Publicité

Nouveau sélectionneur, cadres revanchards, jeunes talents… Quel avenir pour l'Algérie après le fiasco de la CAN 2024?

Il ne devrait pas résister à ce nouveau fiasco. Au lendemain de l’élimination de l’Algérie dès le premier tour de la CAN 2024, l’avenir de Djamel Belmadi s’inscrit plus que jamais en pointillés. Le sélectionneur des Fennecs, en poste depuis l’été 2018, apparaît fragilisé après la campagne calamiteuse de son équipe en Côte d’Ivoire. Accrochés par l’Angola (1-1) et le Burkina Faso (2-2), puis battus mardi soir par la Mauritanie (1-0), les coéquipiers de Riyad Mahrez ont terminé derniers d’un groupe F dont ils étaient les grands favoris. Sans la moindre victoire au compteur.

Un cauchemar similaire à celui vécu lors de la précédente édition de la CAN en 2022. Entre temps, les Algériens ont également manqué la Coupe du monde au Qatar après un barrage traumatisant face au Cameroun de Karl Toko-Ekambi. De quoi reléguer le sacre à la CAN 2019 au rayon des vieux souvenirs. Difficile d’imaginer Belmadi rester en poste après une telle série de déconvenues. Le coach de 47 ans, natif du Val-de-Marne, semble aujourd’hui sur le départ, malgré un contrat récemment prolongé jusqu’en 2026.

Un président fraîchement élu à tête de la Fédération

Selon Walid Acherchour, membre de l’After Foot sur RMC, il aurait même déjà annoncé sa démission à ses joueurs, dans la foulée de la défaite face à la Mauritanie. Devant la presse, Djamel Belmadi est resté flou à ce sujet, en promettant de clarifier sa situation une fois "rentré au bled".

S’il venait à partir, la Fédération algérienne devrait alors lui trouver un successeur. A voir quel profil pourrait plaire au nouveau président Walid Sadi (44 ans), élu en septembre dernier à la tête de l’instance. Il est encore un peu tôt pour voir des noms émerger, d’autant que Belmadi n’a encore rien annoncé et qu’il est toujours sous contrat, même si la Fédération pourrait aussi décider de le limoger en raison de ses mauvais résultats.

Qui pour prendre la succession de Belmadi?

Ancien sélectionneur de l’équipe nationale U23, Madjid Bougherra pourrait faire partie des prétendants, même si le coach de 41 ans officie depuis octobre dernier à Al-Markhiya, l'actuel dernier du championnat du Qatar avec une seule victoire en douze journées. Le nom du Français Patrice Beaumelle (45 ans), en poste depuis l’an passé au Mouloudia Club d’Alger, pourrait aussi être cité.

Sans oublier celui d’Hervé Renard, actuellement à la tête de l’équipe de France féminine. L’entraîneur de 55 ans a connu beaucoup de succès sur le continent africain, avec la Zambie, la Côte d’Ivoire ou le Maroc, et il a déjà entraîné en Algérie, à l’USM Alger (2011). Difficile de l’imaginer lâcher les Bleues avant les JO de Paris 2024. Mais derrière, l’idée ne semble pas si improbable, à condition qu'un sélectionneur intérimaire soit nommé en attendant.

Certains cadres vers la retraite

Tout cela dépendra du cap que souhaite donner Walid Sadi dans les mois à venir. Les futurs contours de l’effectif seront également liés à l’identité du technicien sur le banc. Certains souhaiteront peut-être assurer une certaine continuité, d’autres opteront sans doute pour un renouvellement plus radical.

Il semble quasiment acquis que certains cadres historiques ne poursuivront pas l’aventure avec l’équipe nationale, à l’image du gardien remplaçant Raïs M’Bolhi (37 ans) ou du milieu de terrain Sofiane Feghouli (34 ans). Transparent lors de cette CAN 2024, Riyad Mahrez (32 ans), qui évolue désormais en Arabie saoudite (Al Ahli), pourrait lui aussi choisir de raccrocher. Même interrogation pour le défenseur Aïssa Mandi (32 ans).

Des jeunes talents à promouvoir

Même s’ils sont également âgés, Youcef Belaïli (31 ans) et Baghdad Bounedjah (32 ans) ont compté parmi les rares satisfactions des Fennecs en Côte d’Ivoire. Ils pourraient continuer pour assurer un certain relais avec la nouvelle génération. Dans les prochains mois, des éléments comme Ismaël Bennacer (26 ans), Ramy Bensebaïni (27 ans) ou Youcef Atal (27 ans) seront sans doute amenés à prendre du galon. Houssem Aouar (25 ans) pourrait aussi avoir un rôle à jouer.

Les jeunes présents en Côte d’Ivoire, comme Farès Chaïbi (21 ans), Rayan-Aït Nouri (22 ans) ou Zineddine Belaïdd (24 ans), auront eux aussi plus de perspectives dans les mois à venir. De quoi encadrer les futurs talents du pays, qui devraient profiter de la transition pour émerger en équipe nationale, à l’image d’Abdelkahar Kadri (23 ans), le milieu de terrain du KV Courtrai, Adem Zorgane (24 ans), son homologue de Charleroi, Badredine Bouanani (19 ans), le dynamiteur de Nice, Amine Gouiri (23 ans), le buteur du Stade Rennais, ou Bachir Belloumi (21 ans), le milieu de terrain du SC Farense et fils du légendaire Lakhdar Belloumi.

Des échéances importantes le mois de juin

L’équipe d’Algérie se reformera en mars pour disputer à domicile la première édition d’un tournoi international, organisé sous l’égide de la Fifa, auquel participeront l’Albanie, la Bolivie et l’Afrique du Sud. Après ce rendez-vous inaugural, les Fennecs se retrouveront en juin pour la suite des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, avec la réception de la Guinée et un déplacement en Ouganda. Après les deux premières journées, les Algériens occupent la tête du groupe G.

Article original publié sur RMC Sport