« Quotidien » en Ukraine : Paul Gasnier raconte ce qu’il s’est passé après l’explosion lors de son duplex

Quelques secondes avant un duplex, un missile russe est tombé à quelques « dizaines de mètres » d’une équipe de journalistes de Quotidien.
Quotidien/Twitter Quelques secondes avant un duplex, un missile russe est tombé à quelques « dizaines de mètres » d’une équipe de journalistes de Quotidien.

UKRAINE - Une explosion sidérante, une course pour se mettre à l’abri, la confusion. Au lendemain de son duplex dans le Donbass en Ukraine, perturbé par l’explosion d’un missile, le journaliste de Quotidien Paul Gasnier est revenu sur cette expérience traumatisante ce mardi 3 janvier.

Envoyé spécial de l’émission en Ukraine, le reporter a été malmené par l’explosion d’un missile russe à proximité de l’équipe de l’émission, lundi 2 janvier au soir, alors qu’il s’apprêtait à passer en direct pour la première de l’année 2023. Quotidien avait alors diffusé les images particulièrement impressionnantes de l’impact, enregistrées quelques minutes plus tôt.

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Ce mardi soir, Paul Gasnier explique que lorsque la déflagration de l’explosion les a touchés à Kramatorsk, la caméraman a lâché la caméra qui a continué à tourner, enregistrant tout ce qu’il s’est passé ensuite.

« Un pan du mur de l’hôtel s’est effondré derrière l’équipe »

Ce mardi soir, alors que Yann Barthès demande avant toute chose à son journaliste s’ils sont en sécurité, celui-ci répond que « par définition quand on est en Ukraine on est en sécurité nulle part ». Il explique toutefois que l’équipe a préféré fuir le Donbass pour revenir à Kiev pour plus de sécurité, alors qu’ils avaient à l’origine prévu de rester plus longtemps. « On a eu très peur hier soir », confie-t-il, ajoutant qu’il leur reste encore quatre heures de route à faire pour rejoindre la capitale.

Yann Barthès l’a ensuite invité à raconter ce qu’il s’est passé lors de l’explosion. Paul Gasnier explique qu’ils étaient sur le parking de leur hôtel, les « seuls dehors », et qu’il était sur le point de passer en direct, lorsqu’il a senti une forte explosion derrière lui. Il a alors été projeté en avant. « Tout a tremblé autour de nous, un pan du mur de l’hôtel s’est effondré derrière l’équipe, toutes les vitres de l’hôtel ont volé en éclat », relate-t-il.

Le journaliste explique ensuite s’être réfugié dans l’hôtel avec Héloïse la caméraman, Théo le preneur de son et Ivan le traducteur ukrainien. Ceci avant de changer d’avis et de partir en voiture vers un abri à l’autre bout de la ville, de peur qu’un autre missile ne s’abatte dans cette zone.

« Je suis tellement heureux qu’on soit en vie »

Le reporter dévoile également les images filmées par la caméra qui tournait toujours. On peut voir l’équipe cherchant un abri, laisser ses affaires à l’hôtel et partir en trombe en voiture. « Je suis tellement heureux qu’on soit en vie, dit le fixeur ukrainien. Putain quel choc ! »

En suivant des journalistes qui, eux aussi, fuyaient la zone, ils ont fini par arriver devant l’annexe d’une église dont le sous-sol sert de refuge. L’équipe de Quotidien s’est alors retrouvée avec d’autres journalistes dont un Français du Figaro, des humanitaires allemands et des religieux ukrainiens.

Paul Gasnier explique qu’à un moment, l’un des religieux a proposé que tout le monde se tienne la main pour prier alors que les bombardements se poursuivaient. « L’explosion que vous avez vue ce n’était que la première d’une longue série qui a duré toute la soirée jusqu’à minuit, une heure du matin », explique le journaliste qui confie avoir été « terrifié » par cette expérience. Il conclut sombrement : « On est venus précisément pour comprendre comment vivaient des Ukrainiens dans cette guerre et crois-moi c’est terrifiant ».

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