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Oudéa-Castéra remercie sa "famille" du sport et les "visages amis" pour leur soutien indéfectible

A la barre du ministère des Sports depuis mai 2022, Amélie Oudéa-Castéra a finalement hérité d'un super ministère dans le gouvernement Attal. Propulsée à la tête de l'Éducation nationale, l'ancienne dirigeante de la Fédération française de tennis s'est également retrouvée au cœur d'une grosse polémique autour de la scolarisation de ses enfants dans le privé au Collège Stanislas. En marge des vœux au CNOSF et au CPSF ce mardi, à quelques mois des JO de Paris (26 juillet au 11 août), Amélie Oudéa-Castéra a chaudement remercié le sport français pour son soutien pendant la tempête.

"Quelle que soit l'âpreté du contexte, il était inimaginable pour moi de manquer le rendez-vous de ce soir. Ce rendez-vous de famille, où j'ai le plaisir de retrouver beaucoup de visages amis", a noté la membre du gouvernement à la tribune. "Et dans ce monde qui par instants est un peu brutal, ces visages font du bien. Merci beaucoup pour vos messages de soutien, merci pour vos témoignages et merci à tous les trois (Marie-Amélie Le Fur, Tony Estanguet et David Lappartient) pour vos mots ce mardi soir. Merci!"

Oudéa-Castéra fait son "mea culpa" après la polémique

Jamais abandonnée par les élus du sport tricolore, et notamment Marie-Amélie Le Fur, Tony Estanguet et David Lappartient qui lui ont renouvelé soutien et amitié ce mardi, Amélie Oudéa-Castéra a rappelé l'importance du sport à ses yeux malgré ses nouvelles fonctions et à l'orée d'une année 2024 riche en défis. L'occasion aussi de reconnaître des erreurs et maladresses depuis sa nomination à l'Éducation nationale.

"Ces derniers jours, j’ai évoqué de manière maladroite et de manière erronée un souvenir. Un souvenir de maman, vieux de quinze ans", a enchaîné la ministre lors de ses vœux au monde du sport. "Et j’ai blessé des personnes que pour rien au monde je ne voulais blesser. Mea culpa. Je vous le dis ce mardi soir, cette faute je ne suis pas près d’arriver à me la pardonner à moi un jour."

Et Amélie Oudéa-Castéra d'ajouter: "Au-delà de la faute, ce que je veux vous exprimer c’est que c’est pour moi une meurtrissure. Parce que, contrairement à beaucoup d’étiquettes que beaucoup de gens aimeraient me coller sur les épaules, la seule injonction que je ne me suis jamais donnée à moi-même ce n’est pas de gagner, ce n’est pas d’obtenir, ce n’est pas de conquérir, c’est juste de me comporter comme quelqu’un de bien. Et ce n’est pas ce que j’ai fait."

"Faire de moi le symbole d’une caste privilégiée à combattre et à abattre"

Assumant volontiers des erreurs dans sa communication, Amélie Oudéa-Castéra a toutefois refusé d'être mise au pilori pour des choix qui ne concernent sa vie privée et celle des siens.

"Ce que j’ai découvert, c’est que de l’évocation maladroite, erronée et fautive d’un souvenir qui faisait un écho sincère à la réalité vécue par tant de familles, en fait il peut jaillir un torrent. Un torrent qui éclabousse tout jusqu’aux choix les plus intimes", a poursuivi la ministre avec émotion. "Une mécanique qui voudrait balayer tout ce qui a été construit, qui voudrait salir tout ce qui peut l’être. Et même un engrenage qui, jusqu’au cœur de notre parlement et notre Assemblée nationale après le discours de politique générale, voudrait maintenant faire de moi le symbole d’une caste privilégiée à combattre et à abattre.

Avant de continuer: "Alors que la seule chose dont je n’ai jamais hérité de ma famille c’est l’amour du travail bien fait, le goût de l’effort et la passion du mérite. Et c’est tout ça qui fait que le sport est mon milieu naturel, que vous êtes ma famille et l’endroit où je me sens bien. C’est aussi la raison pour laquelle je sais que, cette richesse, je peux la transmettre aux élèves et la jeunesse dont je suis devenue la ministre."

Article original publié sur RMC Sport