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"Les trois revendications, on les a eues": Jérôme Bayle explique pourquoi il ne poursuit pas le mouvement

L'éleveur de bovins et figure de la contestation agricole Jérôme Bayle explique ce samedi 27 janvier au micro de BFMTV, alors qu'il se trouve sur le point de blocage de Carbonne de l'A64, en Haute-Garonne, lever le barrage dans la journée après les annonces du Premier ministre Gabriel Attal, allant à l'encontre de la décision des syndicats agricoles.

"Un homme de parole"

"On est partis sur trois revendications. Les trois revendications, on les a eues, ça prouve que ça a payé", dit-il.

"Je suis un homme de parole", poursuit-il. "J'ai dit: 'on bloque pour le GNR (gazole non routier NDLR), l'irrigation et la MHE (maladie hémorragique épizootique NDLR)'. (Gabriel Attal) m'a amené des garanties sur le GNR où on a eu mieux que ce qu'on avait avant puisqu'on n'avance plus la TIPP", avance-t-il notamment.

"Sur la MHE, au début on n'avait rien, là (Gabriel Attal) s'engage de pouvoir rouvrir les dossiers avec 90% d'indemnisations, alors qu'on n'en avait que 80% et avec un paiement très rapide", développe-t-il.

"On a eu plus que ce qu'on voulait au début, donc oui on lève le blocage", assure-t-il encore.

Un mouvement "asyndiqué et apolitique"

Interrogé sur les agriculteurs qui choisissent de poursuivre leur mobilisation, Jérôme Bayle ne les pointe pas du doigt. "Chacun est libre de faire ce qu'il veut", déclare-t-il.

"Nous, ici, quand on a lancé le mouvement, il ne faut pas oublier que personne ne nous a suivis, aucun syndicat, qu'on est rentré sur l'autoroute sans autorisation", souligne-t-il cependant, rappelant que sa mobilisation est "asyndiquée et apolitique".

Éleveur en Haute-Garonne où il a lancé avec d'autres le premier barrage routier des agriculteurs, Jérôme Bayle est devenu une figure de leur mouvement de colère, lui qui a été marqué par le suicide de son père dont il a repris l'exploitation.

La mobilisation des agriculteurs se poursuit samedi malgré les barrages levés par endroits, les syndicats agricoles estimant les mesures d'urgence annoncées par Gabriel Attal comme insuffisantes. La FNSEA et les Jeunes agriculteurs, après avoir interrogé leurs adhérents, ont notamment pris "la décision de poursuivre cette mobilisation".

Article original publié sur BFMTV.com