Roselyne Bachelot raconte son premier échange avec Macron

Emmanuel Macron  et Roselyne Bachelot lors d’un déplacement à Médan le 26 octobre 2021.
LUDOVIC MARIN / AFP Emmanuel Macron et Roselyne Bachelot lors d’un déplacement à Médan le 26 octobre 2021.

POLITIQUE - C’est l’heure de jouer aux devinettes : si on vous dit « regard bleu intense », « dents du bonheur » et « chemise ouverte », saurez-vous deviner de qui parle Roselyne Bachelot ? Dans son dernier livre, paru ce jeudi 5 janvier, l’ancienne ministre de la Culture se confie sur sa dernière expérience politique et son ressenti sur Emmanuel Macron.

Ministre sous Jacques Chirac puis sous Nicolas Sarkozy, Roselyne Bachelot s’était reconvertie dans les médias. Mais ça, c’était avant sa rencontre avec Emmanuel Macron, un certain « dimanche de juillet en fin d’après-midi ». Invitée de RTL pour la sortie de 682 jours, le bal des hypocrites (ed. Plon, 2023), elle n’a pas caché l’étonnement ressenti face à ce président plus « fils de la Nation » que « père de la Nation » et symbole qu’« on est passé à une autre époque ».

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« Moi j’attendais d’un président qu’il me dise ’Voilà ma feuille de route, vous avez tant à faire, qu’il me donne des ordres et (que) je me mette en route pour faire cette politique’. Et je regarde ce jeune homme, qui est plus jeune que mon fils, avec son regard bleu intense, ses dents du bonheur, sa chemise ouverte », a raconté Roselyne Bachelot. « Je me dis ’Oulala, là j’ai un modèle de président de la République qui est complètement à l’inverse de ce que les Français ont imaginé’. »

« Beaucoup de chance » d’avoir Borne à Matignon

Mais pas question pour autant de critiquer le chef d’État qui a depuis été réélu. Emmanuel Macron a été « formidable dans ces 682 jours » de crise sanitaire du Covid, selon Roselyne Bachelot, elle-même ministre de la Santé entre 2007 et 2010.

Et elle y va aussi de ses compliments à l’égard de la Première ministre. Dans son livre, elle raconte ainsi avoir écrit à Emmanuel Macron pour pousser le choix d’Élisabeth Borne à Matignon. Réponse du président, après avoir officialisé la nomination d’Élisabeth Borne ? « Je vous écoute, bises », raconte-t-elle désormais, encore amusée.

« Je pense qu’on a beaucoup de chance d’avoir une femme aussi remarquable à Matignon. Elle est rugueuse, ce n’est pas quelqu’un qui fait de la démagogie », salue Roselyne Bachelot. Et ce, même si elle dit s’être « fritée » avec la Première ministre -qui était ministre du Travail quand Roselyne Bachelot était à la Culture- sur « les formules d’apprentissage ». Mais qu’à cela ne tienne, pas de rancune : « J’apprécie ce genre de femmes », conclut l’ancienne (triple) ministre.

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