Ron DeSantis, concurrent de Trump pour 2024, réélu en Floride

TAMPA, FL - NOVEMBER 08: Florida Gov. Ron DeSantis gives a victory speech after defeating Democratic gubernatorial candidate Rep. Charlie Crist during his election night watch party at the Tampa Convention Center on November 8, 2022 in Tampa, Florida. DeSantis was the projected winner by a double-digit lead.   Octavio Jones/Getty Images/AFP (Photo by Octavio Jones / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
OCTAVIO JONES / Getty Images via AFP TAMPA, FL - NOVEMBER 08: Florida Gov. Ron DeSantis gives a victory speech after defeating Democratic gubernatorial candidate Rep. Charlie Crist during his election night watch party at the Tampa Convention Center on November 8, 2022 in Tampa, Florida. DeSantis was the projected winner by a double-digit lead. Octavio Jones/Getty Images/AFP (Photo by Octavio Jones / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

MIDTERMS - Une victoire sans appel et sans surprise. Le républicain Ron DeSantis, potentiel rival de Donald Trump pour l’investiture républicaine à la présidentielle de 2024, a été réélu ce mardi 8 novembre gouverneur de Floride avec une avance très confortable lors des midterms.

Étoile montante de la droite dure, ce quadragénaire s’est imposé sans surprise ni difficulté face à l’ex-gouverneur Charlie Crist, un ancien républicain qui avait changé de parti. « Nous n’avons pas seulement gagné la réélection, nous avons redéfini la carte politique », s’est réjoui Ron DeSantis après l’annonce des résultats.

« Pour moi, le combat ne fait que commencer », a ajouté celui à qui l’on prête des ambitions présidentielles, qu’il n’a pour l’heure pas confirmées.

Ron DeSantis se prépare pour 2024...

Il a toutefois refusé de s’engager à terminer son nouveau mandat de quatre ans lors de la campagne, signe qu’il n’exclut pas de se présenter aux primaires républicaines pour la présidentielle 2024... affrontant peut-être Donald Trump.

Les républicains ont remporté mardi une autre victoire dans cet État clé, le sénateur Marco Rubio conservant son siège. La Floride semble ainsi confirmer son ancrage républicain, une mauvaise nouvelle pour les démocrates à l’approche de l’élection de 2024.

Ron DeSantis, encore peu connu du grand public il y a quelques années, est devenu l’un des poids lourds du parti républicain depuis son élection au poste de gouverneur en 2018, grâce au soutien de Donald Trump alors président des États-Unis. Il avait alors remporté l’élection face à son concurrent démocrate d’un cheveu. Cette fois, il a obtenu près de 60 % des voix.

Il a récemment fait polémique en revendiquant l’envoi d’avions de migrants vers Martha’s Vineyard, île huppée du nord-est des États-Unis. Il avait ainsi rejoint un mouvement lancé par les gouverneurs républicains du Texas et de l’Arizona visant à envoyer des migrants vers les villes démocrates du nord et de l’est du pays, geste très politique destiné à séduire leurs électeurs.

Très engagé sur les sujets d’éducation, le républicain a aussi signé cette année une loi interdisant d’enseigner des sujets en lien avec l’orientation sexuelle ou l’identité de genre à l’école primaire. Le texte, très controversé, a été surnommé par ses opposants « Don’t say gay » (« Ne parlez pas des gays »).

... « Une erreur », selon Donald Trump

Ancien militaire à l’image lisse de père de famille, il offre un contraste marqué avec le style tempétueux de l’ancien président Donald Trump, qui l’a récemment surnommé « Ron-la-Morale ».

La rivalité entre les deux républicains est récemment montée d’un cran. Le week-end dernier, tous deux ont fait campagne en Floride, mais ont pris soin de s’éviter en participant à des événements distincts.

Si Ron DeSantis choisissait de se lancer dans la course à l’investiture, « je pense qu’il ferait une erreur », a d’ailleurs déclaré lundi Donald Trump, qui pourrait annoncer sa candidature officielle la semaine prochaine. « Je pense que la base ne l’apprécierait pas. Je ne pense pas que ce serait bon pour le parti », a-t-il jugé.

Le milliardaire a également menacé son principal concurrent : « S’il brigue la présidence, je vais vous dire des choses sur lui qui ne seront pas très flatteuses. Je sais plus de choses sur lui que n’importe qui, sauf peut-être sa femme. »

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