Les secrets des tubes: "Les jolies colonies de vacances" de Pierre Perret

Pierre Perret - AFP
Pierre Perret - AFP

1966. Pierre Perret débute. Sur une tournée d’été, il rencontre une jeune chanteuse américaine, qui lui souffle une idée: faire un disque sur des moniteurs de colonie de vacances. Car au même moment, aux Etats Unis, une chanson cartonne sur le sujet. Ça tombe bien, les colos, Pierre Perret, il connaît bien.

"J'avais été tellement souvent en colonies de vacances, mes parents m'envoyaient quand j'étais gamin, tout le temps là, C'était du temps du café du Pont. Pendant les vacances d'été, pour ne pas m'avoir sans arrêt dans les jambes, avec les clients, ils m'envoyaient en colo", souvient-il.

Le carnet d’écriture se remplit dans le HLM de Gennevilliers, où Pierre Perret tente de trouver l’inspiration. Sa première auditrice, c’est sa femme, quand elle rentre du travail. Ce jour-là, il a écrit deux chansons.

"la première n'a pas eu l'air de la coller au plafond. Mais la deuxième... Elle me dit, celle-là, finis-la".

"La honte de la France"

La chanson est un succès, mais, elle ne plaît pas à tout le monde. Madame de Gaulle elle-même va demander au patron de la radio publique d’interdire Les jolies colonies de vacances sur les ondes.

"Madame de Gaulle, ça lui faisait très peur 'pipi dans le lavabo'. Elle avait dit 'nous souhaitons que vous ne programmiez plus cette chanson que nous considérons comme la honte de la France'".

Pierre Perret avait vendu 100.000 exemplaires de son premier succès. Au moment des Jolies colonies de vacances, c’est 100.000 disques par jour qu’il écoule.

"Des millions de disques, ils ont dû vendre à cette époque-là. Donc voilà, ça a payé ma maison".

Et surtout, la chanson est rentrée dans le patrimoine. Avec Le Zizi, c’est une des plus demandées par le public.

Article original publié sur BFMTV.com

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