Soulagement après la réouverture de la frontière entre l’Algérie et la Tunisie

Photo FETHI BELAID AFP

Tant attendue, la réouverture de la frontière entre la Tunisie et l’Algérie est désormais une réalité, venant à la rescousse d’un “tourisme tunisien lourdement touché par le coronavirus”. Un million de touristes algériens sont alors attendus cet été en Tunisie, selon les prévisions du Syndicat national des agences de tourisme algérien (Snat), rapporte le média Algérie-Focus.

S’interrogeant, dans un article datant du mois de juin, sur l’échéance de la réouverture de la frontière, le quotidien tunisien La Presse faisait état d’une situation alarmante pour le tourisme local. Ce dernier, se nourrissant essentiellement de l’afflux des touristes algériens, peinait à survivre. “La relance du tourisme est au cœur de toutes les convoitises… Le contexte de persistance de la fermeture de la frontière terrestre avec l’Algérie inquiète les professionnels du secteur et est considéré comme un problème majeur et très destructeur.”

En effet, cette décision semble également tomber au bon moment pour le tourisme algérien, puisque le Snat parle, à Algérie-Focus, d’une forte pression sur l’infrastructure touristique algérienne, ainsi que d’une augmentation importante des tarifs hôteliers.

Léger enchantement du côté algérien

Si les acteurs du tourisme tunisien ont accueilli la nouvelle avec soulagement, les réactions de l’autre côté de la frontière restent mitigées. Vraisemblablement, la décision prise par les deux présidents, Abdelmadjid Tebboune et Kaïs Saïed, aurait “pris de court beaucoup de monde”, signale El Watan-dz.

Le média algérien énumère les personnes surprises par cette décision : agents des postes frontaliers “peu préparés aux bousculades”, opérateurs touristiques ayant écarté la Tunisie de leur plan de travail, riverains frontaliers, ainsi que des millions d’Algériens qui auraient choisi d’autres destinations pour leurs vacances.

Émettant la crainte d’une augmentation tarifaire des produits de première nécessité, des gadgets électroniques et du carburant, El Watan-dz n’hésite pas à faire référence à des épisodes datant de l’époque où la libre circulation entre les deux États alimentait un commerce de contrebande : “Une arrivée massive de Tunisiens qui viennent faire des emplettes, revendues hors de prix en Tunisie.”

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