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Réformes éducatives: la majorité des Français satisfaits par les annonces de Gabriel Attal

Le ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal a dévoilé ce mardi 5 décembre une batterie de mesures censée redresser le niveau des élèves français. Redoublement contraint, brevet corsé, groupes de niveau... Le membre du gouvernement souhaite impulser un "électrochoc à tous les étages de l'école". Des annonces dans leur ensemble sont plébiscitées par les Français.

Un sondage Odoxa-Backbone Consulting publié ce jeudi 7 décembre par Le Figaro montre que ces nouveautés sont pour la plupart bien reçues. Pour 66% des sondés, ces mesures vont "améliorer la situation générale de l'école". Pour près de 7 Français sur 10 (69%), les changements prévus vont être bénéfiques pour le niveau des élèves français.

Dans le détail, la mesure permettant aux enseignants d'avoir le "dernier mot" lors d'un redoublement est jugée favorable par 86% des sondés tandis que 86% sont favorables à l'usage de stages pendant les vacances pour conditionner le passage des élèves aux niveaux les plus fragiles.

Un problème de discipline

Là où Gabriel Attal peine à convaincre: la discipline à l'école. Près de la moitié des répondants (47%) estiment que les changements annoncés n'auront pas d'effet sur cette problématique. Dans sa prise de parole, le ministre avait toutefois mis l'accent sur sa volonté de rétablir "l'autorité pédagogique".

Autre point d'accroche, la mise en avant de l'intelligence artificielle. Dès le mois de février, le logiciel MIA sera mis à disposition des élèves de seconde. Un outil renforcé d'une base de 200.000 exercices de français et de mathématiques censé aider les élèves à consolider leurs connaissances à la maison.

Une nouveauté qui trouve le soutien de 51% des répondants, une quasi-égalité. Les Français affiliés au Rassemblement national, à La France insoumise et au mouvement Les écologistes y sont particulièrement réfractaires.

La politique du ministre reste malgré tout globalement au vert aux yeux des Français. Dans toutes les familles politiques le patron de l'Éducation nationale est source de confiance. Un constat particulièrement vrai chez les sympathisants Renaissance (85%) et Les Républicains (77%) qui jugent qu'il mettra en application son programme de réformes.

Article original publié sur BFMTV.com