’est le cas d’Olga, 79 ans, de chez qui Steeve est reparti avec un collier en or de grande valeur qu’il avait promis de lui rendre. Ou encore de Suzanne, rencontrée par l’escroc dans un marché du XVIIe arrondissement de Paris, qui l’invite chez elle pour expertiser plusieurs objets. Il quittera son domicile avec un tableau du peintre postimpressionniste Henri Lebasque d’une valeur de 50 000 euros. L’homme, qui “oublie” 2 000 chez la nonagénaire, s’en va avec l’œuvre pour la prendre en photo mais ne la ramène pas.

Selon un policier interrogé par nos confrères du Parisien, ce genre d’arnaqueur s’appelle un charrieur : “C’est un membre de la communauté des gens du voyage qui est parvenu à acquérir des connaissances très pointues dans le domaine des antiquités. En un coup d’œil, il peut livrer une expertise d’une grande finesse.”

Celui-ci, ainsi que sa Porsche Cayenne, a été repéré par les policiers de la 1ère DPJ grâce à des caméras de surveillance. Il a ensuite été surveillé, puis interpellé le 2 janvier dernier alors qu’il suivait une dame âgée jusqu’à chez elle. L’homme se serait défendu en prétendant qu’il s’agissait simplement de bonnes affaires, pas d’arnaque. Bien qu’elle ait dû renvoyer le procès, la présidente du tribunal ne semblait pas véritablement convaincue par cette défense. Elle a d’ailleurs refusé que la peinture d'Henri Lebasque, les antiquités et les instruments retrouvés chez Steeve ne lui soit rendu avant la clôture de l’affaire.

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