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France-Afrique du Sud: Pesquet ne digère toujours pas l'arbitrage et le contre de Kolbe

Les jours passent mais la frustration reste. Vendredi soir, cinq jours après la cruelle élimination du XV de France en quart de finale de la Coupe du monde de rugby, Thomas Pesquet en voulait toujours à Ben O’Keeffe. Inconnu du public il y a une semaine, l’arbitre du match France-Afrique du Sud a vu sa notoriété grimper en flèche depuis dimanche soir. C’est peu dire que ses décisions arbitrales ont été commentées et contestées par le camp français. Grand fan de rugby, Thomas Pesquet n’a pas tardé avant d’envoyer un message plein de sous-entendu: "Le rugby est un sport qui, d’habitude, se joue à 15 contre 15", a écrit sur X l’astronaute français.

"J’ai tweeté parce que eux (les joueurs) ne peuvent pas le dire, l’entraîneur (Fabien Galthié) ne pas le dire, a-t-il expliqué trois jours plus tard sur le plateau de "C à Vous" sur France 5. J’ai envie de le dire. Quel scandale. Pauvre Ben O’Keeffe, maintenant j’ai de la peine pour lui." Et de poursuivre, toujours remonté : "Je m’énerve rarement mais dimanche soir, j’étais dans une fureur… J’ai trouvé ça tellement injuste pour l’équipe de France. Les gars méritaient tellement de gagner. Je ne sais pas si c’est lui ou l’arbitre vidéo mais si on compte, il y a plein d’erreurs. Et des erreurs qui sont lourdes de conséquence."

"Même si ça n’arrive jamais..."

Parmi ces décisions litigieuses, le contre de Cheslin Kolbe sur la transformation de Thomas Ramos reste l’une des plus commentées. Malgré la multiplication des angles de vue, il est toujours aussi difficile de savoir si l’ailier des Springboks est fautif avec un départ trop hâtif par rapport au départ de la course d’élan de l’arrière tricolore. Pour Thomas Pesquet, il ne fait pas de doute que Ben O’Keeffe s’est trompé.

Présent vendredi soir au Stade de France pour assister à la première demi-finale entre la Nouvelle-Zélande et l’Argentine (victoire des All Blacks 44-6), il a posté une photo de sa place, pile face à la ligne d’en-but avec ce commentaire entre ironie et amertume : "Ce soir je suis très bien placé pour voir si quelqu’un part en avance sur les transformations (même si ça n’arrive jamais)." Ben O’Keeffe a beau avoir les oreilles qui sifflent, il sera au sifflet pour la 2e demi-finale Angleterre-Afrique du Sud, ce samedi soir au Stade de France.

Article original publié sur RMC Sport