De nombreux fans des K-dramas partent en pèlerinage à Séoul

PHOTO ANTHONY WALLACE/AFP

Comme une impression de déjà-vu. Lors de sa première nuit à Séoul, la journaliste Sarah Khan se retrouve nez à nez avec la statue de l’amiral Yi Sun-sin, qui la dévisage du haut de son piédestal, sur la place Gwanghwamun. “C’était la première fois que je mettais les pieds sur cette place, et pourtant mon cerveau persistait à me dire que j’étais déjà venue, se remémore-t-elle dans le magazine de voyage Condé Nast Traveller. Malgré le sentiment de désorientation que j’éprouvais en arpentant ce lieu inconnu, j’étais devant quelque chose que je connaissais, grâce à la série coréenne de 2018 Souvenirs de l’Alhambra.

À l’instar de la journaliste, de nombreux passionnés de la culture coréenne ne se contentent plus d’admirer les différents coins de Séoul à travers leurs séries préférées. Appelés les “touristes Hallyu” (mot coréen signifiant “vague coréenne”, en référence à la popularité de tout ce qui a trait à la culture coréenne), “beaucoup mangent dans des restaurants ou achètent des plats à des marchands ambulants pour goûter le même genre de nourriture que celle qu’ils ont vue dans les séries télévisées sud-coréennes (les K-dramas) ; ils aiment visiter les lieux de tournage de ces films ou assister à un concert de K-pop”, remarque Min Joo Lee, conférencière invitée, qui étudie les questions féminines et de genre au Wellesley College, pour le site d’actualités The Conversation.

À Myeong-dong, un quartier commercial et touristique de Séoul, Kai Diaz, une Américaine de 26 ans, explique au journal coréen The Korea Times que, pendant la pandémie, elle a dressé une liste des choses qu’elle souhaitait faire sur plac, à partir de ce qu’elle voyait dans sa série coréenne préférée, ainsi que sur les chaînes YouTube, Facebook et TikTok, tout en comptant les jours qui la séparaient de son premier voyage en Corée.

Les différents confinements ont contribué à l’essor de la popularité des séries coréennes. “C’était mon univers. C’était là que je vivais. […] Ces séances vidéo me donnaient l’illusion de voyager, comblant ce vide en forme de passeport dans ma vie”, explique Sarah Khan.

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