« Resident Evil » : la série déjà morte, mais qui ne le sait pas encore

Lance Reddick et Paola Núñez dans Resident Evil.  - Credit:Netflix
Lance Reddick et Paola Núñez dans Resident Evil. - Credit:Netflix

Il y a des choses qu'il vaut décidément mieux laisser tranquilles quand elles dorment pour l'éternité, ce sont les licences de jeux vidéo qui n'ont jamais demandé à sortir de leurs consoles. Car, dès qu'on parle d'adaptations de jeux vidéo sur petit ou grand écran, on doit se rendre à l'évidence : pour une vraie belle réussite comme Arcane l'an dernier (basée sur l'univers du jeu League of Legends), c'est à un véritable torrent de films au mieux oubliables, au pire complètement crétins, qu'on se retrouve confronté.

Autant dire que l'annonce d'une série Resident Evil sur Netflix, peu de temps après un reboot raté de la franchise au cinéma, pouvait laisser perplexe. À présent que les épisodes sont tous disponibles, on est bel et bien fixé : Resident Evil made in Netflix vise très posément la cible, prend son élan, accélère de toutes ses forces et va s'encastrer dans le mur de la médiocrité crasse. Dans une grande gerbe de sang, certes, mais cela risque de ne pas suffire pour nous y intéresser.

Poncifs en pagaille

On peut avant tout s'interroger sur l'insistance des producteurs à vouloir tirer des récits d'une franchise de jeux vidéo qui ne brille pas forcément par les siens. Si Resident Evil (1996), Resident Evil 4 (2005) et, dans une moindre mesure, Resident Evil 7 : Biohazard (2017) ont marqué les joueurs, c'était beaucoup plus pour leurs sensations de jeu que pour leurs trouvailles scénaristiques. Dès l'introduction du premier opus, on comprend qu'on avance [...] Lire la suite

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