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"Je sais où je vais" : Édouard Philippe évoque la présidentielle de 2027 et sa relation avec Gabriel Attal

Dans les colonnes du Parisien, le maire du Havre Édouard Philippe, qui met le cap sur la présidentielle 2027, assure ne pas être en concurrence avec l'actuel Premier ministre Gabriel Attal.

Arrivé mardi 20 février sur l'île de La Réunion pour un déplacement de cinq jours, Édouard Philippe a évoqué, entre deux rencontres avec des élus, son ambition pour la prochaine élection présidentielle.

"Il y a beaucoup de gens qui disent que parler de 2027 maintenant, c’est beaucoup trop tôt. Mais si la stratégie en 2027 est celle qui prévaut pour préparer les Européennes en 2024… alors, je préfère y penser tôt", a déclaré le maire du Havre (Seine-Maritime) comme le rapporte Le Parisien.

Par sa référence aux Européennes de 2024, l'ancien Premier ministre évoque l'absence de candidat désigné par la majorité présidentielle à quatre mois des élections.

Il ajoute: " Trois ans pour se préparer, c’est court. Je sais où je vais, c’est assez réfléchi."

Si d'après le dernier sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro publié le 15 février dernier, Édouard Philippe est perçu par 49% des sondés comme étant le meilleur candidat de la majorité pour la prochaine présidentielle, il est talonné par Gabriel Attal (44%).

"Si je peux l’aider, eh bien, je l’aiderai"

Face à ces chiffres, l'ancien Premier ministre est soupçonné d'accélérer son calendrier de campagne. Ce qu'il dément: "J’ai toujours dit que les sondages ne valaient rien et je n’ai pas changé d’avis. Mon déplacement ici, c’était prévu depuis septembre. Je parcours la France depuis trois ans au rythme de plusieurs déplacements par semaine. C’est ma méthode, mon rythme".

Et concernant un potentiel "match Attal/Philippe", "c’est aussi attendu que sans intérêt", estime-t-il auprès de nos confrères du Parisien.

"Avec Gabriel, on se parle régulièrement, on a même dîné ensemble peu de temps après son arrivée à Matignon. Ça se passe très bien, il est pro, j’ai aucun problème avec ça. Et même, si je peux l’aider, eh bien, je l’aiderai", assure le maire du Havre.

Malgré sa relation apaisée avec l'actuel Premier ministre, Édouard Philippe profite de son déplacement dans l'océan Indien pour "préparer la suite" et ainsi affiché ses divergences avec la politique menée par le gouvernement. À commencé par la réponse du gouvernement à la crise agricole.

On "ne rendra pas plus forte l’agriculture française en répondant uniquement aux urgences. On la rendra plus forte en demandant ce qu’on veut en faire dans les trente années qui viennent", déclare-t-il faisant référence au plan d’urgence de 400 millions d’euros débloqué au début du mois par Matignon. Il regrette que la France "manque aujourd'hui d’une stratégie nationale agricole".

L'ancien Premier ministre s'attaque aussi à l'économie. "Quand je vois tous les pays de l’UE, on est celui qui met le plus de temps à revenir à une situation budgétaire maîtrisée", souligne-t-il. "Le vrai sujet, c’est qu’on a des politiques publiques qui coûtent cher et qui ne marchent pas. La politique du logement, par exemple, c’est 40 milliards d’euros, mais ça ne marche pas."

Article original publié sur BFMTV.com

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