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"Où va-t-on les évacuer? Sur la Lune ?": le sort des Palestiniens à Rafah inquiète la diplomatie de l'UE

La communauté internationale se divise de plus en plus sur l'action israélienne. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prévoit de nouvelles offensives dirigées contre Rafah, ville du sud de la bande de Gaza où sont réfugiés 1,4 million de civils ayant fui les combats.

Ces bombardements et opérations au sol pourraient à nouveau coûter la vie à de nombreux civils. Pour poursuivre son action dirigée contre le Hamas, Benjamin Netanyahu a donc affirmé dimanche qu'Israël ouvrirait à la population "un passage sécurisé" pour quitter Rafah, sans préciser vers quelle destination. Un message rapidement critiqué.

"Ils vont évacuer les Palestiniens: Où? Sur la Lune? Où est-ce qu'on va évacuer ces personnes?", s'est interrogé à ce mardi à Bruxelles le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

L'ONU a déjà mis en garde contre "un déplacement forcé de population" à Rafah, par la voix de Stephane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l'organisation.

Les États-Unis, le principal allié d'Israël, s'opposent aussi à une opération à grande échelle dans la ville sans une solution pour les civils. Le président américain, Joe Biden, a réclamé à Israël un plan "crédible" pour épargner les civils à Rafah qui sont "exposés et vulnérables", lors d'une rencontre lundi à la Maison Blanche avec le roi de Jordanie Abdallah II.

Espoirs d'une trêve

Alors que les combats opposant Hamas et Israël se poursuivent, certains acteurs tentent de mener à une trêve entre les deux parties, dans le but de libérer les otages détenus depuis plus de quatre mois à Gaza.

L'Égypte, le médiateur traditionnel entre Israël et les Palestiniens, a accueilli ce mardi les directeurs des renseignements américain et israélien ainsi que le Premier ministre qatari pour "œuvrer à une trêve dans la bande de Gaza", selon un média égyptien.

Article original publié sur BFMTV.com