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« TPMP » : Cyril Hanouna « regrette d’avoir insulté » Louis Boyard

Une violente altercation verbale avait opposé jeudi soir le présentateur au député.

POLITIQUE - Lors d’une séquence consacrée au navire de migrants Ocean Viking dans Touche pas à mon poste jeudi soir, l’invité Louis Boyard, député depuis juin et ancien chroniqueur de l’émission, avait accusé les « cinq personnes les plus riches » de France d’« appauvrir l’Afrique », citant Vincent Bolloré, propriétaire du groupe Canal+, auquel appartient C8.

Le ton était vite monté avec Cyril Hanouna. « Toi t’es une merde », avait notamment lancé l’animateur, après avoir traité le député d’« abruti », de « bouffon » et de « tocard ». Celui-ci avait fini par quitter le plateau sous les huées du public.

« La seule chose que je regrette, c’est de l’avoir insulté, c’est pas un bon exemple », a assuré sur Twitter Cyril Hanouna ce dimanche 13 novembre, dans la soirée, après avoir relayé des messages de soutien durant le week-end.

« Pour le reste, je ne regrette rien et je défendrai toujours mes amis », a-t-il ajouté, en référence au milliardaire Vincent Bolloré, dont la mise en cause par Louis Boyard a été la source de l’incident.

« Je suis entier, loyal, sincère, et je serai toujours moi-même à l’antenne. Je suis sanguin et vrai comme certains politiques », a poursuivi le présentateur, qui devrait revenir sur l’incident ce lundi soir dans son émission.

Des politiques ont aussi donné leur point de vue sur l’incident ce dimanche dans les médias, à commencer par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance).

Selon elle, la séquence est « dégradante pour le débat public et les personnes sur le plateau ». « Nous devons collectivement nous élever contre cette dérive du débat public et du débat dans les médias », a-t-elle plaidé sur Radio J.

Olivier Véran « déplore cette spirale du buzz permanent »

Le groupe LFI a saisi l’Arcom, et Yaël Braun-Pivet a indiqué s’être entretenue avec le président de ce gendarme de l’audiovisuel.

De son côté, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a pris la défense du député : « qu’on aime ou non Louis Boyard, qu’on partage ou non ses idées, il reste un élu. Il a le droit de s’exprimer comme il l’entend et on n’a certainement pas à l’injurier ou l’insulter », a-t-il dit dimanche sur BFMTV.

« Je déplore cette spirale du buzz permanent », a aussi déclaré Olivier Véran, en notant ensuite que « Louis Boyard est un député provocateur ».

Les deux responsables de la majorité présidentielle s’accordent à dire que « les politiques doivent parler aux Français » et qu’il est difficile de boycotter telle ou telle émission.

Louis Boyard a réclamé vendredi une commission d’enquête parlementaire sur « les ingérences de Vincent Bolloré » dans les médias dont il est propriétaire.

D’après la présidente de l’Assemblée, la question de la concentration des médias est « une question fondamentale dans une démocratie » et « il est important qu’on traite ce sujet ».

Elle a souligné que le Sénat avait déjà conduit une telle commission d’enquête, qui avait débouché en mars sur 32 recommandations. Libre au groupe LFI à l’Assemblée d’user de son « droit de tirage » pour lancer à son tour une commission.

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