La poliomyélite, maladie presque éradiquée, refait surface

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Recovering Little Child Lying in the Hospital Bed Sleeping, Mother Holds Her Hand Comforting. Focus on the Hands. Emotional Family Moment. (gorodenkoff via Getty Images)
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

La stratégie vaccinale contre la poliomyélite mise en place a permis de diminuer l’incidence de la maladie de plus de 99%. Et pourtant, elle fait un retour remarqué ces derniers mois.

C’est une maladie très contagieuse qu’on pensait avoir éradiquée. Mais voilà qu’elle fait son grand retour dans plusieurs pays. Le dernier exemple en date remonte au 21 juillet aux États-Unis. Alors qu’aucun cas n’a été recensé sur le territoire depuis 2013, un jeune patient non vacciné a développé les symptômes de la maladie et souffre d’une paralysie partielle.

D’après le communiqué des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), il pourrait avoir été contaminé par "un individu ayant reçu le vaccin polio oral (VPO), qui n'est plus autorisé ni administré aux États-Unis, où seul le vaccin polio inactivé (VPI) est administré depuis 2000". Une personne a donc pu recevoir ce vaccin à l’étranger avant de contaminer des personnes non vaccinées.

Des risques de paralysies résiduelles

"La poliomyélite est une maladie virale extrêmement infectieuse qui touche en grande partie les enfants âgés de moins de 5 ans", note l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le virus se transmet d’une personne à l’autre principalement par voie féco‑orale, et moins fréquemment par de l’eau ou les aliments contaminés.

Le poliovirus se multiplie ensuite dans l’intestin et envahit le système nerveux. "Une paralysie irréversible (des jambes en général) survient chez une personne infectée sur 200 environ", précise l’Institut Pasteur qui ajoute : "Sans mesure paliative, entre 5 et 10 % des patients paralysés meurent par asphyxie du fait de la paralysie des muscles assurant la ventilation." Des paralysies résiduelles handicapantes peuvent persister chez les survivants.

Alors que l’incidence de la poliomyélite était de plus de 350 000 cas par an en 1988, la stratégie vaccinale a permis de la réduire de 99% dix ans plus tard, d’éradiquer deux des trois sérotypes de la maladie et d’endiguer le dernier sérotype en Afghanistan et au Pakistan. Or, même dans ce dernier pays, au moins treize cas ont été rapportés depuis le moins d’avril, rapporte Le Monde, faisant craindre une montée en flèche.

En France, la vaccination contre la poliomyélite est obligatoire pour les enfants nés à partir de 2018 et la maladie n'est pas réapparue pour l'instant.

VIDÉO - Dr Christian Recchia : "Entre 11 et 16 ans, ce rendez-vous médical est absolument capital"

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles